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Retour sur la journée de formation sur le sacrement des malades


Le 16 avril 2015, une journée de formation sur le sens du sacrement des malades était proposée aux acteurs de la Pastorale de la Santé à Versailles, au centre Ozanam.

Chantal Megglé – le 13.05.2015

La journée a débuté avec un témoignage de Madame BlandineYvert, aumônier à l’hôpital Mignot.

Quel est le sens du sacrement de l’onction des malades et quelle est sa place dans la Pastorale pour les personnes malades ?

L’icône qui peut représenter ce sacrement est la Parabole du bon samaritain (Luc 10, 30-35). Dans l’Evangile, la personne souffrante est confiée à l’aubergiste, qui peut représenter l’Eglise, la communauté chrétienne.

Par ailleurs, Jean-Paul II parle de cet Evangile comme l’Evangile de la souffrance. A chaque fois que nous célébrons le sacrement des malades, le Seigneur Jésus, dans la personne du prêtre, se fait proche de celui qui souffre. Dans les sacrements, le Christ lui-même est à l’œuvre. C’est pour ça qu’il est efficace.

En quoi le Christ est à l’œuvre ? De quelle grâce s’agit-il ?

L’Onction des malades est le sacrement de guérison, de l’amour de Dieu pour la personne atteinte par la maladie. Les sacrements sont les signes efficaces de cet amour. Ils confèrent la grâce qu’ils signifient.

Par ailleurs, les malades s’attendent à voir un prêtre. Le pape François dit : « Il faut appeler le prêtre ! Venez, donnez-lui l’onction, bénissez-le. C’est Jésus en personne qui vient pour soulager le malade, lui donner des forces, l’espérance, l’aider et lui pardonner ses péchés. Et c’est beau ! »

Les organisateurs de la journée insistent sur le fait que nous devons être « canal de la grâce » auprès des malades.

Le sacrement de guérison.

Mais de quelle guérison s’agit-il ?
Quand la fin arrive, ce n’est pas évident : « Notre-Père … Que ton règne vienne… » Mais est ce que je le veux vraiment ?

Le sacrement de guérison vient spécialement réconforter les personnes souffrantes. Avec saint Jacques nous croyons que la prière guérit le corps et les âmes (lettre de saint jacques 5, 13-16). La miséricorde leur est donnée sans limite, sans condition.

La matinée s’est ensuite poursuivit avec un enseignement du Père Loïc Bélan sur « Le Visage du ressuscité ! »

Le Père démarre par cette exclamation : « J’ai trouvé le titre de mon intervention : Le visage du Ressuscité ! » Nous allons comprendre par la suite.

Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. » (Matthieu 18, 20). Le croyons-nous ? Ce n’est ni facultatif ni un phénomène de réalité subjective. Le concile Vatican II, N°7 de Sacrosanctum concilium l’explique davantage : « Le Christ est toujours là auprès de son Eglise, surtout dans les actions liturgiques. C’est le Christ qui parle quand on fait la lecture d’une page d’Evangile. C’est le Christ qui prie, c’est le Christ qui baptise. Le Mystère Pascal est en acte. On est saisi et nous saisissons le Christ. ». Cela signifie que lorsque l’on visite un malade, c’est Jésus lui-même qui visite cette chambre d’hôpital.

Comment la liturgie du sacrement des malades nous éclaire ?

Le sacrement des malades est constitué de plusieurs séquences : la rencontre, la liturgie de la parole, la liturgie du sacrement, l’envoi et l’invitation à prier.

La rencontre

Quand on va visiter un malade, on fait l’expérience d’Emmaüs (Jean 14,5)

« Nous ne savons pas où tu vas, comment saurions-nous le chemin ? » Comment se présenter à quelqu’un qui souffre ? Il y a un fossé entre celui qui est debout et celui qui est malade. Le chemin du visiteur est le chemin du serviteur qui écoute. On fait cadeau de sa présence gratuite à l’autre. La salutation est importante, saluer, c’est sauver, car on s’intéresse à la personne. La salutation, c’est aussi recevoir Dieu qui s’intéresse à nous, comme la salutation de Marie à Elisabeth dans l’Evangile.

Après la salutation vient le rituel de l’eau bénite, qui vient nous rappeler que l’eau donne la vie et nous rappelle notre baptême. Suit ensuite la préparation pénitentielle, pour lier la rencontre entre nous et le Tout Autre.

La Parole de Dieu

La manière dont nous allons écouter ensemble la parole de Dieu et la parole de la personne malade résonne intensément pour tous ceux qui sont présent. Dei Verbum nous le dit « C’est un réconfort pour ceux qui croient et cela interroge l’autre sur ce qui dépasse l’homme »

La liturgie du sacrement proprement dite

La célébration commence par une prière qui « englobe » toute la liturgie. Puis le sacrement est marqué par l’importance des gestes :

  • L’imposition des mains : le prêtre est le signe du don de Dieu. Ce n’est pas lui qui bénit, c’est Dieu. Le prêtre apporte le « Tout Autre » qui vient. L’œuvre de Dieu nous reconfigure à son image par l’imposition des mains.
  • L’onction avec l’huile consacrée lors de la messe Chrismale. Oindre le front signifie que c’est tout l’être qui est marqué par l’onction : « Je te choisis pour témoigner ».
  • Oindre les mains paumes ouvertes, cela exprime l’intériorité et manifeste la communion spirituelle en s’exposant à la grâce. Auprès de celui qui reçoit l’Onction, se revit le Vendredi Saint, en s’offrant au Christ
  • La profession de Foi qui suit doit être adaptée à la situation des malades. Il s’agit de remettre sa vie en Celui en qui le malade a toujours cru. Puis communier si cela est physiquement possible, sinon, c’est la communion spirituelle qui se réalise.

La bénédiction finale

Le prêtre ou le diacre qui bénit en imposant les mains. En cas d’absence de prêtre, et en dehors du sacrement de l’Onction des malades, un laïc peut dire une bénédiction pour un malade qui est en phase finale. Dans ce cas, il peut imposer les mains en gardant les mains jointes. Il s’agit alors d’un sacramental : le désir ou la supplication vient d’en bas et monte vers Dieu. Alors que dans le sacrement, c’est la bénédiction de Dieu qui vient sur nous.