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foyers d’étudiants

Une école de vie fraternelle : les foyers d’étudiants


Le diocèse propose chaque année à une vingtaine de jeunes de poursuivre leurs études universitaires dans trois foyers d’étudiants à Versailles et St Germain où ils trouvent un climat de riche vie communautaire et spirituelle

Colocation ? Résidence universitaire ? Mansarde sous les toits ? Chambre proposée par une personne âgée en échange de menus services ?  Chaque été, le sujet revient à la ‘une’ des médias  : trouver un logement relève du parcours du combattant pour les étudiants … et souvent aussi leurs parents, notamment en région parisienne. Mais, bien loin des logements classiques répertoriés par les journalistes dans leurs articles, il existe une proposition qui mérite l’attention : les foyers d’étudiants. Dans ces logements, les jeunes (entre 5 et 9 selon les lieux), accompagnés par un couple référent et un aumônier, font une expérience de vie communautaire et approfondissent leur foi tout en poursuivant leurs études.

 

Les foyers d’étudiants : un fruit du Synode

A l’origine de ces foyers, on trouve le décret #5 promulgué par notre évêque à l’issue du Synode diocésain en 2011 : créer des foyers d’étudiants pour « enraciner la vie chrétienne des étudiants à un moment où ils se préparent à prendre les grandes options de leur vie ». L’objectif de ces lieux de vie ne se limite donc pas à la fourniture d’un hébergement. Il s’agit d’offrir à la fois les meilleures conditions d’études possibles, une vie spirituelle adaptée avec des temps de prière et de partage autour de la Parole de Dieu, des possibilités de formation chrétienne, une expérience de vie fraternelle et un engagement apostolique au sein des mouvements paroissiaux locaux, notamment les aumôneries lycéennes voisines.

Trois foyers à Versailles et Saint Germain en Laye

Faire de ce décret post-synodal une réalité concrète n’a pris qu’un an et le premier foyer a ouvert ses portes dès 2012. Aujourd’hui, il existe trois foyers de ce type sur le diocèse : deux à Versailles (le foyer St Thomas et le foyer St Louis) et un à Saint Germain en Laye (foyer St Jean Paul II). Ils accueillent chaque année une vingtaine d’étudiants, garçons et filles, désireux de concilier vie universitaire, vie communautaire, vie spirituelle et engagement pastoral. Après un entretien avec l’aumônier et le couple référent pour vérifier l’adéquation entre leur projet de vie pour l’année à venir et la proposition des foyers détaillée dans une charte, les jeunes sont admis pour les 11 mois d’une année universitaire, avec la possibilité à la fin de l’année de postuler à une seconde année.

 

Vie spirituelle et vie communautaire

Un des points forts contenu dans la charte est la participation à la rencontre hebdomadaire de tous les membres du foyer avec un temps d’échange en profondeur et un temps de prière à l’oratoire. Comme le rappelle le Père Amaury Cintrat, responsable diocésain des foyers d’étudiants, « ces foyers permettent aux jeunes de construire leur chemin de foi, à un moment où les structures traditionnelles d’accompagnement chrétien ne sont plus à portée immédiate pour les soutenir, qu’il s’agisse de la famille ou de l’aumônerie lycéenne.

Il faut qu’ils puissent  construire leur personnalité dans une relation étroite au Christ et se positionner dans un monde qui leur est encore étranger par bien des égards ». Pour ces étudiants, l’avenir est encore très ouvert et les foyers d’étudiants constituent un espace privilégié pour permettre aux jeunes de se mettre à l’écoute du Christ et d’entendre à quoi le Seigneur les appelle, y compris parfois à une vocation religieuse ou sacerdotale. C’est ainsi que quatre jeunes ayant passé une année dans ces foyers ont depuis franchi les portes du séminaire de Versailles, se sentant appelés à devenir prêtre.

Dans ces foyers, tout est fait pour permettre une vie communautaire riche : les jeunes prennent leurs repas ensemble le soir (ils disposent pour cela d’une cuisine équipée). Partageant la vie commune, y compris l’entretien de la maison et les courses d’alimentation, ils développent un esprit de charité en prenant soin les uns des autres. Une véritable vie de famille s’instaure alors avec ses hauts et ses bas, permettant une maturation du cœur et des liens spéciaux se tissent qui dureront bien après la fin de leurs études. Par exemple, lors du partage de vie hebdomadaire, chacun est invité lors du tour de table à partager un aspect de la vie communautaire qui lui a fait du bien et un aspect qui l’a troublé : occasion d’approfondir l’intensité de cette vie communautaire … et d’améliorer le fonctionnement en réduisant les tensions et sources de friction ou en remédiant à certains dysfonctionnements..

 

S’impliquer dans la vie de l’Église locale

En parallèle, en demandant aux jeunes de prendre une responsabilité dans un mouvement chrétien local, qu’il s’agisse d’une aumônerie, d’un groupe de prière, d’une équipe de préparation à la confirmation, ou d’un atelier ciné-débat, en fonction de la sensibilité et des affinités de chaque jeune, les responsables des foyers les aident à se sentir responsables de la vie ecclésiale environnante. « Bientôt, ces jeunes seront appelés à jouer un rôle important dans la vie économique, politique ou sociale de notre pays », souligne le Père Cintrat. « Il est essentiel qu’ils se sentent également appelés à jouer un rôle missionnaire et participer à la vie de l’Eglise ».

François Blanty

Pour avoir plus de renseignements vous pouvez aussi contacter :

  • Le Père Amaury Cintrat, responsable des foyers étudiants sur le diocèse.
    foyers.etudiants@catholique78.fr – 01 30 97 68 79

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