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Sur la fécondité des équipes vocations


 « On ne rentre pas au groupe recherche pour ressortir dans un séminaire ! Le but est de se poser cette question librement et paisiblement, de façon suivie et accompagnée »

Une vocation sacerdotale, ce n’est pas une question toujours simple. Comme une très belle plante, elle a besoin de lumière, d’eau pure et vivifiante, d’espace, de temps et d’attention.

Depuis l’âge de huit ans, je portais en moi cette question. Année après année, j’ai bien pris soin de l’enfouir de peur d’avoir à y répondre. Et plus, je l’enfouissais, plus elle remontait. Enfin, un peu fatigué de ce mouvement incessant, je me suis décidé à oser me poser cette question.

J’ai ainsi commencé le groupe recherche vocation. Me retrouver avec d’autres, animés par la même question dans une certaine discrétion a été pour moi très bénéfique. Les rencontres ponctuaient mon chemin et me tenaient en éveil pour ne pas laisser l’appel de côté.

Ecouter des témoignages de personnes qui ont répondu à leur vocation, partager mon expérience de la prière et de l’Eglise, vivre un temps fraternel avec d’autres, partir à l’écart dans un monastère l’espace de 24 heures, prier ensemble sont autant de signes qui nous permettent en toute liberté de mûrir cette question. On ne rentre pas au groupe recherche pour ressortir dans un séminaire ! Le but est de se poser cette question librement et paisiblement, de façon suivie et accompagnée, avec un regard renouvelé et en toute confiance. Rien n’est écrit d’avance.

Cette année a été comme une grande distillation où jour après jour, à l’aide des rencontres, le parfum doux et purifié de mon appel s’est fait sentir.

Yann