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Eglise Verte, un succès dépassant les espérances


Un point sur le label “Eglise Verte” et son avancement en France et dans les Yvelines à l’heure où la conversion à l’écologie intégrale est devenue une priorité pour la Conférence des évêques de France.

Lorsque la Conférence des Evêques de France a lancé en septembre 2017 le projet ‘Église Verte’ avec les responsables de la Fédération Protestante de France, l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France et le CÉCEF (Conseil d’Églises Chrétiennes en France), l’optimisme était de rigueur bien sûr mais personne ne s’attendait à un succès aussi rapide en France : les prévisions tablaient sur 100 paroisses en trois ans et en réalité, c’est plus de 425 paroisses et communautés chrétiennes, dont 16 dans les Yvelines, qui ont reçu le label Eglise Verte en deux ans ! Et l’avenir s’annonce tout aussi prometteur

Mais il est vrai que ce projet est arrivé au bon moment, deux ans après l’encyclique Laudato Si’ et la COP 21 de Paris, à un moment où les chrétiens prenaient enfin conscience que l’écologie intégrale était leur affaire et pas seulement une lubie de quelques écolos passionnés, voire extrémistes, et qu’il leur fallait se retrousser les manches de façon urgente. La caution de la Conférence des Evêques de France, la diffusion en septembre 2019 dans l’émission « Le Jour du Seigneur » du documentaire ‘Chrétiens Chlorophylles- garder le jardin’ sur l’engagement des croyants dans l’écologie, la sortie en salles de plusieurs films documentaires de haute qualité sur le sujet ont été des atouts non négligeables pour éveiller les Chrétiens à la question écologique.

De plus, le programme Eglise Verte est facile à comprendre et mettre en œuvre : il suffit dans un premier temps à un petit groupe de paroissiens d’obtenir l’aval de leur curé, de suivre les recommandations proposées sur le site www.egliseverte.org et de remplir ‘l’éco-diagnostic’ figurant sur ce site : ils peuvent alors afficher le label Eglise Verte sur le site de leur paroisse ou de leur communauté. Les choses se corsent ensuite pour franchir les 5 différents paliers : de ‘Graine de sénevé’ à ‘Cèdre du Liban’ ; toutes les instances de la paroisse (responsables de la liturgie, des bâtiments, des jardins, de la communication, paroissiens engagés dans la vie locale, etc.) doivent se mettre au travail pour se convertir à l’écologie intégrale prônée par le pape François et pour faire de tous les paroissiens d’ardents ambassadeurs de l’écologie intégrale. Oui, cela représente un véritable travail de conversion : un beau chantier au moment d’entrer en Carême !

Destiné à l’origine aux paroisses, Eglise Verte a rapidement dépassé ce cadre pour toucher d’autres structures chrétiennes telles qu’écoles, séminaires, habitat partagé, maisons diocésaines, centres spirituels, évêchés, couvents et monastères. A leur intention, les responsables d’Eglise Verte ont dû concevoir des déclinaisons de ce programme spécialement adaptées à ces structures et réfléchissent à des labels spécifiques adaptés à ces structures.

Comme le rappelle Laura Morosini, l’une des animatrices du label Eglise Verte, «  ce programme n’est pas figé dans le marbre et va évoluer pour tenir compte de la dimension ‘intégrale’ de l’écologie prônée par le pape. De nouveaux sujets devraient être prochainement intégrés à l’éco-diagnostic : épargne, place de l’informatique et utilisations des réseaux sociaux, place des pauvres, des migrants, des personnes handicapées. »

Au sein même de la Conférence des Evêques de France, la prise de conscience de la place de l’écologie dans la réflexion de l’Eglise s’est accélérée avec la nomination au début de l’année de Pascal Balmand comme ‘Chef de projet Transition écologie et écologie intégrale’

Dans les Yvelines, le label Eglise Verte a pris vraiment son essor l’an passé avec déjà 11 paroisses ou ensembles paroissiaux catholiques et 5 paroisses protestantes fières d’arborer ce label sur leurs bulletins paroissiaux ou leur site internet. Ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreuses communautés religieuses ou paroissiales qui se sont mises en route récemment et espèrent obtenir le label dans les prochains mois. Les services diocésains à l’évêché ne sont pas en reste et ont obtenu eux aussi le label Eglise Verte.

François Blanty