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L’adolescence de nos enfants : un temps béni ?


« Béni sois-Tu Seigneur de m’avoir créée !  » Comme il peut être difficile de s’approprier cette exclamation de sainte Claire au moment de l’adolescence ! Voici quelques pistes pour un dialogue serein et constructif avec nos ados.

Il faut l’avouer, nous redoutons parfois d’aborder ce sujet de la puberté avec nos enfants. Nos parents nous en ont dit trop, ou trop peu, ou mal, notre propre adolescence a pu elle-même être un moment difficile à vivre. Et puis, nos enfants en savent déjà tant sur le sujet…

Mais ce n’est pas si sûr ! Qu’en savent-ils au juste ? Ne mendient-ils pas secrètement ce temps béni de partage et de discussion avec leurs parents sur tout ce qu’ils sont en train de vivre ?

Un temps donné pour échanger en profondeur

Qui d’autre que leurs parents pourrait accueillir leurs craintes, leurs interrogations, leurs projets, avec un regard bienveillant et compréhensif ? Les parents sont tous capables de parler à leurs enfants, à leurs ados, de la beauté de leur corps, d’un corps qui change pour devenir adulte, capable de se donner et de donner la vie.

Ce dialogue est source d’une confiance et d’une complicité précieuses à cet âge :  par-delà les oppositions parfois douloureuses, il y a la joie d’un mystère partagé.outil pour le dialogue sur la puberté diocèse de versailles

Ce dialogue ouvre à la redécouverte, ensemble, de ce mystère du corps humain expression de toute la personne, appelée à se donner pour se réaliser pleinement (Cf. Gaudium et Spes § 24).

Ce mystère d’un corps qui invite au respect et à l’émerveillement, et non à la convoitise égoïste.

Ce temps est aussi l’occasion d’approfondir, chacun à son niveau, ce défi plus large de continuer à accueillir son corps, et le corps de l’autre, dans sa force et sa fragilité, à chaque âge de la vie. Car ce défi n’est pas seulement celui de l’adolescence.

Viendra ensuite le temps des mises en garde sur ce qui, aujourd’hui, peut blesser notre personne en blessant le corps ou le regard que nous posons sur lui.  Il nous faudra surtout de la bienveillance et de la délicatesse pour aborder en vérité les dégâts de la pornographie.

 » Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps. » 1 Co 6, 19

Mais comment faire ?

Nous pensons peut-être ne pas avoir toutes les billes pour nourrir ce dialogue dans le temps avec nos enfants. Qu’importe ! Ils seront sensibles à notre parole, à notre témoignage, mais aussi et avant tout, au regard que nous posons sur eux : un regard d’amour inconditionnel, même lorsqu’ils ont des boutons ou une démarche nonchalante. Ils sont infiniment précieux à nos yeux, et aux yeux de Dieu.

Des aides précieuses sont aussi là pour nous aider à faire de ce passage un moment fort entre parents et enfants, constructif et éminemment positif.

  • Les ateliers Cycloshow pour les filles et leurs mères, et XY Evolution pour les garçons et leurs pères sont là pour en témoigner ; sans oublier le parcours Teenstar (pour les ados seuls).
  • Les courtes vidéos des AFC sont aussi une porte d’entrée au dialogue parents/ados (une analyse fine est consultable pour aller plus loin).
  • De même, des ouvrages comme ceux concrets et très complets à destination des pères 1) et des mères 2), d’Inès Pélissié du Rausas, sont des outils de qualité pour initier et toujours reprendre ce dialogue. (A noter que ces livrets ne sont pas d’abord destinés aux ados eux-mêmes).
  • Les chantiers éducation sont une mine de bonnes pratiques en la matière.
  • Enfin, ne craignons pas de prier pour nos enfants, en intégrant un groupe de La prière des mères, notamment.

Prions pour eux et même avec eux. Accueillir son corps et ses bouleversements, ses atouts et ses imperfections, à tout âge de la vie, est un chemin plus spirituel qu’on ne croit !

Nous pourrons dès lors prier avec confiance, sous le regard de Dieu : « C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis. » (Psaume 139, 13-14).

 

  1. Inès Pélissié du Rausas, Papa, s’il te plaît, c’est beau l’amour ?, Que dire à mon fils  préadolescent, éditions Saint-Paul
  2. Inès Pélissié du Rausas, S’il te plaît, maman, parle-moi de l’amour, Que dire à ma fille préadolescente de 9 à 13 ans ?, éditions Saint-Paul

 

Louis-Thomas et Violaine Nessi