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Thérapie génique germinale


Peut-on largement utiliser l’intervention sur l’ADN des cellules germinales avec la technique CRISPR/Cas9 ?

Une consultation citoyenne

De janvier à juin 2018, la consultation citoyenne a pris la forme suivante :

  • un panel de citoyens tirés au sort
  • 300 auditions d’experts (instances religieuses, militants associatifs, monde scientifique, politiques)
  • Des réunions publiques ouvertes à tous sur inscription, organisées par les espaces de réflexion éthique régionaux du CCNE
  • Une plate-forme d’information, d’expression et d’échanges sur internet ouverte à toute contribution.

Le compte-rendu de cette consultation est disponible sur le site des Etats-généraux de la bioéthique. 

Etat des lieux

Cette technique est actuellement interdite. Seule l’intervention sur des cellules non reproductives est autorisée. Or, les cellules germinales sont reproductives : elles fabriquent les gamètes ou sont elles-mêmes des gamètes (ovule et spermatozoïdes). Les modifier même dans un but thérapeutique, en insérant, en corrigeant ou en retirant un petit segment de leur ADN, modifie le génome de l’embryon.

Risques

Le patrimoine génétique humain pourrait être progressivement modifié, induisant au pire une mentalité eugénique avec le tri d’embryons et la stigmatisation des personnes qui ne possèderaient pas des qualités particulières. D’autre part,  les possibles conséquences involontaires de la modification du génôme pourraient engendrer de nouveaux problèmes pour l’espèce humaine.

Pistes proposées par le groupe de travail de la CEF

Au contraire de la thérapie génique somatique, la thérapie génique germinale n’offre pas aujourd’hui les qualités nécessaires à une action thérapeutique respectueuse de la dignité humaine et de l’égalité entre les hommes.

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