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parcours disciple

Témoignage sur le Parcours Disciples


Suivre le « Parcours Disciples » peut changer notre vie spirituelle – Le témoignage de Monika.

Être disciple du Christ, c’est vouloir suivre le Christ et l’annoncer. La paroisse de Verneuil-Vernouillet s’est engagée en 2015 dans un élan missionnaire, avec le concours de l’École pour Servir l’Évangélisation (ESE).  Une quarantaine de paroissiens se sont d’abord réunis à Blaru, lors d’un week-end avec leur curé, pour se mettre en route personnellement et en communauté dans cette démarche. Il s’agissait de donner envie à chaque paroissien de s’associer  à une démarche d’évangélisation commune. Pour cela, accepter de revisiter sa foi en comprenant qu’elle est une bonne nouvelle qu’on se doit d’annoncer. Ensuite un travail à l’aide d’un livret a permis à chaque service de contribuer à son niveau à l’élaboration du projet missionnaire de la paroisse. Enfin un «  Parcours Disciples  », a été animé par l’ESE. pendant quatre soirées de carême. Cela a été l’occasion d’avancer plus en profondeur dans cette démarche missionnaire et  pour certains d’approfondir leur foi personnelle. Monika était parmi eux, voici son témoignage.

Parcours disciples

Avec le «  Parcours Disciples  » : redécouvrir la prière au Christ1

Je ne sais pas à quand remonte cette habitude, ni ce qui l’a déclenchée mais un jour j’ai arrêté de prier le Christ pour me tourner vers Dieu le Père, sans doute persuadée que cette prière était plus « adulte » : on priait Jésus quand on était enfant et je ne l’étais plus ! – Le Christ était un modèle à suivre de par son enseignement mais mes prières étaient dirigées vers notre Créateur.

J’ai pris conscience de cela lors d’un des échanges en binôme, en entendant comment cette personne s’adressait au Christ et ressentait sa présence consolante dans les moments difficiles. Comme j’avais été touchée par les échanges en groupe et que j’étais encore portée par les beaux fruits récoltés,  je n’ai pas, sur le coup, prêté attention à cela, j’ai seulement noté cette différence.

Tout au long de la semaine, j’ai continué ma prière et mon cheminement en m’appuyant sur le livret, qui permet d’approfondir le thème de la soirée entre les séances. J’ai réalisé combien une prière adressée à Jésus avait une dimension intime, parce qu’il est venu rejoindre notre condition d’Homme, que m’adresser à lui était plus facile, plus naturel car à la portée de mes sens. Il a croisé toutes mes faiblesses lors de son passage sur terre, et a toujours traité ceux qui venaient à lui avec bonté et bienveillance alors j’avais la certitude de pouvoir bénéficier de cette écoute chaleureuse.

Une nouvelle approche pour progresser sur le chemin de la foi avec une remise en cause des habitudes, quoi de plus motivant ! Merci Seigneur !

Jésus dans ma poche !2

Parcours disciples à Verneuil

Cette formule a été utilisée dans la vidéo du parcours par une des personnes interviewée.  Formule courte et percutante que je trouve amusante sur le coup.
A la maison, nous nous fixons des efforts de Carême mutuellement. Nous sommes cinq, il y a donc quatre efforts de Carême fixés par les autres et plusieurs (ou aucun) supplémentaires que nous nous fixons nous même librement. C’est l’occasion d’une belle conversation où chacun écoute l’autre et les enfants nous éblouissent toujours par la pertinence de leur analyse !

Un de mes efforts cette année est d’être moins tranchante, plus légère, quand je suis confrontée à des comportements ou avis que je réprouve.
Deux jours après la séance, je participe, au travail, à une réunion qui aura de lourds impacts sur notre future façon de travailler. Une des personnes présentes, à la limite de la mauvaise foi, ne veut rien entendre à certains arguments. Nous sommes le matin, mes résolutions de Carêmes sont fraîches dans ma tête. Avec Jésus dans ma poche, une autre perspective s’amorce, plus de recul, plus d’attention à l’autre et moins aux idées. Jésus me retire mes œillères. Un peu d’humour, de bienveillance (oui c’est dur) et surtout l’attente de ce qui se fera dans le silence. Une petite victoire sur mes mauvaises habitudes  ! Son aide compte plus que la meilleure détermination de suivre mes résolutions.

 Le lavement des pieds3

Je me suis laissée surprendre par ce geste non seulement parce que je m’étais dit que je ne le ferai pas et que le déroulement de la soirée nous a porté à le réaliser tout naturellement, mais aussi par ce que j’y ai découvert le secret. Le texte de la 1ère Épître de Paul aux Corinthiens, chapitre 13 « Si je  n’ai pas l’amour, je ne suis rien » a pris toute sa signification. J’ai réalisé d’abord par ce geste puis au cours des jours suivants que j’avais le regard tourné vers l’action, le résultat. Comme beaucoup de mes contemporains, le temps me manque. Mon travail et nos trois enfants font des journées bien remplies. Je refuse rarement un service demandé alors, pour que tout  tienne en vingt-quatre heures, je fais les choses vite pour le FAIRE.

Mes yeux se sont ouverts à la portée de ce que mon cœur avait compris. Je me suis vue agir maladroitement ou sans transmettre ce qui animait mon ressort profond, à savoir l’attention à l’autre. J’ai pris conscience que mes gestes ne pourraient faire le bien (humblement participer à l’œuvre de Dieu), que si mon attention était dirigée vers mon prochain et non vers le service ou l’action qu’il me demandait. Je suis sûre que cette prise de conscience va m’amener à progresser sur ce nouveau chemin.

Nous avons également expérimenté la joie d’être porté par la prière de deux paroissiens. Confier  notre souhait de progrès. Entendre leur demande au Père pour notre soutien. Le réconfort apporté par leur main posée sur notre épaule et écouter leur reformulation. Un moment simple de fraternité qui restera gravé dans ma mémoire. A faire en famille pour apaiser le cœur et traverser les moments difficiles !

Témoigner4

Ma filleule a seulement reçu le baptême et, jeune adulte, est non croyante. Ses parents, couple mixte de religions différentes n’ont rien voulu transmettre pour éviter les sujets de discorde. J’ai offert quelques livres, parlé un peu mais toujours sur la pointe des pieds … A 20 ans d’écart, une petite sœur est arrivée, nièce adoptée, qui pose beaucoup de questions métaphysiques du haut de ses 9 ans.  Elle n’est pas baptisée car ses parents biologiques étaient d’une autre religion. Pourtant, elle m’appelle marraine, sans doute pour partager cette relation particulière qu’elle voit entre sa grande sœur et moi.

Nous nous sommes vus au début du Carême, et à leur initiative avons visité la cathédrale de Chartres. En suivant les bas-reliefs du cœur de la cathédrale, j’ai raconté les différents tableaux de la vie de Jésus et surtout leur signification dans notre relation à Dieu. A mon retour je l’ai abonnée à un journal chrétien en espérant que cela l’aiderait dans ses questionnements et lui ai parlé du Carême. Elle vient juste de répondre à ma lettre pour me remercier et me parle des résolutions qu’elle avait prises.

C’est le fruit de cette quatrième soirée de réflexion avec le « Parcours Disciple » et l’accueil de ce qui se présente dans ma vie à cet instant qui font que  je décide de continuer cet échange. Je reprends donc la plume pour lui parler de la joie, de l’amour de Dieu et de cette petite voix qu’elle peut sentir au fond d’elle si elle prend le temps de l’écouter. C’est le moment de transmettre un peu du si beau message que je viens de recevoir et de se laisser porter par le Souffle.

Monika

web-Parcours-disciple-1

[1] Soirée 1 : Être disciple, c’est suivre Jésus-Christ
[2] Soirée 2 : Être disciple, c’est vivre dans l’intimité du Christ
[3] Soirée 3 : Être disciple, c’est imiter le Christ
[4] Soirée 4 : Être disciple, c’est annoncer et témoigner de Jésus-Christ

Pour aller plus loin : l’École pour servir l’évangélisation (ESE)

Voir ici et , ce qu’est l’ESE.

 

Recueilli par Philippe de Pompignan