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Résumé des Assises


Grand succès pour les Assises diocésaines pour la formation affective et sexuelle des jeunes (10-18 ans)

Comment répondre à ce que vivent les jeunes aujourd’hui ? Environ 400 personnes se sont retrouvées le 8 et 9 mai à Versailles pour y réfléchir ensemble.

Réflexion pendant un atelier des Assises

Réflexion pendant un atelier des Assises

Ces Assises ont rassemblé tous ceux qui dans le diocèse sont amenés avoir un rôle éducateur auprès des jeunes. Enseignants, directeurs, responsables de la vie scolaire, animateurs de mouvements, infirmières ou responsables de pastorale, sont venu participer à cette démarche pastorale originale organisée par le diocèse des Yvelines. Elles s’inscrivent dans le prolongement du récent synode diocésain de 2010 -2011. Elles ont été demandées par les participants au synode et annoncées dans le décret synodale D11, pour « manifester l’enjeu crucial des questions liées à la formation affective et sexuelle des jeunes », pour eux-mêmes et pour la société.

Quatre domaines de réflexion ont été retenus pour structurer les enseignements de ces deux jours : « Accueillir la réalité, s’interroger sur l’homme et le sens de sa sexualité, s’émerveiller de la révélation chrétienne sur l’affectivité et la sexualité et enfin accompagner et faire grandir » les jeunes. Chacun de ces thèmes a été développé le premier jour à travers les quatre grandes conférences proposées. Les intervenants sont ensuite revenus sur ces sujets de façon plus spécifique lors des ateliers d’approfondissement du samedi, aidés par d’autres personnalités en contact avec des jeunes.

Les ateliers se sont achevés par une mise en commun des thématiques abordées lors de la table ronde du samedi après-midi, animée par Antoine Pasquier de l’hebdomadaire « Famille Chrétienne ». Jean Matos, consultant et formateur en bioéthique et en éducation affective, relationnelle et sexuelle pour les diocèses de Bretagne et Pays de Loire, Jean Caron, philosophe et enseignant au séminaire de Versailles, mais aussi au lycée Madeleine Danielou de Rueil-Malmaison, ainsi que le père Olivier Bonnewijn, prêtre de l’archidiocèse de Malines- Bruxelles et auteur d’ouvrages nombreux sur la famille, l’amour humain et les enfants, et soeur Nathalie Becquart directrice du service national pour l’évangélisation des jeunes et les vocations ont répondu aux questions posées par le père Matthieu Dupont et Antoine Pasquier.

Avant la messe de clôture de ces assises, présidée par monseigneur Aumonier, et animée par le groupe de louange d’Elancourt-Maurepas « Que tous soient un », les participants se sont retrouvés une dernière fois, en petit groupe, pour un temps d’échange par secteur géographique. Leur mission : imaginer des idées concrètes à mettre en oeuvre pour que ces deux jours de réflexion théorique débouchent sur des actions concrètes.

Un spectacle vivant de danse sur le mythe de Daphnis et Chloé

Autre originalité de ces Assises diocésaines, un spectacle de danse a été spécialement proposé aux participants pour élargir la réflexion au domaine artistique, avec l’idée, comme le souligne Guillaume de Moura, que « pour parler de sentiments, la meilleure langue, c’est la musique et la danse ». Cette création artistique, complémentaire des exposés théorique, a eut aussi pour but de « susciter des réflexions ».
Ce spectacle de danse classique et contemporaine est venu revisiter le mythe de Daphnis et Chloé, dans une adaptation librement inspirée. Si certains ont regretté le manque de « clefs de lecture » pour comprendre le ballet des danseurs, d’autres se sont laissés prendre par « la poésie et la magie de la danse ». Entre danse moderne, et poésie, cette création originale de la compagnie « l’Air de Rien », de Guillaume de Moura, sur le mythe de la passion amoureuse n’a pas laissé les spectateurs indifférents.

Des enseignements riches et variés

Jean Matos a souligné combien « C’est la personne qui s’exprime à travers son corps ». Il l’a montré à travers plusieurs publicités et des extraits musicaux, qui pointent comment la culture véhicule toute sorte de dictats sur le corps humain et la sexualité. Ajoutant que « nous devons nous situer, nous comme adulte, au centre de ces questions pour faire l’expérience intellectuelle et spirituelle que notre foi est profondément ancrée dans le corps ».

Ce qui fait écho au père Olivier Bonnewijn, pour qui « l’église a une perception très positive de la sexualité, dans sa réflexion et dans son action ». Pour lui, « le corps humain a été voulu et créé par Dieu. Et tous les enseignements de l’église sur la sexualité sont au service, profondément, de cette éminente dignité du corps humain, et au service de l’amour humain ».

De son côté sœur Nathalie Becquart a commencé son exposé par un extrait du film « Des hommes et des Dieu » ou frère Luc, le médecin, accompagne la réflexion d’une jeune fille sur l’amour. Avant de s’interroger sur ce qui va « aider un jeune à se construire et à repérer les expériences destructrices » pour s’en écarter. Car le jeune se construit essentiellement par expériences. « Éduquer c’est accompagner à la manière du Christ, avec la parole aussi ». pour sœur Nathalie « on éduque toujours à deux mains, une pour organiser le cadre et donner la loi et l’autorité, et l’autre pour la douceur et l’empathie ».

Avec son expérience de navigatrice, sœur Nathalie a redit l’importance d’apprendre aux jeunes à « naviguer dans une société qui bouge très vite, dans l’incertitude, comme la mer ».

Ce que, en philosophe, Jean Caron traduit par : « Le plus grand éducateur c’est Dieu, qui commence par sauver son peuple. Puis lui donne des lois qui sont des paroles de vie ».

Monseigneur Aumonier a remercié chaleureusement ceux qui ont acceptés la mission de référent projet « pour que des fruits naissent de ces assises ». Ils vont se retrouver régulièrement durant l’année pour mettre en place les projets concrets qui auront été initiés pendant ces deux jours d’Assises diocésaines. Une réponse à cette réflexion d’un participant en arrivant, comme l’a souligné monseigneur Aumonier, « ce qui est important c’est ce qu’on fera après ».

 

Isabelle Karol – le 13.05.2015

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