Logo diocèse de Versailles

Deuxième journée de formation à l’oecuménisme


Mise en perspective de ce décret du synode à travers la journée de formation à l’œcuménisme organisée ce 8 mai dernier. Explications...

8 mai : l’œcuménisme chemin de paix

La 3° journée de formation à l’œcuménisme a cette année réunit une trentaine de personnes. Après la découverte des orthodoxes l’an dernier, les participants ont eu la joie de rencontrer un prêtre de l’église greco-catholique, Mgr Borys Gudziak, américain d’origine ukrainienne, nommé premier évêque de Saint Volodymyr-le-Grand de Paris par Benoît XVI en 2013. Cette église gréco-latine est majoritairement présente en Ukraine, ce qui a donné lieu à beaucoup de questions sur ce pays en guerre.

L’Ukraine, Eglise mère de la Russie

Quelle est la situation réelle de l’Ukraine ? Le positionnement du pays vis-à-vis de la Russie n’est pas celui habituellement présenté par l’actualité. Car c’est bien l’Ukraine qui est l’Eglise-mère de la Russie, fondée avant la séparation Orient/Occident lors du baptême du prince de Kiev, Vladimir le Grand, en 988.

Plus tard au XX° , l’Eglise a connu le régime stalinien. Elle renaît désormais depuis la fin de l’URSS en 1991 et est en plein expansion, même si pour Mgr Gudziak « Le martyr est notre vocation ». L’’Eglise gréco-catholique ukrainienne est pourtant sortie des catacombes après des décennies de persécution, où elle ne comptait plus que 300 prêtres, soit dix fois moins qu’en 1939, avec un âge moyen de 70 ans ( comme celui des prêtres catholiques de l’Eglise romaine en France aujourd’hui !). Aujourd’hui, l’Eglise Ukrainienne dénombre environ 3 000 prêtres, avec un âge moyen de 40 ans, 800 séminaristes pour 5 millions de fidèles.

Une Eglise signe pour l’Occident

L’église gréco latine, qui représente 10 % de la population, reste très humble. Elle ne parle pas en termes de quantité de fidèles mais de qualité de zèle missionnaire. Le Christ non plus ne comptabilisait pas en termes mathématiques : il préférait laisser 99 brebis pour en sauver une, et avec 12 apôtres seulement, pouvait-on imaginer que nous serions des milliards à vivre de son eucharistie plus de 2000 ans plus tard ?

L’œcuménisme, une ouverture à la fraternité universelle

Ces formations à l’œcuménisme sont une réelle chance pour notre diocèse. Elles nous permettent de rencontrer d’autres cultures, et même d’autres rites, au sein même de notre Eglise catholique. La journée du 8 mai, fête de l’armistice, a été l’occasion de découvrir le rite byzantin, et de comprendre avec Mgr Gudziak que le travail œcuménique est toujours une rencontre avec soi-même, mais également celui d’une famille avec des « quadruplés »…