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La messe des Rameaux


Le dimanche des Rameaux célèbre l’entrée de Jésus à Jérusalem et ouvre la Semaine Sainte. Cette année encore, nous agiterons nos rameaux mais au nom de qui, au nom de quoi ?

Messe des rameauxLa Fête des Rameaux, dont le nom liturgique est « Dimanche des rameaux et de la passion » est le dernier dimanche de Carême, celui qui précède Pâques. L’Eglise fait mémoire de ce jour où Jésus entra à Jérusalem, la Ville sainte, pour accomplir sa Passion. Aussi la liturgie célèbre-t-elle, dans un contraste saisissant, cette entrée triomphale par la joyeuse procession des rameaux, puis la Passion de Jésus, par sa proclamation solennelle au cours de la messe.

« Frères bien aimés, Pendant quarante jours, nous avons préparé nos cœurs par la prière, la pénitence et le partage ; et nous voici rassemblés au début de la semaine sainte pour commencer avec toute l’Eglise la célébration du Mystère pascal. Aujourd’hui, le Christ entre à Jérusalem, la Ville sainte, où il va mourir et ressusciter. Mettons toute notre foi à rappeler maintenant le souvenir de cette entrée triomphale de notre Sauveur ; suivons-le dans sa passion jusqu’à la croix pour avoir part à sa résurrection et à sa vie. »

Hosanna !

Six jours avant la Pâque juive, Jésus retourne à Jérusalem. La foule a tapissé le sol de Rameaux verts pour acclamer Jésus lors de son entrée dans la ville.

«  Le lendemain, la foule des gens venus pour la fête apprit que Jésus se rendait à Jérusalem. Ils prirent des rameaux de palmiers et sortirent à sa rencontre en criant : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jean 12, 11-19)

C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, oliviers, lauriers ou palmiers, selon les régions). Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

L’évangile de St Jean dit que la foule pris des rameaux de palmier pour acclamer Jésus (Jn 12/13). C’était une coutume ancienne en orient d’acclamer un héros en agitant des palmes. Dans nos pays septentrionaux où il est difficile, au début du printemps, de trouver des rameaux verdoyants, les palmes sont devenues du buis.

Comment se déroule la liturgie et la messe du dimanche des Rameaux et de la passion ?

La célébration comporte deux parties d’abord la liturgie des rameaux, puis la messe de la passion. Le dimanche des Rameaux, les ornements liturgiques sont rouges. Cette couleur est à la fois le signe de la royauté de Jésus et de sa passion.

Le dimanche des Rameaux unit donc à la fois le triomphe du Christ Roi et l’annonce de sa Passion, ce qui lui donne un climat caractéristique, tissé de contrastes, que l’on retrouve bien dans les deux parties de la célébration :

 

La bénédiction et la procession des Rameaux
En un lieu extérieur à l’église le célébrant bénit les rameaux et il lit l’évangile de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.
Puis l’assemblée part en procession en chantant « Hosanna » chacun portant un rameau béni dans la main pour acclamer le Seigneur. « Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »

Cette procession est un hommage solennel au Christ Roi, c’est l’acclamation de celui que nous reconnaissons comme le Seigneur ressuscité. L’entrée solennelle dans l’église évoque à la fois l’entrée de Jésus à Jérusalem et le jour eschatologique où l’humanité entrera définitivement dans la Jérusalem céleste.

La messe et la lecture de la Passion
La liturgie de la parole comporte un texte d’Isaïe (50,4-7) sur le serviteur souffrant et un texte de St Paul (Ph 2,6-11) sur le Christ abaissé, puis exalté. On lit ensuite un des récits évangéliques de la passion qui décrit les souffrances et la mort de Jésus. Cette longue lecture, que l’on écoute debout nous fait participer à la passion de Jésus. Au moment de la mort de Jésus, on est invité à s’agenouiller quelques instants dans une attitude d’adoration.

Les rameaux, un porte-bonheur ?

rameaux.thumbnailAprès la cérémonie, nous conservons chez nous les rameaux bénis. Traditionnellement, ils ornent les croix de nos maisons en geste de vénération et de confiance envers le Christ vainqueur de la mort. Nous pouvons chez nous reprendre la prière de la bénédiction des rameaux : « Nous tenons à la main ces rameaux pour acclamer le triomphe du Christ. Pour que nous portions en lui des fruits qui te rendent gloire, donne-nous de vivre comme lui en faisant le bien. »

Dans certaines régions, le buis béni est déposé au cimetière sur les sépultures des défunts comme signe d’espérance et de foi en la résurrection. Si vous allez sur une tombe déposer un rameau béni, rappelez-vous que ces feuillages sont une annonce de l’éternel printemps de Dieu.

Les rameaux bénis sont souvent considérés comme des porte-bonheur. Mais nous, chrétiens, n’avons qu’un seul « porte-bonheur » : Jésus. Lui seul peut nous donner le bonheur. Ce qui rend heureux, c’est de Le suivre.

On brûle traditionnellement les branches de buis secs le premier jour du carême, le mercredi des cendres,l’année suivante.

La Journée Mondiale de la Jeunesse

Depuis 1986, le dimanche des Rameaux a été institué par le Pape Jean-Paul II : Journée mondiale de la jeunesse, célébrée dans chaque diocèse. En Ile-de-France est proposé aux étudiants chaque année le pèlerinage de Chartres.