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Magdalena Aulina

Histoire de Magdalena Aulina


Elle est la fondatrice de l’Institut séculier du même nom.

Magdalena Aulina

Magdalena Aulina (1897-1956), une vie donnée au Christ

Elle est née à Banyoles (Gérone, Espagne) le 13 décembre 1897 dans le foyer chrétien de Narciso Aulina et Carmen Saurina. Avant-dernière de sept frères et sœurs, depuis sa jeune enfance, elle aimait prendre du temps pour prier à l’exemple de ses parents, premier modèle de son éducation chrétienne et humaine. A 18 ans, elle sentait clairement. Un appel à une vie toute donnée au Christ.

 

 Un apostolat qui s’enracine dans les paroisses

En 1916, Magdalena confiait à une amie religieuse : « Moi aussi, comme ma soeur, je veux consacrer ma vie tout entière au Christ mais par dautres chemins, en restant dans le monde. » Et son amie de lui répondre  : « Tu vas tattirer beaucoup de difficultés en voulant faire quelque chose qui nexiste pas ». Magdalena lui dit : « … un jour viendra où l’Eglise reconnaîtra cette nouvelle forme de vie consacrée ».

En mai 1916, Magdalena se voit confier par son curé l’animation du mois de Marie dans son quartier. Afin de rassembler le plus grand nombre de personnes, elle parcourt le soir les rues en faisant tinter une clochette. C’est ainsi que germe dans la simplicité et sous la protection maternelle de Marie, « l’Oeuvre nouvelle » qui deviendra l’Institut séculier « Operarias Parroquiales » (expression qui traduit notre participation à l’apostolat au sein de la paroisse).

 

Création d’un centre en milieu ouvrier où sont proposées de nombreuses activités

En février 1922, elle crée un « centre laïc culturel » où sont proposées de nombreuses activités pour de jeunes ouvrières, pour les enfants et leurs parents.

De nombreuses familles de Barcelone, attirées par la nouveauté de son Oeuvre, se joignirent à elle, collaborant pleinement aux différentes activités. Aucun doute : c’était la promotion d’un laïcat – conscient des responsabilités propres de son baptême – en vivant le quotidien des réalités de ce monde.

 

Depuis l’Espagne, cet « apostolat révolutionnaire » rayonne hors de ses frontières…

En 1931, au sein des familles qui suivirent Magdalena dans son « apostolat révolutionnaire » pour l’époque, des jeunes filles voulurent formaliser leur consécration au Seigneur au milieu des réalités de la vie.

Cependant les difficultés habituelles, propres à toute nouveauté, ne tardent pas à surgir (guerre d’Espagne, incompréhension des autorités ecclésiastiques). Il faudra attendre que Pie XII promulgue le 2 février 1947 la constitution apostolique « Provida Mater Ecclesia ». Celle-ci créait officiellement une nouvelle forme de vie consacrée dans l’Eglise : les Instituts Séculiers.

Pendant cette longue période de souffrance, la foi de Magdalena n’a jamais vacillé, elle a su garder vive son espérance. Toute sa vie fut un acte d’amour et d’abandon total à la volonté de Dieu, et de fidélité sans réserve à l’Eglise.

Le 15 mai 1956 le Seigneur appelle à Lui celle qui, pendant sa vie terrestre, ne cessa de s’identifier à son Epoux en croix. Sa dépouille mortelle, repose dans la chapelle  de la Maison Centrale de l’Institut à Barcelone.

 

… et sur d’autres continents

Le 6 novembre 1962, en plein concile Vatican II, le décret de l’approbation de « l’Oeuvre » comme Institut séculier est signée à Rome. Depuis l’Institut continue à se développer dans les milieux d’évangélisation les plus divers  en Europe, en Afrique, en Amérique Centrale et du Sud.