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Les principales prières chrétiennes


L'Angélus

Prier avec l''Esprit-SaintTrois fois par jour, le matin, à midi et le soir, aux clochers de bien des églises, les cloches tintent trois fois trois coups suivis d’une volée. Il s’agit d‘une tradition du 14ème siècle, encouragée depuis par de nombreux papes  : la prière de l’Angélus par laquelle l’Eglise médite les récits de l’Annonciation et de l’Incarnation. Ce court récrit de l‘histoire du salut met l’accent sur le «  oui  » de Marie à la volonté de Dieu.
D’emblée (au 13ème siècle) la prière fut associée au tintement de la cloche. Elle fut même précédée de l’antienne «  L’ange s’adressa à Marie  ». C’est progressivement que se fixa et se généralisa la forme de l’Angélus, tel que nous le récitons aujourd’hui.
On sait que chaque dimanche et chaque jour de fête, Jean-Paul II récitait l’Angélus avec les Romains et les pèlerins groupés sur la place Saint-Pierre  : «  Cette prière que je récite tous les dimanches à Rome avec les pèlerins venus sur la place Saint-Pierre nous donne l’occasion d’approfondir notre lien spirituel avec la Vierge Marie qui précède tout le Peule de Dieu dans le pèlerinage de la foi.  »
Nous pouvons aujourd’hui, unis à Marie qui nous fait découvrir la joie d’être un «  oui  » vivant de Dieu par toute notre vie, nous plonger dans cette prière de l’Angélus.

Prière de l’Angélus (en français)

V. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie

R/ Et elle conçut du Saint-Esprit.

Je vous salue Marie…

V. Voici la Servante du Seigneur

R/ Qu’il me soit fait selon votre parole.

Je vous salue Marie…

V. Et le Verbe s’est fait chair

R/ Et il a habité parmi nous.

Je vous salue Marie…

V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu

R/ Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Prions. Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos coeurs. Par le message de l’ange, tu nous a fait connaître l’Incarnation de ton Fils bien aimé, conduis-nous, par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur.

R/ Amen.

Notre Père

Jésus-ChristNotre Père qui es aux cieux,

que ton Nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses,

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous laisse pas entrer en tentation,

mais délivre nous du Mal.

Amen

Je vous salue, Marie

ND de LourdesJe vous salue, Marie, pleine de grâce,

Le Seigneur est avec vous,

Vous êtes bénie entre toutes les femmes,

Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,

Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Je crois en Dieu ou Credo

Credo

Symbole des Apôtres

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre.

Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur  ;

Qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie,

A souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers  ;

Le troisième jour est ressuscité des morts,

Est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.

Amen

Symbole de Nicée

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,

Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles  : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, né de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu Engendré non pas créé, de même nature que le Père  ; et par lui tout a été fait.

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel  ; Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.

Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Ecritures, et il monta au ciel  ;

il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.

Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie  ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire  ; il a parlé par les prophètes.

Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen

Je confesse à Dieu

ConfessionJe confesse à Dieu tout-puissant,Je reconnais devant mes frères,que j’ai péché en pensée, en parole,par action et par omission ;oui, j’ai vraiment péché.

C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie,

les anges et tous les saints,

et vous aussi, mes frères,

de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Magnificat

Magnificat
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur  !
Il s’est penché sur son humble servante  ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles  ;
Saint est son nom  !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leur trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Luc, chapitre 1, versets 46 à 55

«  Le Magnificat est le Cantique de l’Espérance, le Cantique du Peuple de Dieu en marche dans l’histoire. C’est le Cantique de tant de Saints et de Saintes, certains connus, d’autres, beaucoup plus nombreux, inconnus, mais bien connus de Dieu  : mamans, papas, catéchistes, missionnaires, prêtres, sœurs, jeunes, également des enfants, grand pères, grand mères  : ils ont affronté la lutte de la vie en portant dans le cœur l’espérance des petits et des humbles. Marie dit  : «  Mon âme exalte le Seigneur  ». L’Église le chante encore aujourd’hui et elle le chante partout dans le monde. Ce Cantique est particulièrement intense là où le Corps du Christ souffre aujourd’hui la Passion. Où il y a la Croix, pour nous chrétiens, il y a l’Espérance, toujours. S’il n’y a pas l’espérance, nous ne sommes pas chrétiens. C’est pourquoi j’aime dire  : ne vous laissez pas voler l’espérance. Qu’on ne nous vole pas l’espérance, parce que cette force est une Grâce, un Don de Dieu qui nous porte en avant, en regardant le ciel. Et Marie est toujours là, proche de ces communautés, de nos frères, Elle marche avec eux, Elle souffre avec eux, et Elle chante avec eux le Magnificat de l’espérance. Chers frères et sœurs, unissons-nous, nous aussi, de tout notre cœur, à ce Cantique de patience et de victoire, de lutte et de joie, qui unit l’Église triomphante et l’Église pérégrinante, qui unit la terre et le ciel, qui unit notre histoire et l’éternité, vers laquelle nous marchons. L’Espérance est la vertu de qui, faisant l’expérience du conflit, de la lutte quotidienne entre la vie et la mort, entre le bien et le mal, croit en la Résurrection du Christ, en la victoire de l’Amour. Ainsi soit-il  ». 

Pape François – Homélie lors de la Messe en la Solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie à Castel Gandolfo le 15 août 2013

Te Deum

Te DeumNous vous louons, ô Dieu  ! Nous vous bénissons, Seigneur.Toute la terre vous adore, ô Père éternel !Tous les Anges, les Cieux et toutes les Puissances.Les Chérubins et les Séraphins s’écrient sans cesse devant vous :Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées.Les cieux et la terre sont plein de la majesté de votre gloire.

L’illustre choeur des Apôtres,

La vénérable multitude des Prophètes,

L’éclatante armée des Martyrs célèbrent vos louanges.

L’Eglise sainte publie vos grandeurs dans toute l’étendue de l’univers,

O Père dont la majesté est infinie  !

Elle adore également votre Fils unique et véritable  ;

Et le Saint-Esprit consolateur.

O Christ  ! Vous êtes le Roi de gloire.

Vous êtes le Fils éternel du Père.

Pour sauver les hommes et revêtir notre nature, vous n’avez pas dédaigné le sein d’une Vierge.

Vous avez brisé l’aiguillon de la mort, vous avez ouvert aux fidèles le royaume des cieux.

Vous êtes assis à la droite de Dieu dans la gloire du Père.

Nous croyons que vous viendrez juger le monde.

Nous vous supplions donc de secourir vos serviteurs, rachetés de votre Sang précieux.

Mettez-nous au nombre de vos Saints, pour jouir avec eux de la gloire éternelle.

Sauvez votre peuple, Seigneur, et versez vos bénédictions sur votre héritage.

Conduisez vos enfants et élevez-les jusque dans l’éternité bienheureuse.

Chaque jour nous vous bénissons  ;

Nous louons votre nom à jamais, et nous le louerons dans les siècles des siècles.

Daignez, Seigneur, en ce jour, nous préserver du péché.

Ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous.

Que votre miséricorde, Seigneur, se répande sur nous, selon l’espérance que nous avons mise en vous.

C’est en vous, Seigneur, que j’ai espéré, je ne serai pas confondu à jamais.

 

Te Deum laudamus  : te Dominum confitemur. 

Te æternum Patrem omnis terra veneratur. 

Tibi omnes Angeli, tibi Cæli, et universæ Potestates  : 

Tibi Cherubim et Seraphim incessabili voce proclamant  : 

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth. 

Pleni sun cæli et terra majestatis gloriæ tuæ. 

Te glotiosus Apostolorum chorus,

Te Prophetarum laudabilis numerus,

Te Martyrum candidatus laudat exercitus. 

Te per orbem terrarum sancta confitetur Ecclesia, 

Patrem immensæ majestatis  ; 

Venerandum tuum verum et unicum Filium  ; 

Sanctum quoque Paraclitum Spiritum. 

Tu Rex gloriæ, Christe. 

Tu Patris sempiternus es Filius. 

Tu, ad liberandum suscepturus hominem, non horruisti Virginis uterum 

Tu, devicto mortis aculeo, aperuisti credentibus regna cælorum. 

Tu ad dexteram Dei sedes, in gloria Patris. 

Judex crederis esse venturus. 

Te ergo quæ sumus, tuis famulis subveni, quos pretioso sanguine redemisti. 

Æterna fac cum Sanctis tuis in gloria numerari. 

Salvum fac populum tuum, Domine, et benedic hereditati tuæ. 

Et rege eos, et extolle illos usque in æternum. 

Per singulos dies bénedicimus te  ; 

Et laudamus nomen tuum in sæculum et in sæculum sæculi. 

Dignare, Domine, die isto sine peccato nos custodire. 

Miserere nostri, Domine, miserere nostri. 

Fiat misericordia tua, Domine, super nos, quemadmodum speravimus in te. 

In te, Domine, speravi  : non confundar in æternum.

La prière du chapelet est à la fois une prière et une méditation Biblique. Elle ne fait appel qu’à des prières toutes simples, faciles à mémoriser, ce qui laisse l’esprit entièrement libre pour la méditation des scènes bibliques présentes à la mémoire. C’est la prière du pauvre, comme Marie.

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La prière du chapelet peut être prié et médité sans aucun texte écrit ni support matériel, même par les personnes qui ne peuvent pas lire ! On peut donc le pratiquer n’importe où, en silence, par exemple en promenade, ou en se rendant à son lieu de travail. Le chapelet est également idéal pour prier en groupe, même avec des personnes de langues différentes car la séquence des prières fournit des points de repères suffisants ; en effet, le chapelet est universellement connu et pratiqué sous la même forme dans tous les pays du monde !

Matériellement, le chapelet est un instrument de prière. Le chapelet chrétien se compose de 5 séries de 10 grains, enfilés les uns derrières les autres, chaque série étant suivie d’un grain suivie d’un grain séparé. Il est accomodé d’une croix introduite par 5 grains. Ses origines (inconnues) ont toutefois laissées des traces à partir du 12e siècle, époque ou Saint Bernard en fait la diffusion.

Le chapelet se dit de la manière suivante

  • On commence par le Signe de Croix : « Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen. »
  • Puis, on redit notre foi avec la prière du Je Crois en Dieu.
  • Sur le Premier grain, on dit le Notre Père puis sur les trois grains suivants : trois Je vous salue Marie et le Gloire au Père, hommage d’amour et d’adoration à la Trinité : « Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours dans les siècles des siècles. Amen. »

Le chapelet se prie d’ordinaire avec le « rosaire ». On médite avec Marie un événement de la vie du Christ (appelés mystères, ils évoquent des moments de grande joie, de souffrance ou de gloire de la vie du Christ), éventuellement à l’aide d’un extrait de l’Écriture Sainte, en récitant :

  • un Notre Père,
  • dix Je vous salue Marie suivi du
  • Gloire au Père qui termine chaque dizaine.

On répète cette série 5 fois en suivant les grains sur le chapelet.

On peut méditer un mystère (une dizaine de chapelet), un chapelet (cinq mystères, et donc 5 dizaines) ou un rosaire (20 mystères, et donc 4 chapelets ou 20 dizaines). Pour compter, on peut utiliser un dizainier, un chapelet, un rosaire… ou ses doigts !