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Participation des équipes fraternelles au Grand débat national


Les équipes fraternelles du diocèse ont été invitées a participer au Grand débat national à travers un questionnaire portant sur la vie courante. Les premiers résultats montrent la recherche de la dignité pour pouvoir bâtir une vie correcte, la priorité à donner à l’homme et aux droits et qui serait utile à tous !

Les Équipes fraternelles se sont multipliées à l’appel de Mgr Aumonier qui a tenu à les promouvoir à l’issue du synode diocésain de 2011 : “J’appelle chaque paroisse à mettre en place ou à développer des équipes fraternelles.” En lien avec le curé du lieu, elles veulent être des endroits où l’on peut, sans trop de formalisme, partager l’amitié autour de la Parole de Dieu. Comme les paroisses qui le souhaitaient (Viroflay par exemple), les équipes fraternelles du diocèse ont donc été invitées  à participer au Grand Débat National.

Le questionnaire élaboré par la Fédération des Acteurs de Solidarité, qui regroupe de très nombreuses associations dont beaucoup d’associations chrétiennes, a semblé bien adapté aux personnes des équipes qui vivent des fragilités de divers ordres. Les questions portaient principalement sur des sujets de la vie courante.

Au vu des premiers résultats, une conviction s’impose : chacun doit pouvoir être utile à la société ! Que ce soit pour l’emploi, la santé, l’accès aux travailleurs sociaux, la migration, l’humain est mis en avant et le respect des droits est souligné en ce qui concerne le logement, le travail ou l’éducation.

 

 

 

Quelques réponses :

* Importance d’un suivi de qualité des dossiers par l’administration pour éviter les coupures dans les droits, préjudiciables aux personnes aux revenus modestes

* Augmentation du nombre de logements disponibles pour les personnes aux faibles revenus (constructions, recyclage de bureaux vides) tout en s’assurant de la salubrité des logements loués. Mise en place d’accords entre des entreprises et des bailleurs pour favoriser l’accès au logement. Baisse des cautions pour les jeunes en recherche du premier logement ; demande que les logement sociaux soient effectivement réservés aux personnes qui en ont besoin.

* Aide des jeunes pour trouver un patron en apprentissage et aide des associations qui mettent la dimension humaine dans l’emploi. Refus de la discrimination liée à l’âge (travailleurs âgés ou jeunes avec peu d’expérience). Aide des personnes à être bien dans leur tête pour trouver du travail et s’y tenir. Maintien des emplois simples et accessibles à tous.

* Respect des droits des travailleurs dans les entreprises manipulant des produits toxiques et/ou exerçant à des horaires atypiques. Revalorisation des emplois liés à l’aide à la personne. Augmentation des petits salaires pour avoir une vie non assistée.

* Accès à la santé partout et sans dépassement d’honoraires. Application du tiers-payant obligatoire et meilleur remboursement des lunettes et appareils dentaires. Augmentation de l’humanité dans l’ensemble du système (présence de personnel, possibilité de prise de rendez-vous téléphonique). Développement d’une éducation à la santé.

* Diminution du coût, voire gratuité, du pass navigo pour la mobilité de ceux qui ont des revenus modestes, desserte de tous les quartiers. Chèque énergie pour ceux qui ont besoin de leur voiture. Que les transports soient pensés pour les handicapés.

* Traitement des migrants comme des êtres humains. Accès facilité aux prestations, possibilités de travailler, simplification des démarches et recours. Un mot-clé : dignité. Acceptation de ceux qui viennent, car ils ont faim chez eux.

* Aide de ceux qui n’ont pas Internet dans leur relation aux travailleurs sociaux.

* Transition écologique et sociale facilitée par une consommation des fruits/légumes de saison pour économiser le coût Carbonne, à condition que les coûts de ces produits soient accessibles. Aide à l’isolation thermique, développement des jardins solidaires et des ateliers de récupération.

* Application du droit à l’éducation, notamment en ouvrant des classes ULIS.

* Accès facilité aux produits nécessaires (les plus démunis paient autant de taxes que les autres…).

Que chacun de nous, paroissiens, laïcs en responsabilité, diacres, prêtres, évêques, manifestions plus d’attention aux plus petits et que nous formions ainsi, tous ensemble, une église accueillante et aimante vis-à-vis de ceux qui sont dans le besoin.

Alain Havet, diacre à Plaisir
et membre de l’équipe diocésaine de la Diaconie