A la rencontre de la communauté portugaise de notre diocèse

Le Père brésilien Geraldo Finatto, scalbrinien, accompagne la communauté portugaise du diocèse de Versailles

 Procession en la fête de Notre Dame de Fatima en vallée de Chevreuse

 

En 1887 est fondée la Congrégation des «Missionnaires de Saint Charles pour les Migrants», appelés «Scalabriniens», du nom de leur fondateur le Bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini,  évêque de Plaisance en Italie. Père Geraldo Finatto, vous appartenez à cette congrégation de «Scalabriniens». Quel est le lien avec les communautés portugaises  de notre diocèse  dont vous êtes l’aumônier ?

Père Geraldo Finatto : Plutôt  l’accompagnateur, parce que je pars du principe que le premier responsable des communautés étrangères dans une paroisse est le curé de la paroisse. En 1887, Jean-Baptiste Scalabrini a vu tous ces italiens qui quittaient son diocèse pour émigrer en Amérique. Il a vu ces bateaux qui faisaient les allers et retours à partir du port de Gênes pour  emmener des familles entières pratiquement analphabètes mais par ailleurs très religieuses et très pratiquantes.

Puis il a reçu des messages, par centaines, de ces migrants qui réclamaient des prêtres pour les accompagner dans leur migration. « Ils vivaient, disaient-ils, comme des animaux au milieu de la forêt ». Voilà pourquoi la Congrégation des Scalabriniens a été fondée, pour servir les migrants, d’abord les italiens et puis ensuite tous les migrants. Aujourd’hui, les scalabriniens sont présents dans 28 pays dans le monde.

Sachant que nous avons ce charisme, c’est très souvent l’Eglise du lieu d’accueil de ces migrants qui nous appelle. Ce fut le cas le cas en France d’abord pour les italiens en 1936, puis pour les portugais en 1960. Le premier scalabrinien « portugais », le père Magrin, est arrivé du Brésil parce qu’il parlait le portugais. Plusieurs autres prêtres se sont alors succédé et je suis arrivé moi-même, du Brésil, en 1985, 3 mois après mon ordination. Basé avec deux prêtres italiens et un autre prêtre brésilien dans les paroisses de  Saint Ouen l’Aumône et de Pierrelaye (Val d’Oise) qui nous ont été confiées en 2000 par l’évêque de Pontoise, j’accompagne les communautés portugaises du diocèse de Versailles. Et je suis encore là aujourd’hui après plus de 25 ans …

 

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