L'Eglise à l'hôpital

Chacun de nous est confronté, un jour ou l’autre, à la souffrance d’un proche, à la maladie, à l’échec, à la mort. Ces événements douloureux nous bousculent et peuvent atteindre notre relation à Dieu.

 

Face à la souffrance, la présence d’un aumônier ou d’une équipe de visiteurs peut se révéler apaisante. Interlocuteurs privilégiés des malades, de leurs proches et du personnel soignant, ils instaurent une relation vraie qui s’installe dans des histoires toujours différentes. Accompagner, c’est s’inscrire dans la vie de l’autre en écoutant, en regardant cette vie en face et en reliant l’autre à d’autres : famille, proches, aumônerie, corps médical, équipe soignante.

Un témoignage silencieux

L'Église à l’hôpital, c’est témoigner de la vie, du début à la fin, quel que soit l’âge, l’épreuve, les dégradations du corps et de l’esprit. A travers leur écoute, les visiteurs témoignent de Dieu, mort sur la croix. Ils témoignent du message de foi et d’espérance porté par l’Eglise. Il ne s’agit pas d’asséner une vérité mais de vivre en vérité cette relation avec celui qui est souffrant. C’est dire inlassablement la valeur et le respect de tout être humain, à travers une présence attentive, apaisante et aimante  pour être signe de la tendresse de Dieu et de la présence du Christ, unique sauveur.

Auprès des malades

La maladie provoque un véritable séisme qui engendre souvent une recherche de sens et de cohérence à l’existence. La présence, l’écoute, l’accompagnement aident ce travail de relecture et de réconciliation avec soi-même et les autres. Il peut être aussi l’occasion de (re)découvrir la fidélité de Dieu et de se disposer à l’accueillir dans sa vie. Ainsi, un accompagnement humain de qualité peut être une porte d’entrée dans la vie spirituelle et un témoignage de l’espérance qui nous anime.

Cela ne peut pas se faire dans une démarche prosélytique. Il faut mettre en place une pratique humaine d’accompagnement, de bienveillance, de compassion, qui exige de se faire proche à l’image du Bon Samaritain (Lc 10, 29-37). A travers cette présence discrète et respectueuse, significative d’une disponibilité et d’un véritable esprit de service, nous témoignerons au mieux de la miséricorde de Dieu et de l’attention qu’Il porte aux plus petits.

Auprès du personnel soignant

Le soin et l’attention aux souffrants portés par le personnel soignant (médecins, infirmiers, aides-soignants…) peuvent être une manière pour eux d’attester de la résurrection du Christ, de révéler son amour pour les plus faibles.

Le témoignage de l’Eglise passe donc aussi par l’accompagnement des professionnels de santé qu’il importe d’épauler, notamment pour enraciner leur pratique dans leur foi : Benoit XVI lui-même exhortait en mai 2010 les médecins à approfondir leur « véritable identité » de catholiques et à témoigner auprès de leurs patients de l’amour « sans limite » de Dieu. (Message de Benoit XVI au 23ème Congrès Mondial de la FIAMC, mai 2010). Ce thème est « une invitation pressante à approfondir la véritable identité du médecin catholique, en la fondant sur la personne du Christ qui a partagé la souffrance des hommes et a voulu leur manifester sa compassion et les délivrer de tout mal », affirme le pape.

 

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© Diocèse de Versailles - 2012

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