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amoris laeitia

Formation “EVRAS” – Qu’est-ce que c’est ?


15 et 16 octobre 2016 : les animateurs en aumôneries sont invités à une formation fondée sur l’exhortation « Amoris laetitia » du Pape François.

Formation EVRAS – Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle – pour les animateurs en aumônerie.

Entretien avec Gaelle Steffens

Une responsable engagée

Gaelle Steffens fait partie de l’équipe de l’aumônerie de l’enseignement public où elle exerce sa responsabilité au sein des doyennés de Mantes, Poissy et Meulan.  Forte d’une solide formation acquise dans le Diocèse, ainsi qu’à l’Institut d’études religieuses, elle a aussi l’expérience d’une mère de famille qui lui a fait prendre conscience de la fragilité des jeunes. C’est donc volontiers qu’elle a répondu à l’appel de Geneviève Guilhem-Ducléon, responsable des aumôneries, pour organiser  une formation pour les animateurs, portant sur l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Le projet consiste à soutenir le réseau des animateurs sur ce sujet dérangeant, pour les aider à renouveler le dialogue avec les jeunes, à rendre l’Esprit présent dans ce domaine,dans le cadre d’une formation intégrale de la personne.

 

Un fruit du synode

Le décret n° 11 du synode diocésain prescrivait la tenue d’assises pour la formation affective et sexuelle des jeunes. Tenues en mai 2015, sous la direction d’Olivier Roucher, directeur de l’Enseignement catholique, les assises ont réuni pendant deux jours des prêtres, éducateurs et parents. Jean Matos, consultant auprès de l’évêché de Rennes les a invités à prendre conscience que comprendre la vie affective et sexuelle des 10-18 ans implique de suspendre son jugement et de partir de la réalité telle qu’elle est. « Sans catastrophisme, ni angélisme. » Partant ainsi d’un état des lieux objectif, les assises ont débouché, selon quatre axes de réflexion, sur 12 propositions de parcours. La formation des animateurs est l’une d’elle. Elle se fonde sur la conviction que l’Évangile peut parler aux jeunes de cette question.

 

La joie de l’amour

L’exhortation du Pape François insiste sur la nécessité de former les agents laïcs de la pastorale familiale et consacre plusieurs passages (notamment n° 280 à 285) à l’éducation sexuelle. On y relève que « L’impulsion sexuelle peut être éduquée dans un cheminement de connaissance de soi et dans le développement d’une capacité de domination de soi, qui peuvent aider à mettre en lumière les capacités admirables de joie et de rencontre amoureuse ». « Être heureux », tel est donc le maître mot de la formation.

 

Être heureux

Être heureux implique d’abord de se libérer des principes imposés par le monde, pornographie, messages d’infidélité, banalisation des modèles relativistes. Les jeunes sont dans un monde imprégné de ces idées. La ligne directrice de la formation est de les aider à se construire selon le projet de Dieu qui a créé homme et femme à son image, même si parfois la vie a conduit les uns ou les autres sur des voies différentes. Il y a donc à montrer le chemin vers un Dieu miséricordieux, montrer le chemin de la miséricorde.

Dans un cadre familial qui est souvent décalé par rapport à cela, on peut accueillir ce qu’on y trouve de beau et, partant de là,  montrer ce que veut le Seigneur et la voie de la miséricorde. Étant en paix avec son corps, le jeune peut s’épanouir dans sa féminité ou sa virilité et se rendre libre pour suivre le projet de Dieu pour lui.

La formation

Se fondant sur ces principes, la formation vise à donner bien sûr, aux participants  des outils  sur la manière d’approcher les jeunes sur les thèmes de la vie relationnelle, affective et sexuelle, mais aussi à leur permettre  d’intégrer ces aspects pratiques dans la perspective d’une anthropologie chrétienne. Celle-ci est fondée sur la théologie du corps promue par le pape Saint Jean-Paul II, ainsi que sur celle de la création. L’apport de la récente exhortation lui ouvre également d’autres perspectives.

Afin de s’insérer dans ce cahier des charges, la formation, qui s’étale sur deux journées, suivies plus tard d’une matinée, fait appel, selon le premier volet  à des spécialistes de l’éducation affective et sexuelle. Le second aspect est traité grâce aux ressources internes de l’aumônerie de l’enseignement publics (AEP) , avec le concours du Père Corentin Castex, prêtre référent pour l’AEP de Maurepas, Elancourt, Coignières et Le-Mesnil-Saint-Denis.