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Notre dossier carême 2020


La liturgie du carême propose sept étapes qui jalonnent les quarante jours donnés pour se former, agir et prier.

S’entraîner au combat spirituel

Mercredi des Cendres
Accorde-nous, Seigneur,
de savoir commencer saintement, par une
journée de jeûne, notre entraînement au combat
spirituel : que nos privations nous rendent plus
forts pour lutter contre l’esprit du mal.

A l’image de Jésus qui est parti quarante jours dans le désert et a dû lutter à la fin contre l’esprit du mal pendant quarante jours dans le désert, nous avons à conduire un combat spirituel par lequel «  l’homme apprend à triompher de ses divisions intérieures pour se laisser habiter par la paix de Dieu »1
Il s’agit d’un combat intérieur dans lequel nous pouvons utiliser les armes décrites par Saint Paul en termes imagés. Dans son épître aux Éphésiens (Ep. 6, 13-17), il nous invite à revêtir l’armure de Dieu, la ceinture de la Vérité, la cuirasse de la justice, le casque du Salut, « le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu » et pour chaussures « le zèle à propager l’Évangile de la paix ».

Progresser dans la connaissance de Jésus-Christ

1er dimanche
Accorde-nous, Dieu tout-puissant,
tout au long de ce carême, de progresser
dans la connaissance de Jésus-Christ et de nous
ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle.

Le Nouveau Testament montre le chemin parcouru par les disciples pour progresser d’une connaissance extérieure, vers une connaissance spirituelle et intérieure de Jésus. C’est ainsi que par le fruit d’une révélation divine, l’apôtre Pierre a su reconnaître en lui le Fils de Dieu (Cf. Mt 16, 3-20).
Sur le chemin d’Emmaüs (Cf. : Lc. 24, 13-34), les deux pèlerins rencontrant le Christ sont d’abord aveugles à sa véritable identité. Il se révèle ensuite à eux par la Parole et par le signe de la fraction du pain. Parvenus à cette connaissance, c’est « à cette heure même » qu’ils partirent faire part aux onze et à leurs compagnons de leur rencontre avec celui qui a dit « Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie » (Jn. 8, 12).
L’invitation à s’ouvrir à la lumière de Jésus-Christ est un appel à la conversion, semblable à celui reçu par Saül sur le chemin de Damas, « quand soudain une lumière venue du ciel l’enveloppa de sa clarté. » (Ac. 9, 3)

Discerner la gloire de Dieu

2e dimanche
Tu nous as dit, Seigneur, d’écouter
ton Fils bien-aimé, fais-nous trouver dans ta
Parole les vivres dont notre foi a besoin : et nous
aurons le regard assez pur pour discerner ta gloire.

L’Évangile de ce deuxième dimanche de carême est celui de la Transfiguration (Mt. 17, 1-9). Jésus s’y montre dans la gloire de la Trinité. Cette même gloire qui a entouré les bergers de la nativité (Cf. : Lc 2,9), nous la professons dans le Credo et la proclamons après la consécration. Ce mystère n’est accessible que par la foi. Reçue de Dieu, celle-ci a besoin d’être nourrie. La liturgie de ce jour nous montre comment faire. Les « vivres » nécessaires sont à rechercher dans la Parole de Dieu et les sacrements.

Lire l’Évangile

Se reconnaître pécheurs pour être relevés

3e dimanche
Tu es la source de toute bonté,
Seigneur, et toute miséricorde vient de toi ; tu
nous as dit comment guérir du péché par le
jeûne, la prière et le partage ; écoute l’aveu de
notre faiblesse : nous avons conscience de nos
fautes, patiemment, relève-nous avec amour.

Le Pape François, affirme que « Cette capacité de dire que nous sommes pécheurs nous ouvre à la stupéfaction de la rencontre avec Jésus-Christ, la vraie rencontre. »2 En revanche, « l’incapacité de se reconnaître pécheurs nous éloigne de la véritable confession de Jésus-Christ. » En effet, comment demander la miséricorde de Dieu sans reconnaître que nous en avons besoin ?

Demander la foi

4e dimanche
Dieu toi qui as réconcilié avec toi
toute l’humanité en lui donnant ton propre Fils,
augmente la foi du peuple chrétien,
pour qu’il se hâte avec amour au-devant
des fêtes pascales qui approchent.

« Il vit et il crut. » (Jn. 20, 8). Au bord du tombeau vide, le disciple peut appuyer sa foi sur le secours du regard. Plus tard, Thomas voudra toucher le Christ ressuscité pour croire. (Cf. : Jn. 20, 24-30). Maintenant, notre foi seule nous permet d’approcher le mystère de Jésus ressuscité, célébré le jour de Pâques comme point central de nos certitudes chrétiennes. Lors de ce quatrième dimanche de carême, la prière d’ouverture appelle à la joie à l’approche de la fête vers laquelle nous nous hâtons. L’empressement que nous manifestons dans cette attente aura t’il la même intensité que celui de Marie qui se hâte auprès d’Élisabeth (Cf. Lc. 1, 39) ?

Imiter avec joie la charité du Christ

5e dimanche
Que ta grâce nous obtienne,
Seigneur, d’imiter avec joie la charité du Christ
qui a donné sa vie par amour pour le monde.

Dans sa première lettre aux chrétiens de Corinthe, l’apôtre Paul dit : « Si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » (1 Co. 13, 2). Dans les versets suivants, il développe sa pensée ; distribuer tous ses biens en aumône, ou livrer son corps aux flammes, cela ne sert à rien sans la charité.

Le Christ, lui, dans son extrême charité, a donné sa vie par amour pour le monde. C’est le mystère de la croix que célèbre l’Eucharistie ou se joue ce que Cyprien de Carthage appelait « l’admirable échange ».
Celui-ci est explicité à la messe, au moment où le prêtre verse de l’eau dans le calice avant l’offertoire :« Comme cette eau se mêle au vin, pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité ». Parfois aussi, l’assemblée chante au moment de la communion « Devenez ce que vous recevez, devenez le corps du Christ »3

Imiter l’abaissement du Christ

Dimanche des Rameaux et de la Passion
Dieu éternel et tout-puissant, pour montrer au
genre humain quel abaissement il doit imiter,
tu as voulu que notre Sauveur, dans un corps
semblable au nôtre, subisse la mort de la croix :
accorde-nous cette grâce de retenir les enseignements
de sa passion et d’avoir part à sa résurrection.

Plongés dans l’eau du Baptême, nous avons été ensevelis avec le Christ dans la mort afin que, « comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. » (Rm. 6, 4). Dans la perspective de la résurrection, notre vocation de baptisés nous appelle à partager la Passion du Christ, « Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! » (Ph. 2, 6-8).

Philippe de Pompignan


1 Glossaire de la Conférence des Évêques de France
2 Homélie du 3 septembre 2004
3 © 2006, Editions de l’Emmanuel / Théopolis, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris
Ill. : Lawrence of Arabia Spring -A View of the Desert after the Trail – panoramio.jpg – Licence creative common

Les citations en italique à droite sont extraites des prières d’ouverture des messes du mercredi des Cendres, des dimanches de carême et du dimanche des Rameaux.

Pour aller plus loin

 

 

  • Le site eglisecatholique.fr a recensé plusieurs retraites en ligne qui vous permettront de recevoir chaque jour par mail de quoi prier, méditer et progresser dans votre cheminement vers Pâques.

 

  • Pour progresser dans la préservation de notre maison commune, la Terre, retrouver les 20 pas pour la Création conçus par la paroisse de Montigny-le-Bretonneux.

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