Logo diocèse de Versailles

Soukkot 2019, du 13 au 20 octobre : la joyeuse fête des Cabanes !


“Tu célébreras la Fête des Tentes pendants sept jours, lorsque tu auras rentré tout ce qui vient de ton aire et de ton pressoir ; tu te réjouiras à cette fête…” Deutéronome 16, 13-14.

A l’époque du Temple, cette fête agricole était pour le peuple l’occasion d’exprimer sa joie à la vue de la récolte. On puisait l’eau, indispensable, à la piscine de Siloé et on la montait en procession solennelle jusqu’à l’autel du Temple autour duquel on la répandait. “Par l’eau, la terre fécondée se couvre de fruits…” A cette fête agricole la tradition a ajouté une signification historique et religieuse : la mémoire de la traversée du désert vers la Terre Promise pendant 40 jours, sous la seule Providence de Dieu.Ainsi, pendant sept jours, du 15 au 21 Tichri, les familles observantes résident et prennent leurs repas dans une Soukka : une cabane dont le toit est provisoire ; élaborée suivant des règles très précises. Semaine très festive et joyeuse, surtout pour les enfants ! Une expérience familiale unique, chaleureuse, dans une ambiance conviviale et détendue.

“La Soukka représente les nuages miraculeux, “nuées de gloire”, qui entourèrent le peuple juif après sa sortie d’Égypte, lors de la traversée du désert, tandis qu’il se dirigeait vers la Terre Sainte. Ces nuages aplatissaient les montagnes et comblaient les vallées qui se trouvaient sur le chemin du peuple juif. Ils le protégeaient aussi des serpents, scorpions et des flèches ennemies, de même qu’ils nettoyaient et repassaient leurs vêtements sur eux. Lorsque nous résidons dans la Soukka, nous évoquons la miséricorde infinie et éternelle de Dieu à l’égard de chacun d’entre nous.

La Mitsva (bonne action) de résider, de manger et de passer la plus grande partie de son temps dans la Soukka en faisant une bénédiction spéciale est une Mitsva unique : la personne y est entièrement investie, chaque partie de notre corps, chaque cellule de notre personne est totalement enveloppée, investie et absorbée par cette Mitsva.” (1)

Un autre rite marque cette fête : la fabrication du loulav. Les quatre espèces (en hébreu : ארבעת המיניםarba’at haminim) désignent quatre végétaux mentionnés dans la Torah comme l’une des prescriptions majeures et caractéristiques de cette fête et doivent être rassemblées en faisceau, portées (hébreu : נטילת לולב netilat loulav) et balancées lors de la récitation du Hallel (psaumes 113 à 118) au cours des sept jours de la fête.

Le Etrog (cédrat) a un on goût et une bonne odeur. Il représente les personnes qui possèdent la sagesse (l’étude de la Torah) et accomplissent de bonnes actions.
Le Hadas (myrte) a une bonne odeur mais n’est pas comestible. Cela représente les personnes qui accomplissent de bonnes actions mais n’acquièrent pas la connaissance.
Le Loulav (branche de palmier) est comestible mais n’a pas d’odeur. Il renvoie aux personnes qui possèdent la sagesse mais ne font pas de bonnes actions.
La Aravah (feuille de saule) n’a ni goût ni odeur. Ce sont les personnes qui n’étudient pas la Torah et ne font pas de bonnes actions.

Le huitième jour de la fête est appelé : Simhat Torah, la joie de la Torah. Après les prières du soir et après le Kiddouche dans la synagogue, on se livre à des chants et des danses autour des rouleaux de la Torah qui sont portés en procession solennelle dans l’enceinte de la synagogue.  On appelle chaque membre de l’assemblée à « monter » à la Torah, y compris les garçons qui ne sont pas encore Bar Mitsva, qui « montent » accompagnés d’une personnalité de la communauté. Joie de la Torah : “Tourne-la et retourne-la, nous enseigne la Michna, car tout se trouve en elle” ! Une fête qui nous invite, nous chrétiens, à rendre grâce pour ce don précieux qu’est la Parole de Dieu.

Aude de la Motte.

Sources :

Le Judaïsme – Dominique de La Maisonneuve. Ed. de l’Atelier.
(1) Chabad.org
Lamed.fr