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Journal Diocésain
La communauté portugaise dans notre diocèse
Vers les années 1960, dans le contexte de la dictature vieillissante d’ Antonio de Oliveira Salazar, quand les immigrés portugais arrivent en France en grande masse, ils se retrouvent coupés des pratiques religieuses de leurs villages. Le choc est brutal : passage d’une Église portugaise très traditionaliste dans sa liturgie à une Église de France en pleine dynamique de Vatican II. Qu’en est-il aujourd’hui de ces communautés portugaises des Yvelines alors que nous en sommes à la troisième génération ?
Père Geraldo Finatto : Ce sont des gens très simples qui sont partis de leurs villages, majoritairement des paysans ou des petits artisans, très peu ou pas du tout scolarisés. Ils ne savent ni lire, ni écrire, et sont incapables d’apprendre la langue française trop compliquée pour eux. Ils ont une foi profonde et en même temps fragile, jamais remise en question ! « Eglise, Maison, Travail », tel est leur univers ! Ils n’avaient pas le droit de parler au Portugal et il faut reconnaître que l’Eglise était plutôt du côté du pouvoir, de Salazar ! D’où ils se méfient lorsque l’on évoque ces sujets.Ils sont arrivés en France pour travailler et gagner leur vie sans idée de revendiquer contre une quelconque autorité !
Leur foi était celle du « charbonnier ». Ils l’ont transmise à leurs enfants sans la remettre en question et sans la mûrir. C’est parce qu’ils étaient fragiles et sur le chemin de la migration qu’ils sont passés à côté de Vatican II. Mais aujourd’hui, les communautés portugaises ont bien progressé. La messe, la prière universelle, le chapelet sont préparés de la même manière que dans toutes nos paroisses françaises. A part peut-être quelques anciens, les portugais évoluent tous comme leurs frères et sœurs de l’Eglise universelle.
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