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La recherche sur l’embryon humain


Faut-il élargir l’encadrement de la recherche sur l’embryon humain ?

Une consultation citoyenne

De janvier à juin 2018, la consultation citoyenne a pris la forme suivante :

  • un panel de citoyens tirés au sort
  • 300 auditions d’experts (instances religieuses, militants associatifs, monde scientifique, politiques)
  • Des réunions publiques ouvertes à tous sur inscription, organisées par les espaces de réflexion éthique régionaux du CCNE
  • Une plate-forme d’information, d’expression et d’échanges sur internet ouverte à toute contribution.

Le compte-rendu de cette consultation est disponible sur le site des Etats-généraux de la bioéthique. 

Etat des lieux

En France, plus de 220000 embryons sont congelés. La question de leur utilisation pour la recherche s’est posée dès 1994 interdisant toute recherche portant atteinte à l’intégrité de l’embryon. Depuis des lois successives ont introduit des dérogations temporaires à l’utilisation des embryons ne faisant pas l’objet d’un projet parental. Un renversement fut produit par la loi du 06 août 2013 mettant en place un régime d’autorisations sous conditions et l’obligation de recherches alternatives. Depuis 2016, la recherche est permise sur les gamètes, à des fins de fertilité si les parents sont consentants et selon les principes de prudence, consentement et gratuité.

Risques

Le risque principal est la chosification de l’embryon car la recherche tant sur l’embryon que sur les cellules souches embryonnaires implique la manipulation et la destruction d’embryons humains considérés et utilisés comme un simple matériel biologique.

Pistes proposées par le groupe de travail de la CEF

La recherche sur l’embryon peut être promue lorsqu’elle respecte son intégrité et vise à un meilleur diagnostique en vue de le soigner et de permettre son développement jusqu’à sa naissance. Par ailleurs, il faudrait encourager d’avantage les recherches sur les cellules souches adultes issues du cordon ombilical ou sur les cellules pluripotentes induites (avancée technologique de 2007, permettant de reprogrammer des cellules souches adultes en cellules pluripotentes), ce qui favoriserait la thérapie cellulaire qui ne pose pas de problème éthique fondamental.

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