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Bakhita : de l’esclavage à la sainteté


Un film dans le contexte historique de la 2e guerre qui interroge le dialogue croyant / non croyant

Réalisateur : Giacomo Campiotti

Date de parution : 2009

Durée : série télévisée italienne en 2 épisodes de 103 minutes

La fiche d’animation à imprimer  

Résumé (Allociné)

Née au Soudan, Bakhita, encore enfant, est capturée par des marchands d’esclaves. Souvent frappée et violentée par ses maîtres, elle est ultimement revendue à un marchand vénitien, Federico Marin, qui l’emmène avec lui dans une petite ville italienne afin qu’elle prenne soin de sa fille Aurore, dont la mère est morte. Malgré les préjugés et les oppositions de toute sorte, Bakhita reste bonne et généreuse. Grâce au Père Antonio, curé de la paroisse, elle découvre la foi chrétienne et reçoit le baptême. Elle désire devenir religieuse, mais Federico Marin veut retourner vivre avec elle en Afrique…

Bakhita est morte en 1947 et sera canonisée le 1er octobre 2000 par le Pape Jean-Paul II.

Du film à la parole

Partagez vos réactions spontanées. Chacun évoque librement son émotion sur ce qu’il a vécu pendant la projection du film sans que cela n’entraîne de discussion. Il est important de pouvoir parler de soi, de ce qu’on a ressenti, avant de parler du film….

Analyse :

Le téléfilm n’est pas une mise en image du livre de Véronique Olmi. Il ne cherche pas non plus à retracer avec fidélité ce qui est connu de l’existence de cette femme soudanaise esclave. Il s’agit d’une fiction inspirée de faits réels.

 

Des éléments complémentaires pourront être trouvés dans le dossier de presse du distributeur.

Les premières images permettent de dater le contexte historique du film (mode, véhicules)

 

Les personnages

Repérer les personnages clés qui jalonnent l’histoire de Bakhita.

On peut retracer le chemin de chaque personnage pour repérer son évolution et le rôle de Bakhita dans cette évolution.

Les lieux : Le film nous permet de beaucoup voyager. Pour mieux découvrir comment se traduit l’asservissement de Bakhita, on pourra repérer les conditions de vie en particulier quand elle est arrivée en Europe suivant les milieux sociaux.

Les objets, les éléments symboliques : Que représente le nom de Bakhita (la chanceuse) ? Quel est le rôle du ‘collier’ qu’elle porte ?

Questions soulevées par le film (non exhaustif !) / Propositions d’animation :

  • Autour de la question de la différence culturelle

Dès qu’elle quitte sa tribu, Bakhita est déracinée.

On pourra rechercher toutes les scènes qui montrent un effort d’adaptation, de compréhension du milieu, des personnes avec lesquelles elle se trouve. Par exemple la scène où les enfants volent le bois, autorisés par Bakhita et la manière dont elle se justifie auprès du patron peut nous interroger sur nos différences culturelles. Cela concerne des instants ordinaires du quotidien. Comment cela rejoint-il notre propre expérience ?

  • Grandir

Comment Bakhita aide-t-elle les personnes à choisir leur vie ?

Par exemple en partant des deux religieuses qui viennent la chercher et/ou de l’enfant qu’elle apprivoise.

  • Autour du chemin de foi de Bakhita…et du nôtre.

Dans le 2e film, on découvre le chemin de foi de Bakhita.

Quelles étapes montrent son chemin catéchuménal ?

Quelle est sa posture face à la vie (par rapport à la vérité, par un certain fatalisme sans crainte pour sa vie, l’absence de jugement,…) ?

Qu’est-ce que signifie pour elle l’obéissance dans la mesure où elle choisit à qui elle obéit ?

Que représente pour elle la liberté ? Comment cela rejoint-il son idéal qui lui fait accepter d’être battue ?

Comment ce qu’elle dit au moment de son baptême montre un côté missionnaire ?

 

Comment cela résonne-t-il pour notre propre chemin de foi ?

 

 

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