Questions / Réponses

A partir de quoi peut-on savoir si l’on est appelé à une vie consacrée ?

Il s’agit toujours d’un appel direct du Christ sur nous. En définitive, nous sommes seuls en face du Christ à discerner son appel sur nous. Il y a un passage de l’Evangile que Jean Paul II aimait beaucoup commenter et qui est très éclairant à ce sujet. (cf. Mt 19, 16-20)

On voit Jésus face à un jeune homme riche qui lui demande ce qu’il faut faire pour aller plus loin. Et Jésus lui demande de tout quitter pour le suivre. L’Evangile nous dit qu’il s’en alla tout triste.

A partir du moment où l’on a dit oui, comment savoir si l’on tiendra la distance ?

Si c’est sur soi que l’on compte, nul ne peut savoir à l’avance s’il tiendra la distance… C’est mieux de ne pas être trop sûr de soi !

Saint Pierre disait « moi je ne t’abandonnerai jamais » et peu de temps après il a trahi. Et pourtant cela n’a pas anéanti sa vocation. Au contraire ! L’échec a fait mûrir son amour pour le Christ. Il s’est dépouillé de sa trop grande confiance en lui même. Et il a vu que le Christ l’aimait pour toujours, quel qu’il soit !

C’est donc un « oui », parce que Tu es là, oui, avec Ton aide ».

Comment articuler les besoins de l’Eglise et ses propres besoins ?

Pour répondre à cette question, je propose de nous déplacer un peu. Plutôt que de nous situer au niveau des besoins, mettons-nous ensemble face à l’appel de Dieu : comment concilier les appels que le Seigneur lance à l’Eglise et ceux qu’il me lance. 

Comment discerner entre un appel qui vient de Dieu et un appel qui vient de soi ?

Et peut-on répondre à cette question en se regardant pour savoir de quoi on est capable ? 

Un appel qui vient de soi peut être un appel qui vient de Dieu. Dieu ne fait rien sans nous. Il faut que l'appel que je sens en moi trouve confirmation : si je me sens appelé à telle chose, il faut dans la prière, éclairé par d'autres (un père spirituel par exemple), que le Seigneur confirme cet appel. 

Comment reconnaître les signes de l’appel ?

Il y a des signes intérieurs et c’est à toi de les identifier :

De quoi est faite la vie d’un religieux ou d’une religieuse ?

Quelle mission leur confie l’Eglise ?

Au cœur de La vie d’un religieux ou d’une religieuse, il y a le Christ, le désir de le rencontrer et de partager avec lui la passion des frères. 

Le religieux a reconnu dans l’Esprit que son chemin de bonheur était de se lier à d’autres dans une certaine famille religieuse qui progressivement devient « la terre de son Alliance avec Dieu. » 

Est-ce que tous les métiers sont des vocations de Dieu ?

Tous les métiers contribuent, chacun pour sa part, au service de toute notre humanité. Ils sont la manière que nous avons, nous humains, de collaborer à la Création de Dieu dans toute la diversité des tâches que cela nécessite. Ils sont un appel à exprimer concrètement par notre travail ce qu’il y a de plus profond en toute existence : le service des hommes dans  la justice, pour la paix, pour un « bon vivre ». Ils correspondent souvent à des dons plus personnels qui traduisent bien la diversité des dons de l’Esprit.

Je me projette déjà dans ce que je voudrais faire plus tard sur le plan professionnel et pourtant je pense peut-être devenir prêtre.

J’aime beaucoup ce que je fais dans mes études et je souhaiterais les finir avant de me marier ou d’entrer au séminaire. Je me projette déjà dans ce que je voudrais faire plus tard sur le plan professionnel et pourtant je pense peut-être devenir prêtre. Que faire ?

C’est Dieu qui prend l’initiative de choisir qui Il veut et quand Il veut, en vue de lui confier la mission qu’Il a préparée pour lui.

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