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En route pour la 8ème rencontre mondiale des familles à Philadelphie


Entretien avec Pauline Goater, responsable de la Mission pour la Famille pour le diocèse des Yvelines, qui va représenter le diocèse lors de cette rencontre.

Vous allez participer à la 8eme rencontre mondiale des familles à Philadelphie aux Etats-Unis du 22 au 27 septembre 2015. De quoi s’agit-il ? Pourquoi y allez vous ?

La rencontre mondiale des Familles commence par un congrès international et se poursuit ensuite en festival des familles. Elle se tient tous les trois ans, depuis 1994, suite à l’année de la famille déclarée par les Nations-Unies. Elle est organisée à l’initiative du conseil pontifical pour la famille. Elle est présidée par le Saint-Père en personne. La dernière édition s’était tenue à Milan, en Italie.

Notre évêque a souhaité que nous y participions, au sein d’une délégation d’Ile-de-France de 15 personnes, sous la responsabilité de monseigneur Lefèvre Pontalis et du père Denis Metzinger, vicaire épiscopal pour la famille du diocèse de Paris.

Nous pourrons participer aux tables rondes sur les thèmes très variés liés à la famille, à la messe francophone du jeudi 26 septembre, avec monseigneur Vingt-Trois, et bien sûr à la grande veillée des familles avec le Pape François ainsi qu’à la messe dominicale qu’il présidera le lendemain. Cette rencontre internationale des familles est ouverte à tous. Plus d’un million de participants sont attendus. Nous allons préparer cette rencontre avec les catéchèses préparatoires mises en place par le diocèse de Philadelphie.

En quoi votre participation à cette rencontre mondiale des familles est-elle importante pour notre diocèse ?

Parce qu’on est dans un contexte ecclésial très fort pour les familles. On est en plein synode sur la famille, entre les deux assemblées, c’est donc une façon très forte pour notre évêque de montrer sa participation au synode et son soutien au Pape. Le Thème de notre rencontre cette année est “l’amour est notre mission” et à travers ce thème l’objectif est de montrer l’impact de l’amour et de la vie d’une famille dans notre société.

Aller là-bas, c’est répondre présent à notre Saint-Père et à toute l’Eglise, avec le souhait que les familles soient renouvelées dans leur foi et leur élan missionnaire.

Cela correspond aussi à l’élan que prend le service pastoral des familles devenu Mission pour la Famille. C’est une interpellation des familles pour la mission. On pourrait dire que cette rencontre mondiale, c’est un peu comme une antichambre festive pour accueillir toutes les familles avant le synode.

C’est vraiment un moment de gratuité, de joie, d’action de grâce, bienvenues dans ce synode qui a connu des soubresauts. Repartir sur ce synode au lendemain d’un événement qui va être un élan de fête pour les familles, je trouve cela magnifique.
A travers nous, c’est tout le diocèse qui sera là-bas en communion avec toutes les familles présentes, pour qu’il y ait une vraie fécondité de grâces.

Le Conseil Pontifical pour la famille est actuellement présidé par un français, Monseigneur Jean Lafitte, cela a-t-il une influence sur la pastorale de la famille en France ?

C’est évident que la présence d’un français à la tête du conseil pontifical pour la famille n’est pas neutre. La France souffre aujourd’hui de laïcisme, d’une remise en question violente du modèle familiale chrétien et même de l’anthropologie chrétienne en général, et le fait d’avoir un président français au Conseil Pontifical pour la Famille, c’est comme un appel à redresser la tête, pour investir ce thème de la famille chrétienne et du mariage chrétien comme une Bonne Nouvelle pleine d’avenir pour notre société.

Propos recueillis par Isabelle Karol