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Regard sur l’essence du FRAT


Frédéric Deren, diacre dans notre diocèse, est président du FRAT depuis 8 ans après y avoir exercé différents rôles depuis plus de 25 ans. A quelques jours du FRAT de Jambville qui rassemblera plus de 10 000 jeunes, il nous dépeint l’esprit de ce temps fort pour les jeunes d’Ile de France.

Le FRAT existe depuis 1908… Eh oui, plus que centenaire !  Il a pris un nouvel essor avec le phénomène des JMJ et a connu une croissance régulière dans les années 90 jusqu’à se stabiliser dans les années 2010.
« L’élan général reste le même, nuance Frédéric Deren, c’est à dire un événement qui reste un marqueur fort dans les années d’aumônerie. Dans certains diocèses d’Ile de France, c’est encore la seule proposition d’envergure pour les jeunes ; Des jeunes qui rayonnent et manifestent leur fierté d’y avoir participé. »

Les 8 évêques de la province seront présents, cette année encore, à Jambville (78) et Mgr Aumonier en est l’évêque accompagnateur.

L’objectif du FRAT : « Prier, chanter, rencontrer »

L’intuition de départ, qui n’a pas changé, était d’emmener des jeunes qui ont peu de propositions catholiques en retrouver d’autres dans de grands rassemblements alternativement à Jambville ou à Lourdes. Un rassemblement qui se voulait très festif, fraternel et bienveillant. « Les jeunes sont toujours étonnés et heureux de découvrir que d’autres, nombreux, partagent la même foi ; que l’Eglise est jeune et bien vivante ! témoigne Frédéric Deren. Le FRAT c’est vraiment le reflet de notre Eglise d’Ile de France dans ses richesses et ses pauvretés. »

« Ce qui me frappe toujours c’est le naturel avec lequel les groupes se mélangent. Ce n’est pas banal pour des jeunes du 6ème d’aller jouer au foot avec des jeunes du 93, ni pour des jeunes de Versailles d’aller discuter avec des jeunes de Houdan. De même, que ce soit à Jambville ou à Lourdes, une attention spéciale est accordée aux personnes porteuses de handicap avec des groupes spécifiques et d’autres qui s’organisent pour accueillir des jeunes handicapés. Pour beaucoup, c’est au FRAT qu’ils seront, pour la première fois, confrontés au handicap. »

« Alors, chacun sort de son microcosme pour aller à la rencontre de l’autre, naturellement, avec beaucoup de bienveillance. Cela m’épate à chaque fois, car cela se fait sans effort, ça nous dépasse et c’est vraiment un très beau fruit de l’Esprit-Saint ! »

Une ferveur et une intériorité particulière

Depuis plusieurs années on s’oriente vers une véritable démarche de pèlerinage, vers plus d’intériorité. Cela est sensible à tous les échelons de l’organisation et de l’animation jusqu’aux participants eux-mêmes. Le sacrement de réconciliation et l’adoration permanente sont désormais proposés durant les 3 jours du FRAT. « Il y a ces dernières années une maturité spirituelle plus aiguisée, une recherche intérieure plus affirmée, analyse Frédéric Deren. Cette ferveur est commune à tous les diocèses, on ne peut dire qu’elle soit le fruit d’une pastorale particulière. Même s’il est vrai que le FRAT accompagne désormais les aumôneries participantes tout au long de l’année, grâce aux réseaux sociaux. 

Un lieu d’appel

Frédéric Deren peut aussi témoigner du travail intérieur qui se produit pendant le FRAT : « C’est un lieu d’appel profond à aimer cette Eglise qui se cherche en permanence et qui cherche à trouver des réponses adaptées à notre temps. Ce n’est pas seulement un temps chrétien mais aussi un temps de construction humaine. » En effet, les sacrements, la présence et la parole des évêques, les célébrations à 10 000, les rencontres en petits groupes, l’intervention des témoins et les enseignements pratiques sur la prière donnent des clefs à chaque jeune pour qu’il découvre, redécouvre ou encore approfondisse sa foi. Mais pas seulement chez les jeunes : « Le FRAT fait écho et renouvelle ma réponse à l’appel au diaconat permanent. Il est pour moi aussi un lieu d’appel et nourrit ma vocation. Ordonné en janvier 2019, ça a toujours été pour moi une nécessité de servir l’Eglise en rejoignant les jeunes là où ils en sont et leur annoncer l’Evangile.  En tant que diacre et président du FRAT je m’attache bien sûr à faire en sorte que le FRAT existe et continue plusieurs années, mais aussi qu’il appartienne à tout le monde et reste au service des diocèses d’Ile de France. »

Pour plus d’information, consulter le site du FRAT