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A l’origine du sacrement des malades


Prendre soin des malades est un élément central de la mission que Jésus donne à ses disciples. Le Christ a aussi confié à ses apôtres un sacrement spécifique pour les malades, décrit avec soin dans la lettre de St Jacques (5,14-15)

Dans l’Anien Testament, la maladie est souvent vécue comme un défi face à Dieu : c’est à Dieu que l’homme souffrant, tel que Job, se plaint, crie son désespoir ou sa révolte.  C’est de Dieu qu’il attend le soulagement et la guérison. Le mal physique ne se distingue pas bien du mal spirituel : maladie et péché sont souvent confondus, et le pardon de Dieu est la première étape du chemin de guérison. Le prophète Isaïe (Is 54) annonce la venue d’un serviteur de Dieu qui sauvera son Peuple malgré sa souffrance, et même à cause d’elle. Les chrétiens reconnaissent dans la figure du « serviteur souffrant » d’Isaïe une annonce du Christ lui-même : Jésus a connu la souffrance, et en a fait le passage vers la victoire de sa Résurrection.

Le Christ médecin

Tout au long de sa mission, Jésus n’a jamais cessé de manifester son attention et sa proximité aux malades, les accueillant inlassablement, accomplissant pour beaucoup des guérisons miraculeuses. Il est le signe de la  compassion de Dieu pour ceux qui souffrent, et de sa volonté de sauver l’Homme du mal sous toutes ses formes. Il associe le plus souvent guérison physique et parole de pardon. Il va jusqu’à s’identifier aux malades en disant que lorsque l’on prend soin d’un malade, c’est lui-même que l’on soigne.

Jésus s’implique concrètement dans les guérisons qu’il réalise : il touche souvent le malade, n’hésite pas à utiliser sa salive, son souffle, ses mains et tout son corps. Il demande aussi aux malades l’engagement de la foi. Sa plus grande implication est celle de la Croix : c’est là qu’il prend sur lui et qu’il porte chaque souffrance humaine.

Prendre soin des malades est un élément central de la mission que Jésus donne à ses disciples. Depuis, d’innombrables chrétiens ont engagé toute leur vie auprès de souffrants pour être signe du Christ médecin des âmes et des corps. Jésus a aussi confié à ses apôtres un sacrement spécifique pour les malades, décrit avec soin dans la lettre de St Jacques (5,14-15)