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A la lumière d’Amoris Laetita


Retour sur la clôture du Jubilé de la Miséricorde dans le diocèse de Versailles

Que restera-t-il du 20 novembre dernier, dans nos familles et notre grande Famille-Eglise ?

Mémoires d’un âne qui avait soif

  •  D’abord, une belle photo d’une famille bien réelle et vivante, la famille de notre Église diocésaine, notre Église particulière, « portion du Peuple de Dieu » « en laquelle est vraiment présente et agissante l’Église du Christ, une, sainte, catholique et apostolique » (Vatican II, Décret Christus Dominus II – 11). Les 1200 personnes présentes venaient d’à peu près partout, des Mureaux au nord jusqu’à Richebourg à l’extrême ouest et au Sud. Ce peuple de Dieu était coloré, diversifié en âges, cultures, affinités spirituelles ou liturgiques. La Miséricorde n’a d’autre frontière que celle illimitée de « l’appel universel à la Sainteté » (Lumen Gentium, Vatican II). « fraternité », « chaleur », « joie », « paix », « grâces qui se répandront au-delà de cet évènement » ; voici les mots qui nous sont revenus par mail ou sms, et de personnes parfois si discrètes ou timides qu’il faut les accueillir…dans la Foi, comme une prophétie.

 

  •  aLécho persistant comme une source vivifiante de trois confidences intimes sur la délicatesse que Dieu met dans sa détermination absolue à aller chercher les brebis égarées que nous sommes, au gré de nos épreuves ou de nos chutes.Trois témoignages si différents, et pourtant, un même Amour brûlant qui en émanait. J’ai croisé des larmes, qui ne sont pas vaines. Des rendez-vous sont pris, qui pour explorer des cheminements possibles, qui, pour s’investir dans la mission, au cœur même d’épreuves, mais des épreuves sources de conversion.

 

  •  Une drôle de vision de la Cathédrale,  animée de toutes parts sans rien sacrifier à l’atmosphère de Paix et de Profondeur, dans laquelle pas un espace n’était laissé à l’abandon, non pour faire de la maison du Père une « maison de trafic » mais bien une maison d’accueil et de diffusion de son Amour par toutes sortes de portes d’entrée, convenant aux cheminements de chacun : confessions si nombreuses, points d’écoute, groupes de prière des frères les uns pour les autres, temps de témoignages et d’action de grâces dans la nef. Liturgie, espace, temps, au service d’un seul but : « que chacun trouve sa propre manière de faire partie de la communauté ecclésiale, pour qu’il se sente objet d’une miséricorde ‘‘imméritée, inconditionnelle et gratuite’’. (Amoris laetitia 297)

 

 

L’âne de la Ferme de La Porte Close est reparti, abreuvé et pourtant, encore plus assoiffé. Il est têtu et ne veut plus lâcher ce cercle vertueux qui trotte maintenant dans sa tête :  « Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde ». Le meilleur reste à venir !

Pour un retour plus large sur l’événement, c’est ici.