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Marché et hôpital du Val Fouré


Ce cinquième jour de visite pastorale à Mantes la Jolie fut consacré en grande partie à une visite “in situ” du grand marché du Val Fouré et à un dialogue avec les équipes d’aumônerie de l’hôpital.

Tout commence autour d’une table..

L’évêque au contact

Val FourréL’ensemble des prêtres du doyenné avec leur évêque discutent  avec Raphaël Cognet dans un restaurant donnant directement sur le marché. Raphaël Cognet est adjoint au maire de Mantes-la-Jolie et en charge du commerce. De cette discussion ressort que si la vie ici se passe bien et que le multiculturalisme fonctionne, de puissantes forces centrifuges s’exercent sur le vivre ensemble et notamment la tentation d’un islam politique. Et il est vrai que, durant notre visite du marché et des boutiques attenantes, on n’apercevra nul part alcool ou charcuterie – signes triviaux certes, mais réels.

Cette tentation est d’autant plus forte que le chômage atteint des niveaux records et que les subventions de l’État pour le développement de la ville sont en baisse constante. La municipalité travaille donc en lien étroit avec la paroisse afin de préserver et amplifier ce vivre ensemble.

 

Une équipe soudée

Changement de décors avec la rencontre des équipes de l’aumônerie de l’hôpital de Mantes la Jolie, tout proche. Une douzaine de personnes se hopitalprésentent : médecins, aides soignants, aumônier, visiteurs de malade, chefs de service etc. Les enjeux inhérents à l’activité d’une aumônerie d’hôpital sont nombreux : faire face à la souffrance, à la mort, à la fin de vie difficile … dans des conditions de travail de plus en plus dégradées. ainsi depuis deux ans, plus de 120 postes été supprimés. De plus, le rapport à la médecine n’est pas le même en fonction des cultures, ainsi, très souvent, les patients musulmans croient à 100 % au pouvoir presque miraculeux de la science, ce qui demande donc une vraie travail de pédagogie de la part de l’équipe.

De ces échanges ressort aussi la difficulté de rejoindre les jeunes, qui sont dans la plupart des cas loin de Dieu. Toutefois, Claire Odile Bouchereau – aumonier de l’hôpital –  souligne que les métiers exercés ici sont passionnants et note que la fréquentation de la messe a augmenté de plus de 20 % en un an.

Claire Odile pointe aussi les difficultés à recruter de nouveaux membres pour l’équipe. En réponse Mgr Aumonier lui conseille de ne pas hésiter à rédiger de véritables “fiche de poste” à destination des curés afin qu’ils puissent plus facilement identifier les personnes à recruter.

Cette rencontre fructueuse pour tous se conclut naturellement par un temps de louange et d’intercession pour les malades, leurs familles et les équipes soignantes.

Par Guillaume Machu