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Rentrée du Pôle Diaconie “la bienveillance dans notre vie de baptisé”


Le Pôle Diaconie* a fait sa rentrée le jeudi 21 septembre et a choisi de réfléchir sur la bienveillance dans notre vie de baptisé.
Au cours de cette journée dans le cadre magnifique de Notre Dame de l’Ouÿe, maison d’accueil du diocèse de Paris, c’est le Père Dominique Greiner, assomptionniste et rédacteur en chef de La Croix qui nous a aidé à réfléchir sur ce thème de la bienveillance.

Dominique Greiner, assomptionniste, nous a aidé à réfléchir sur la bienveillance, un appel à prendre soin

Comment prendre soin les uns des autres et de notre environnement, quelle éthique de la fraternité ? Quel style de vie chrétien ?

C’est l’exemple de Caïn et Abel où la relation entre frères est fondamentalement blessée.

Si notre relation à la nature est abimée, cela se répercute sur notre relation avec nos frères et Dieu. Nous sommes renvoyés à nos responsabilités. Tout est lié : protéger notre vie et la nature est inséparable de la justice et de la fraternité. Sans Dieu tout devient relatif : nous ne sommes plus que des êtres qui cherchent leur intérêt.

Cette histoire n’est pas du passé : on trouve une dégradation des relations aujourd’hui dans nos milieux familiaux, professionnels, religieux. Le pape François nous demande d’endosser un style de non-violence, un style de vie marqué par la bienveillance.

Nous disposons des ressources spirituelles pour devenir une personne de bien : l’Eucharistie et les sacrements.

Nous sommes envoyés par Celui qui fait du bien. C’est Jésus qui prend soin des relations et qui nous envoie (Mt 25). Comment la bienveillance peut-elle traverser l’économie ? Le style de vie que nous aurons aura un impact dans les milieux techniques et économiques.

Fraternité universelle

La bienveillance est la condition de la fraternité. Sans fraternité universelle, pas de réconciliation de l’homme avec son environnement. Le Fils de Dieu a été façonné de la Terre d’où nous avons été tirés : le bien n’est pas illusoire, c’est une personne.

Le pape François invite à un renouvellement de nos catégories de pensée, de notre imaginaire.

De quoi le monde, nos vies, ont-ils besoin d’être guéris ? De l’absence de Dieu ! Une Terre sans Dieu, non donnée, n’a pas de valeur propre ; on peut l’exploiter sans vergogne. Il faut sauver la Terre de l’absence de Dieu, la sauver pour pouvoir prendre en charge les plus démunis.

Proposer un nouveau paradigme pour que les pauvres et les exclus aient leur place, alors qu’ils n’ont rien à nous donner. Or, les pauvres savent la valeur des choses et nous avons des choses à apprendre d’eux. Ils savent la grandeur de la terre dont ils vivent le plus souvent.

La crise environnementale est fondamentalement humaine. Il faut devenir des êtres ascétiques et spirituels : l’Eucharistie permet de représenter la valeur du monde ; la vision de la nature est aussi celle de Dieu, présent en toutes choses. Si je reconnais la présence de Dieu, je dois me convertir par rapport à mon frère.

Un travail de groupe a permis de réfléchir sur les différentes maladies repérées par le Pape comme constituant un frein à la bienveillance. Enfin, un travail sur l’Evangile de Zachée a permis de redécouvrir Jésus le bienveillant comme notre modèle.

*Le pôle diaconie est constituée de la diaconie, de la pastorale de la santé, de la pastorale des prisons, de l’aumônerie des artisans de la fête, de l’aumônerie des gens du voyage et du suivi des prêtres étrangers étudiants