Logo diocèse de Versailles

Le dépistage prénatal


Question à l’ordre du jour des états-généraux de la bioéthique : Faut-il élargir le dépistage d’anomalies chromosomiques par analyse de l’ADN libre circulant dans le sang maternel pour toutes les femmes enceintes ?

Une consultation citoyenne

De janvier à juin 2018, la consultation citoyenne a pris la forme suivante :

  • un panel de citoyens tirés au sort
  • 300 auditions d’experts (instances religieuses, militants associatifs, monde scientifique, politiques)
  • Des réunions publiques ouvertes à tous sur inscription, organisées par les espaces de réflexion éthique régionaux du CCNE
  • Une plate-forme d’information, d’expression et d’échanges sur internet ouverte à toute contribution.

Le compte-rendu de cette consultation est disponible sur le site des Etats-généraux de la bioéthique. 

Etat des lieux

Actuellement, ce test n’est proposé qu’aux femmes dont les marqueurs sériques est supérieur à 1/250ème.

Risques

Ce dépistage élargi entrainerait l’élimination d’un plus grand nombre d’enfants porteurs d’un handicap. Le risque est de sombrer peu à peu dans une sélection des personnes et la discrimination génétique. Le risque est de mettre en place une forme d’eugénisme libéral avec la recherche par les futurs parents et la société d’un « enfant parfait ».

Pistes proposées par le groupe de travail de la CEF

plutôt que de financer le dépistage pourquoi ne pas encourager la recherche en vue d’améliorer la condition des personnes atteintes de ces pathologies et de leurs familles. Mais une telle finalité implique un changement de regard sur l’accessibilité du handicap.

Sur le même thème