Logo diocèse de Versailles

Diocésain missionnaire – P. Maximilien de la Martinière


De retour dans le diocèse comme curé d’Elancourt – Maurepas – Coignières – Saint-Remy, le père Maximilien de la Martinière explique comment il compte faire profiter sa nouvelle paroisse de son expérience de prêtre Fidei Donum au Brésil pendant quatre ans.

Père Maximilien de la Martinière, nouveau curé du groupement paroissial Elancourt – Maurepas – Coignières – Saint-Remy

Comment se réadapter à la réalité diocésaine ?

C’est effectivement un vrai défi ! La réadaptation ne se joue pas que sur la réalité diocésaine mais sur tous les aspects de l’existence depuis la réadaptation à un climat plus « frais » jusqu’à la prise en compte d’églises moins remplies en passant par un rapport au temps ou encore un mode de communication bien différents… Pour ce qui relève spécifiquement de la réalité diocésaine, ce qui me marque le plus, alors que je ne suis rentré que depuis un mois, c’est le poids de l’organisation : tout est planifié, anticipé, réglementé. Il faut suivre les process, faire attention à telle ou telle chose, répondre à la responsable de la communication dans les 24 heures ( !), envoyer son budget avant telle date, etc. Je viens d’un pays où l’on prend les évènements comme ils viennent et on s’adapte… Et ça n’empêche pas que les églises soient pleines et que le diocèse fonctionne. J’imagine que c’est une question de culture et que mon côté français va rapidement ré émerger.

Comment mettre en œuvre les bénéfices de la mission,

Le Père Maximilien et la piété populaire – Procession du Saint-Sacrement dans les rues brésiliennes.

Il me semble que les fruits de ces 4 années de mission au Brésil sont de deux ordres. Il y a les fruits invisibles, ces choses qui ont changé en moi dans ma vision de l’Eglise, de ce qu’est le prêtre, de la façon de servir le peuple de Dieu, de prêcher… Ces choses qui m’ont transformé et que je perçois sans être encore capable de les inventorier précisément. Ce sera à ceux qui m’ont connu « avant » de m’aider à prendre conscience de ce qui a bougé en moi. Et puis il y a quelques convictions nouvelles qui ont émergé de cette expérience et que je compte bien mettre en œuvre ici, en particulier pour ce qui relève de la piété populaire. Ayant eu l’occasion d’étudier ce sujet de façon approfondi à l’université de Recife durant ces 6 derniers mois, j’en suis arrivé à la conclusion que la piété populaire peut jouer un rôle non négligeable dans le processus de nouvelle évangélisation[1] dans lequel nous sommes embarqués.

Quels sont les enjeux de cette nouvelle nomination ?

J’arrive dans une paroisse qui a eu de nombreux curés. Il me semble que le premier enjeu pour les paroissiens, comme pour moi, est de durer ! Ce dont je me réjouis, pour ce qui me concerne, car je sens bien qu’il me faudra du temps pour tourner la page de cette mission brésilienne et pour en laisser germer les fruits. En un mois, il est difficile de se faire une idée des défis propres à un territoire et à l’histoire d’une communauté paroissiale. Cela dit je perçois déjà une diversité de culture parmi les fidèles -portugais, antillais, africains, tamoules…- diversité à laquelle je souhaiterai être attentif profitant de ces portes d’entrée qu’auront été ces années passées au Brésil où l’on parle portugais et en Afrique (avant d’entrer au séminaire). Pour le reste, le Seigneur fera son œuvre !

[1] A paraitre : « L’évangélisation par la piété populaire ».

Groupement paroissial Elancourt - Maurepas - Coignières - Saint-Remy

Le père Maximilien de la Martinière a été ordonné prêtre en 2005.

Il a été nommé curé des paroisses du groupement d’Elancourt-Maurepas-Coignières-Saint-Rémy en 2017 (Lettre de mission – 2017 – 2023). Il sera installé le 7 octobre 2017.

Equipe pastorale :

Père Corentin Castex, vicaire
Père Paul Fretel, au service
P. Philippe Van den Bogaard, au service
Patrick Kerep, diacre
Richard Lepelletier, diacre