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Le Garçon, un film pour un questionnement sur la mémoire, la trace que chacun laisse


Un mélange documentaire et fiction à partir d’un lot de photos retrouvées dans une brocante pour raconter l’histoire d’une famille qui pourrait être la nôtre.

Film de Zabou Breitman et Florent Vassault mêlant deux récits, fiction et documentaire en salles en mars 2025 (1h37)

Fiche d’animation complète à télécharger

 

Pour une réflexion sur la mémoire, l’oubli, la trace que chacun laisse

  • Question éthique posée par le choix des réalisateurs de partir sur des photos d’une ‘vraie’ famille. Ces personnes vont-elles apprécier d’être ‘mises en pâture’ si elles reconnaissent les photos familiales ?
  • Quel objectif semble avoir les réalisateurs en travaillant ainsi sur des inconnus, dans le détail de leur vie quotidienne comme la promenade des chiens… ?
  • Le récit évoque des évènements du quotidien, une succession de petites choses banales.
  • Comment le film nous interroge-t-il sur les souvenirs ? Quelles scènes invitent à vivre dans le passé, tourné vers ses souvenirs ? (scènes dans le train qui ouvrent à l’évocation de souvenirs- le train lui-même se déplace vers la gauche, vers le passé, à l’opposé du sens de lecture en culture occidentale)
  • Le même évènement suscite un souvenir différent pour ceux qui l’ont vécu. En quoi la crainte de l’oubli interpelle les protagonistes ? Quelle question existentielle est ainsi soulevée ?
  • Que penser de cette question du paraître ? Les photos de famille sont souvent posées, pas naturelles, les personnages disent qu’ils sourient même s’ils n’en ont pas envie…
  • Comment la mémoire revient-elle ? on pourra repérer toutes les références à la mémoire. (Notamment sa comparaison à de l’aspirine qui se dissout dans l’eau, les étapes qui font remonter les souvenirs, le rapport au temps qui s’estompe (la boutique est-elle restée ouverte 1 an, 2 ans ou 10 ans ?)…

L’art de raconter

  • « Chaque vie est une aventure qui mérite d’être contée. » Que penser de cette affirmation ?
  • On peut faire écho à d’autres expériences connues pour faire le lien entre générations (les autobiographies, l’écoute des anciens en fin de vie avant qu’ils ne disparaissent…)
  • Comment ce questionnement nous rejoint-il comme chrétiens sur l’importance du récit, l’art de raconter ? On pourra notamment revenir sur les séquences de recherche pour nommer un personnage, ce qui le fait exister.
  • Les chrétiens font la distinction entre le fait de se souvenir ou faire mémoire. Le film pose la question (via les deux jeunes dans le train) : cela fait quoi que l’on se souvienne de nous ? L’autre répond : Rien.
  • Pour nous chrétien, faire mémoire, c’est rendre présent. Cette expérience, qu’offre en particulier la vigile pascale en reprenant toute l’histoire du Salut, est fondatrice pour la foi. Comment cette espérance du Salut pourrait-elle colorer autrement le film et permettre d’apporter une autre réponse que ‘Rien’ ?