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A Saint-Martin de Triel, un nouveau sanctuaire voit le jour


Un jeu de construction, de la dentelle, de la haute-couture…voilà qualifié par des paroissiens de Saint-Martin de Triel, le nouvel aménagement de leur église.

Et pourtant le chemin fut long entre la décision de réaménagement du sanctuaire, son inauguration au cours de la vigile pascale et la bénédiction  de Monseigneur Aumonier prévue le 16 décembre 2018. Nous serons alors le dimanche de Gaudete.

Une église vivante

C’est par une monumentale porte Renaissance que l’on pénètre dans l’église. Construite au XIIIème siècle, bénéficiant d’un chœur et de vitraux exceptionnels du XVIème, le bâtiment nous signifie d’emblée une église vivante s’inscrivant dans des époques et des styles différents, épousant les temps successifs, évoluant avec la Tradition. La décision de déplacer l’autel du haut vers le centre de l’édifice fut prise en 2010 et le provisoire s’est installé… pendant presque 8 ans. Il en a fallu de la concertation, de l’écoute, des consultations … pour expliquer, apaiser et rassurer des paroissiens non pas tous hostiles au changement mais dont certains pouvaient être heurtés et inquiets de ce qu’allait devenir leur église Saint-Martin. Ce travail s’est fait aussi en partenariat entre la paroisse, l’architecte Pierre-Emmanuel Bathie, la Commission diocésaine d’Art sacré.

Double souscription

Une souscription fut lancée pour aider au financement du projet, elle coïncida avec un autre appel : celui de l’accueil d’une famille de réfugiés syriens. Projets de nature différente, certes mais probablement  plus proches qu’il n’y paraissait : le soin donné au patrimoine architectural, aux murs de la « maison », au lieu des célébrations et de la prière ne s’opposant pas au soin consenti aux personnes, à l’étranger cherchant un refuge.

De pierre et de bois

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que le père Matthieu avec sa capacité à fédérer, a œuvré à l’unité autour du nouvel autel, qui de l’avis des quelques paroissiens rencontrés, irradie la lumière grâce à l’aspect chaleureux du chêne marqueté et invite à la prière. Le père Berger remarque lui que l’emplacement central de l’autel ainsi que l’ambon avançant vers les fidèles créent une certaine proximité et même une convivialité.

 

Le temps, comme souvent,  a été bon pour l’église de Triel : temps  de la souscription, de la concertation et de la décision. Ici  il  s’est  associé à l’espace : le sanctuaire est composé d’une estrade en bois enserrant quatre piliers centraux avec en son centre l’autel en bois lui aussi. Ici pas de tapis, juste un chemin de croix en chêne marqueté…

A n’en pas douter, la splendeur de l’édifice alliée à la beauté du sanctuaire seront au service de la joie dont notre société a tant besoin.

Sabine de Maupeou