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Que lire ?


Les relations entre Juifs et Chrétiens – Compendium

Conférence des évêques de France
Préfaces du Grand Rabbin de France Haïm Korsia, et du cardinal André Vingt-Trois, archevêque émérite de Paris.

248 pages – juin 2019

Le dialogue entre Juifs et Chrétiens est au cœur de la vie de l’Église depuis le concile Vatican II. Il est d’une nature unique et nourrit par la Parole de Dieu. La France en est un lieu essentiel. Voici donc enfin rassemblés, présentés et restitués dans leur contexte, tous les textes de référence de l’Église catholique relatifs aux relations avec le judaïsme. On y trouvera les textes du magistère romain et ceux élaborés par l’Église de France sous l’égide du SNRJ (Service National pour les relations avec le Judaïsme) ou directement par les évêques. Cet ensemble est élargi aux éléments importants qui ont précédé Vatican II, les dix points de Seelisberg et leur préparation avec les dix-huit points de Jules Isaac, et aux différentes réponses de la communauté juive à travers le monde. Une somme interreligieuse qui se lit comme un guide pour construire la fraternité.

Juifs et Chrétiens, les promesses d’un dialogue

Raphy Marciano

Editions du Cerf – juin 2019

Qu’est-ce qui unit les Juifs et les Chrétiens ? Qu’est-ce qui les sépare ? Et ce qui les sépare les oppose-t-il ? C’est à ces questions fondamentales, entre spiritualité et humanisme, que répond Raphy Marciano, qui dirigea pendant longtemps l’Institut universitaire Elie Wiesel et l’ECUJE. Nourri par plus de quarante ans de rencontres, Raphy Marciano présente ainsi aux lecteurs sa vision d’un dialogue moderne, impossible mais nécessaire. Il nous offre sa propre lecture de l’histoire juive, passée et contemporaine, tout en commentant finement Nostra Ætate – la déclaration du concile Vatican II sur les relations de l’Église catholique avec les religions non
chrétiennes. L’ouvrage de Raphy Marciano “Juifs et Chrétiens, les promesses d’un dialogue” est clair, engagé, vivifiant, et cherche à lever tous les préjugés, grâce à la redécouverte des figures et des textes que Juifs et Chrétiens partagent.

Le judaïsme… tout simplement

Sr Dominique de La Maisonneuve

Editions de l’Atelier – janvier 2017

La déclaration de l’évangéliste Jean “Le salut vient des juifs” semble s’opposer à l’idée selon laquelle, pour les chrétiens, c’est de Jésus-Christ que vient le salut. Contradiction apparente qui ne peut être dépassée que par une meilleure connaissance du judaïsme. C’est ce que l’auteure propose ici : une présentation claire, accessible et très documentée de la plus ancienne religion monothéiste. Ses traditions, sa liturgie, sa référence à la Torah, ses fêtes, ses rites. Toutefois, le propos de cet ouvrage n’est pas tant de répondre à la question Qu’est-ce que le judaïsme ? Que de répondre à celle-ci : Que représente un juif pour un chrétien ? Car il s’agit, comme l’explique l’auteure d’entrée de jeu, de ““percer l’abcès” qui empoisonne les relations entre juifs et chrétiens depuis deux mille ans”, en remontant à la source de cet antagonisme et en relatant l’histoire tragique des relations entre juifs et chrétiens, jusqu’au retournement que représente le concile Vatican II qui engage les chrétiens à redécouvrir “le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament avec la lignée d’Abraham” : re-connaître “nos frères aînés dans la foi”, selon la formule de Jean-Paul II, c’est ce à quoi invitait Vatican II, c’est ce à quoi s’attache cet ouvrage.

Le judaïsme dans la vie quotidienne

Ernest Gugenheim

234 pages, EAN : 2226058680

Albin Michel – juin 1998

“Doctrine d’action”, le judaïsme conçoit la foi et les oeuvres comme “indissolublement liées. (…) Mieux encore, les oeuvres sont cette foi même, en action.” Aussi les 613 commandements qui forment le cadre de vie du juif pratiquant embrassent-ils tous les domaines de l’activité humaine. Le livre nous présente les devoirs religieux au long de la journée, de l’année et de la vie, à la synagogue, à la maison et n’importe où, pour les hommes et pour les femmes. Il rappelle l’enracinement historique des prescriptions religieuses, expose leur contenu essentiel et leur signification, évoque l’atmosphère spécifique de chaque usage (sur ce dernier point, voir aussi La Flamme du shabbath de Joseph Erlich). Un glossaire des mots hébreux complète utilement cet ensemble.

L’éclair de la rencontre

Colette Kessler

308 pages – EAN : 2845732104

Parole et Silence – juin 2004

Ce livre est co-préfacé par un juif et par un chrétien, tous deux témoins de Dieu : le professeur Jean Halpérin et le Père Bernard Dupuy o.p. Colette Kessler y a rassemblé “un certain nombre de textes qu’elle a rédigés au cours des trente dernières années, reflétant la perception intime qu’elle a, en tant que juive, de la rencontre entre ces “témoins de Dieu” que sont juifs et chrétiens”. Les textes, écrits entre 1970 et 2000, sont regroupés, non pas selon l’ordre chronologique de leur parution, mais par thèmes. “Va, pars” décrit son itinéraire personnel vers Dieu. Identité juive et Tora s’adresse principalement au peuple chrétien. Sur la rencontre judéo-chrétienne présente deux grandes figures du dialogue judéo-chrétien (Edmond Fleg et Martin Buber), les points de vue croisés des juifs et des chrétiens sur l’autre communauté et leurs attitudes à l’égard des sources de leur foi, des analyses sur des personnes au destin particulier, des faits et des événements au retentissement immense (Edith Stein, Auschwitz), et enfin un ensemble de points communs et de différences irréductibles entre le judaïsme et le christianisme. Les chapitres IV et V nous livrent une lecture juive des principaux acteurs du christianisme : Jésus, Marie et Paul, puis la fête de Noël et plusieurs passages d’Evangile fondamentaux (les Béatitudes, les tentations de Jésus, la Transfiguration). Le dernier chapitre analyse les principaux documents chrétiens sur le judaïsme (les Notes romaines, Nostra Aetate, Eglise et Israël). L’intérêt exceptionnel de ce bouquet d’écrits tient à la compétence intellectuelle d’enseignante de Colette Kessler, diplômée de l’Institut International d’Etudes Hébraïques, directrice des cours d’enseignement religieux à l’Union Libérale Israélite, puis au Mouvement Juif Libéral de France, parallèlement professeur de judaïsme au SIDIC de 1976 à 1988. La valeur de ces textes est également liée à l’attention que Colette Kessler a portée très vite au retour spirituel de l’Eglise vers ses racines juives. Son intelligence du caractère prophétique de ce retournement l’a conduite à un engagement personnel très actif dans les structures de dialogue qui se sont créées après Vatican II. C’est ainsi qu’elle est vice-présidente depuis 1977 de l’Amitié judéo-chrétienne, mais elle s’intéresse aussi au dialogue entre juifs et musulmans, de même qu’aux relations trilatérales entre fidèles des trois grandes religions monothéistes que des malentendus et des conflits tragiques ont trop longtemps séparés et opposés.

Catholiques et juifs, cinquante ans après Vatican II, où en sommes-nous ?

Jean Dujardin

B0094I98VG

Albin Michel – septembre 2012

C’est avant tout en sa qualité d’historien que le Père Jean Dujardin revisite dans ce livre les cinquante années qui nous séparent du Concile Vatican II.

Le père Jean Dujardin, vice-président de l’Amitié judéo-chrétienne de France, est un fidèle compagnon de route du dialogue entre catholiques et juifs. Il a rejoint le Comité épiscopal français pour les relations avec le judaïsme au début des années 1980 avant d’en devenir le secrétaire de 1987 à 1999. Il a également été nommé consulteur de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le judaïsme pendant cinq ans.

L’Eglise catholique et le peuple juif : Un autre regard.

Jean Dujardin

564 pages – EAN : 2702135315

Calmai-Lévy – novembre 2004

Le père Jean Dujardin nous invite, avant toute chose, à une véritable conversion du regard et du coeur. Et pour cela, il nous place face au “choc de la Shoa”. “La Shoah, écrit-il, a laissé l’Eglise catholique et les chrétiens sans voix. De ce silence sont nées les interrogations de la conscience chrétienne et, à travers un long cheminement, à partir de Vatican II, un nouveau regard sur le peuple juif. Pourquoi ce changement historique ? Comment se traduit- il ? Que signifie-t-il ?” Sa formation de philosophe, de théologien, et d’historien d’une part, les fonctions qu’il a occupées – Supérieur général de l’Oratoire de France de 84 à 99, Secrétaire du Comité épiscopal français pour les relations avec le judaïsme de 87 à 99, expert auprès de ce comité – d’autre part, et enfin acteur et témoin direct dans plusieurs affaires ayant opposées l’Eglise à la communauté juive, font du Père Dujardin un observateur d’une lucidité pénétrante. Cela lui permet d’examiner sans complaisance et jusque dans leurs moindres conséquences, les moments-clés des relations entre juifs et chrétiens : la séparation initiale, le lien entre les siècles d’antijudaïsme chrétien et l’antisémitisme moderne, l’attitude de Pie XII pendant la guerre, qui au-delà de celle du Pape, renvoie à celle de l’Eglise toute entière, le retour du peuple juif sur la terre d’Israël, l’affaire du Carmel d’Auschwitz. Dans le respect de ce qui appartient encore au domaine de la confidentialité, le Père J. Dujardin ne laisse rien dans l’ombre. Le mouvement vers la repentance et la purification de la mémoire sont à ce prix. Nous ne sommes pas épargnés par une telle démarche, nous ne sortons pas indemnes d’une telle lecture qui devient une vraie et douloureuse méditation. Une question vient parfois à l’esprit : faut-il aller si loin ? L’histoire d’après guerre nous apporte la réponse : guerres, haines raciales, génocides, tentatives de destruction de l’Etat d’Israël doivent suffire à nous faire comprendre que le combat spirituel du “retour” reste tragiquement d’actualité. Ce livre est une somme et agit comme un phare qui peut nous indiquer le chemin malgré les tempêtes que traversent les juifs, les chrétiens, l’humanité. Discours parfois difficile à entendre. Mais pas plus que l‘était la parole des prophètes.

Juifs et chrétiens, frères à l’évidence. La paix des religions

Mgr Pierre d’Ornellas – Jean-François Bensahel

EAN : 2738133541

Editions Odile Jacob – novembre 2015

Mgr Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes, publie ce 4 novembre 2015 un livre sur son dialogue avec Jean-François Bensahel, président de l’Union libérale israélite de France. Un échange qui fait le point sur les 50 ans de relations judéo-chrétiennes qui ont suivi le Concile Vatican II, mais qui répond surtout aux questions que chacun se pose sur les origines et le sens de ce dialogue.

Le 28 octobre 1965, l’Église catholique opérait une véritable révolution. Par la déclaration Nostra Aetate, elle affirmait avec force le lien de parenté entre les chrétiens et le peuple juif. Une telle affirmation venait bouleverser deux mille ans de défiance judéo-chrétienne et inaugurer, après le temps du mépris, celui de l’estime. Alors que l’Église s’est jadis considérée, à tort, comme le « vrai Israël », revendiquant une sorte de monopole de la révélation divine, elle ne cesse depuis cinquante ans d’insister sur son héritage juif. C’est sur le sens et sur les promesses de cette amitié retrouvée que s’entretiennent Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, et Jean-François Bensahel, président de l’Union libérale israélite de France. Ils ne cherchent pas à réduire les différences ni à gommer les particularités. Mais, soucieux de mettre en œuvre l’« altérité du dedans » qui les réunit, ils dialoguent en frères jumeaux.

Aujourd’hui, nombre de conflits semblent obéir à des raisons religieuses, et le monde paraît submergé par les fondamentalismes. Faut-il les laisser gangrener l’humanité ou, au contraire, chercher à promouvoir l’entente et le dialogue ? La rencontre entre Jean-François Bensahel et Mgr d’Ornellas est capitale. Bien plus qu’une simple discussion, elle est traversée d’une évidente urgence : christianisme et judaïsme forgent ensemble une arche de paix pour tous les hommes et l’expression sereine de leur diversité. Plus qu’un vœu pieux, un programme quasi politique.

Mgr Pierre d’Ornellas est archevêque de Rennes depuis 2007 et président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat depuis 2011. Il fut, de 1997 à 2006, évêque auxiliaire de Paris. Jean-François Bensahel est président de l’Union libérale israélite de France-synagogue de la rue Copernic.

Extrait de la préface, par les auteurs : « La révolution est en marche. Il est essentiel de ne pas l’interrompre en chemin. L’Église aurait trop à y perdre ; le peuple juif a tant à y gagner. Pour les chrétiens, cette rencontre est aussi vitale que nécessaire. Pour les juifs, elle s’inscrit dans l’Alliance dont ils sont porteurs. Pour tous les hommes, elle est un message pour leur espérance. (…) Nous offrons nos propos à la bienveillance de lecteurs désireux de percevoir l’espérance à l’œuvre aujourd’hui : monte, de plus en plus puissamment et de toutes les parties du monde, un appel à la fraternité qu’il est impossible, désormais, d’ignorer. Cet appel universel reçoit une confirmation radicale de la nouveauté – l’amitié fraternelle – à laquelle juifs et chrétiens ont maintenant conscience d’être appelés par l’Éternel, notre Dieu. »

Juifs et chrétiens en dialogue : 4 volumes – Articles publiés dans l’AJCF

Jérôme Beau, Bruno Charmet, Yves Chevalier

Parole & Silence

1 Juifs et Chrétiens, pourquoi nous rencontrer ?

2 Juifs et chrétiens, pour approfondir le dialogue – 2013

3 Chrétiens, à l’écoute de la tradition d’Israël – 2013

4 Juifs et chrétiens face à la shoah – 2016

Le quatrième volume de la collection « Juifs et chrétiens en dialogue » regroupe un ensemble d’articles publiés au fil des années dans la revue de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France autour de la question : “Quel « sens » peut-on donner à la Shoah” ?

Il s’agit là d’un thème longuement étudié par ailleurs, mais sur lequel des juifs et des chrétiens, en dialoguant, ont peut-être quelque chose de particulier à dire. Ce qui frappe, dans la mesure où les articles sont présentés à peu près chronologiquement, c’est l’approfondissement de la réflexion au long du temps. Les premières réflexions, publiées au cours de la première année d’existence de la revue, en 1975, sont issues d’un Colloque organisé à Hambourg par l’International Council of Christians and Jews, (organisation internationale de l’Amitié Judéo-Chrétienne. Il s’agit encore de « balbutiements », d’une parole qui se cherche et a quelque mal à trouver le ton juste. Les derniers articles, volontairement regroupés dans une partie à part, ceux du Père Michel de Goedt, proposent une réflexion extraordinairement dépouillée qui ne cherche pas à « expliquer » la Shoah, mais à dire, en théologien, « ce qui y fait nuit, et la plus épaisse des nuits ».

Juifs et chrétiens partenaires de l’unique Alliance : Témoins et Passeurs

Bruno Charmet

EAN : 2889185141

Parole & Silence – mai 2015

Voici un livre qui vient à son heure alors que nous approchons du premier cinquantenaire du Concile Vatican II et de la Déclaration Nostra Aetate. Avec l’art du détail et de la précision qui le caractérisent, et à l’aide de nombreuses et précieuses archives le plus souvent inconnues du public, Bruno Charmet entreprend de nous montrer le travail de pionnier des grands artisans des textes que nous n’avons pas fini de découvrir… Si le travail et le combat inlassables de Bernard Dupuy et de Colette Kessler nous sont familiers, l’action courageuse de Jacques Maritain comme du Cardinal Journet le sont peut être moins, ce qui rend la lecture de ces pages tout à fait passionnante.

Le Christ Juif. A la recherche des origines

Daniel Boyarin

190p. EAN : 2204099589

Editions du Cerf – août 2013

Traduction de Marc Rastoin avec la collaboration de Cécile Rastoin.

Préface du Cardinal Philippe Barbarin.

En introduction, Daniel Boyarin part de recherches récentes pour déplacer la date de la séparation entre Juifs et chrétiens au-delà du Concile de Yavné vers 90, jusqu’aux Conciles de Nicée 325 ou de Constantinople en 381. Dès lors il écrit que durant les trois premiers siècles, « bien des personnes ne voyaient pas de contradiction, semble-t-il, d’être à la fois juif et chrétien » (p.22), et qu’« on reconnaît de plus en plus que les Évangiles eux-mêmes – et même les lettres de Paul – sont une part intégrale de la religion du peuple d’Israël du premier siècle de notre ère. » (p. 34)

Dans les quatre chapitres du livre, Daniel Boyarin argumente pour confirmer le bien fondé de ces deux affirmations, en utilisant comme méthode d’exégèse, le midrash qu’il définit comme « une manière de multiplier la mise en rapport des versets de la Bible avec « d’autres » versets et passages de façon à déterminer leur signification. » (p. 173) Ainsi à partir de l’Évangile de Marc, il revisite les idées mises en avant habituellement pour définir les différences entre judaïsme et christianisme. Il éclaire en premier les déclarations de Jésus Fils de l’Homme, Fils de Dieu, par l’analyse de passages de Daniel 7, de versets de Psaumes, d’écrits du IInd siècle avant notre ère : « Les Similitudes » dans les Livres d’Hénoch et le 4ème Livre d’Esdras. Puis avec le rappel de la Tradition des Anciens, il explique aussi les controverses sur la nourriture, et termine par une relecture brillante du Christ souffrant avec Daniel 7 et Isaïe 53.

Un ouvrage court mais dense et convaincant.

Juifs et Chrétiens : Repères pour dix-neuf siècles d’histoire

Béatrice de Varine

EAN : 2220065227

Desclée de Brouwer – mai 2013

Depuis le concile Vatican II (1962-1965), l’Eglise a fait de nombreuses recommandations aux catholiques pour qu’ils portent un “nouveau regard” sur le peuple juif dont Jésus lui-même est issu. Mais comment avoir ce nouveau regard si l’on ne sait pas vraiment ce qu’a été l'”ancien” regard ?

Dans son livre, Béatrice de Varine propose aux non-historiens et aux étudiants en histoire des religions, une « vaste synthèse concernant à la fois l’histoire du peuple juif et celle de ses relations avec les chrétiens. » Elle communique ainsi son travail d’enseignement au SIDIC et à l’École cathédrale du Collège des Bernardins.

La présentation de l’ouvrage en trois parties chronologiques permet de rappeler les grandes césures de l’histoire – la Réforme puis les Révolutions – tout en respectant la diversité des situations politique, économique et culturelle, dans l’espace et dans le temps. De plus, en consacrant de nombreux développements à la religion juive, à l’importance des sépharades durant le Moyen Âge, aux différents courants de pensée au cours des siècles, Béatrice de Varine éclaire la complexité de la situation présente. Ce livre est donc un livre de références, les titres et notes en bas de pages en font un outil de travail précieux. C’est aussi un livre de conviction : il devrait aider les catholiques à comprendre ce « nouveau regard » de l’Église depuis Vatican II, et lever les peurs qui viennent souvent des incompréhensions.

Les antisémitismes français : De la Révolution à nos jours

David Shapira

315 pages

Le bord de l’eau, coll. Clair & Net – septembre 2011

Pourquoi ce livre ? Un ouvrage synthétique, accessible à tous, adolescents comme enseignants n’existe pas. Cette vulgarisation du sujet permettra à tous de se faire rapidement une idée sur la question et de trouver également certaines réponses à leurs interrogations. Chaque chapitre est consacré à une période symptomatique, il analyse les particularités de chaque phase. Tout en fournissant le maximum d’information, l’auteur s’est efforcé de ne pas écrire plus de 25 à 30 pages pour chaque chapitre. Évidemment, les intervalles dits « calmes » en matière d’antisémitisme sont traités plus succinctement que les époques de grandes crises. Ce livre est bien un panorama.

Cet ouvrage présente les différents courants idéologiques et manifestations de l’antisémitisme en France depuis la Révolution française jusqu’à nos jours. Cette étude chronologique analyse, période par période, la spécificité et l’expression de l’idéologie antisémite. De la tendance révolutionnaire opposée à l’octroi de la citoyenneté aux Juifs résidant en France jusqu’à l’alliance des altermondialistes avec les tenants d’un Islam radical, d’un Napoléon à un autre, du socialisme farouchement opposé au « règne des banquiers » jusqu’au réveil nationaliste du 19ème siècle, de l’affaire Dreyfus à l’antisémitisme d’Etat durant Vichy, ce livre étudie avec minutie l’ensemble des opinions et expressions d’une haine séculaire. Il démontre, entre autres, que, contrairement à l’Allemagne ou à l’ensemble des pays de l’Europe de l’Est, l’antisémitisme en France est souvent (à l’exception du Régime de Vichy) un phénomène mineur qui n’a pas de répercussion politique majeure. De même, l’antisémitisme n’empêche pas le judaïsme français de jouir d’une intégration modèle, preuve en est le rayonnement de la France dont le modèle est envié par l’ensemble des communautés juives dispersées en Europe avant la Seconde guerre mondiale. Ce livre, écrit dans un style clair et précis, aborde également la question des réactions des dirigeants de la communauté juive face aux différentes vagues d’antisémitisme qui ont marqué l’histoire française.

David Shapira est historien et journaliste. Il a publié la biographie Jacob Kaplan – Un rabbin témoin du XXème siècle (Albin Michel, 2007).

La promesse

222 pages, EAN 9782845731493

Parole et Silence – novembre 2002

« L’Ancien Testament n’est ni une propédeutique, ni une préparation littéraire, ni un recueil de thèmes et de symboles : c’est un chemin véritable, nécessaire et actuel. Actuel, non par des rapprochements anecdotiques, mais par la communion et l’obéissance à Dieu ; actualité spirituelle de l’entrée dans le mystère de l’Election. »

Présentation de l’éditeur : Les nations chrétiennes étaient, par la foi dans le Messie crucifié, redevables de l’espérance d’Israël ; elles ont relégué en marge de leur société, abandonné à la pauvreté et à la marginalité, rejeté dans la dépossession de tout bien, de toute racine, de toute identité, le peuple choisi par Dieu pour en témoigner. N’est-ce pas le peuple juif qui a été le témoin le plus visible de l’eschatologie pendant quinze siècles d’Europe ? Peuple de témoins malgré eux, en dépit d’eux-mêmes, vivant dans la fidélité jusqu’au martyre, dans le péché peut-être, mais témoins de ce que le royaume n’est pas de ce monde. Le martyre et l’attente messianique des juifs n’auraient-ils aucun sens, aucun prix pour l’Eglise, qui attend le retour de son Sauveur, qui attend la Parousie du Sauveur de tous ? Certains passages pourront paraître excessifs ou parfois déconcertants. Que les uns et les autres m’accordent le crédit de la bonne foi, dans le service de la Parole de Dieu livrée aux hommes pour le bonheur et le salut de tous.

Israël et ses paradoxes

Denis Charbit

320 pages, EAN : 9782846704427

Ed. Le Cavalier Bleu, 12 mars 2015

Mot de l’éditeur : Israël, plus que tout autre pays, suscite les passions. Pro- et anti- attisent la polémique à coup d’idées reçues : « Israël et le lobby juif dictent la politique des États-Unis au Moyen-Orient », « Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient », « Israël pratique l’apartheid », « Tsahal est l’armée du peuple », « Israël est un État théocratique », etc.
À force de combattre les préjugés des uns et des autres, c’est débattre qui est devenu impossible. C’est la grande ambition de ce livre que de favoriser le retour au débat : exigeant, argumenté, contradictoire, conjuguant les divergences, autorisant les convergences. Quiconque tient que toute la vérité vient d’Israël et que la Palestine est mensonge ; quiconque pense que le Mal est israélien et que le Bien est palestinien, ne trouvera guère dans ce livre de quoi blinder ses convictions. Il ne s’agit pas non plus de décréter une symétrie entre les causes et de croire à une neutralité possible. Ni État d’exception ni État exceptionnel, Israël est « un État comme les autres », avec ses paradoxes. Cela ne le dispense nullement de rendre compte de ce qu’il est et de rendre des comptes sur ce qu’il fait.

Denis Charbit est maître de conférences au département de sociologie, science politique et communication à l’Open University d’Israël. Ses recherches portent sur le sionisme et sur les intellectuels français de l’Affaire Dreyfus à nos jours.

L’unique alliance de Dieu

Joseph Ratzinger

110 pages, EAN : 9782889189533

Parole et Silence – février 2017

Présentation de l’éditeur : Le souci de la paix, de la justice et du respect de la création s’inscrit désormais dans le cadre de la rencontre des religions, l’autre grand thème actuel étant celui des relations entre l’Église et Israël. Ces « priorités de la situation de l’Église et de la théologie » font le prix de ce recueil. C’est à la lumière des relations judéo-chrétiennes que le cardinal Ratzinger médite le dialogue des religions dans la quête contemporaine d’unité. Celle-ci n’est pas à portée de l’expérience humaine des « religions mystiques » ni de notre agir humanitaire. Mais en Jésus, le Dieu d’Israël est devenu le Dieu des peuples du monde. La foi dans le Fils et le Serviteur de Dieu donne accès à la nuée mystérieuse sans renoncer à la vérité. L’annonce de l’Évangile de Dieu est une part nécessaire de la conversation des hommes, religieux ou athées, en recherche de communion.

La conscience juive de l’Eglise, Jules Isaac et le Concile Vatican II

Norman C. TOBIAS

338 pages, 22 €

Salvator, coll. Biographie – octobre 2018,.

Il y a maintenant un peu plus de 50 ans, le Concile Vatican II adoptait à une écrasante majorité une Déclaration sur les rapports de l’Église catholique avec les religions non chrétiennes dont la quatrième partie traite de « la religion juive ». L’importance de cette Déclaration n’est plus aujourd’hui à démontrer : elle a renouvelé le regard de l’Église sur les autres religions et tout particulièrement sur les Juifs et le Judaïsme. Le rôle de Jules Isaac dans l’inscription de ce sujet à l’ordre du jour du Concile et dans l’orientation qu’a prise la réflexion des responsables de l’Église sur ce sujet est généralement reconnu de ceux qui ont suivi cette histoire, mais aucun ouvrage n’avait, jusqu’à présent, été consacré à l’examen détaillé de cette question.

Cf. https://www.ajcf.fr/LA-CONSCIENCE-JUIVE-DE-L-EGLISE.html

L’Eglise au pied du mur

Michel Remaud

109 pages

Bayard – 2007

Présentation de l’éditeur : Le discours tenu par l’Eglise sur le judaïsme dans la seconde moitié du XXe siècle contraste du tout au tout avec celui des siècles passés. Le pas franchi apparaît désormais irréversible. Pourquoi l’enseignement chrétien sur les juifs a-t-il été aussi longtemps malveillant, au point qu’un historien a pu parler d'” enseignement du mépris ” ? Pourquoi ces retrouvailles tardives entre l’Eglise et le peuple dont elle est née ? Vers ou nous mène cette ” révolution copernicienne ” dont on peut penser qu’elle ne fait que commencer ? Quelles nouvelles questions fait-elle surgir ? Michel Remaud décrypte l’un des grands enjeux du pontificat de Benoît XVI et l’une des révolutions majeures de l’histoire de l’Eglise.

Michel Remaud, docteur en théologie, hébraïsant, bon connaisseur de la littérature rabbinique ancienne, dirige l’Institut chrétien d’études juives et de littérature hébraïque, à Jérusalem. Il est l’un des premiers à avoir réfléchi sur un nouveau rapport entre chrétiens et juifs.

Paroles d’Evangile Paroles d’Israël

Michel Remaud

Parole et Silence – 2012

La lecture juive de l’écriture manifeste une étonnante liberté. Souvent les rabbins éclairent un texte par un autre texte ou par une histoire. Michel Remaud, spécialiste reconnu du dialogue entre juifs et chrétiens, nous introduit à cette lecture si particulière. Ici ce sont les paroles mêmes de Jésus qui sont mises en rapport avec les textes de la sagesse juive. Par exemple, en écho à la parabole du fils prodigue, l’auteur rapporte ce commentaire du verset “Reviens Israel” (Os 14,2) “Il en va comme d’un fils de roi éloigné de son père par une distance de cent jours de marche. Ses amis lui disent ‘retourne chez ton Père” il leur dit “je ne peux pas” son père lui envoya dire “Marche autant que tes forces te le permettent et moi je viens à ta rencontre pour le reste du chemin”. De surprise en surprise, quelques perles du talmud sont ainsi mises à notre portée qui viennent élargir notre compréhension des évangiles.

L’autre

Hervé élie Bokobza

501 pages

Editions de l’Oeuvre – mai 2009

Présentation de l’éditeur : Attaché aux sources les plus représentatives du judaïsme, Hervé élie Bokobza affirme que l’être humain est non seulement la créature, mais l’associé du Créateur. Que le projet divin est universel, puisqu’il inclut dès le départ l’ensemble de l’humanité. La vision de l’homme contenue dans la tradition juive rend impossible l’utilisation de la théologie à des fins racistes et xénophobes. Novateur et salutaire, ce livre place la relation à l’étranger au centre de l’anthropologie façonnée par la Bible. Les lois morales du décalogue fondent notre civilisation, elles donnent sa dimension universelle à la pensée juive. Hervé élie Bokobza brosse, par touches successives, le tableau d’un monde biblique ouvert à la diversité humaine, à la multiplicité des peuples et des nations ; il rend caduques les lieux communs qui veulent faire du judéo-christianisme un instrument du rejet de l’autre. Ce faisant, il éclaire la modernité. Jamais encore un travail de cet ordre n’a été entrepris, en France.

Hervé élie Bokobza intègre la yéshiva (école religieuse) à l’âge de quinze ans. Publiés en hébreu après la fin de ses études universitaires religieuses aux Etats-Unis, ses textes consacrés à l’enseignement approfondi du Talmud sont salués par les plus hautes autorités religieuses juives de notre temps. Fortement engagé dans le dialogue interreligieux, Hervé élie Bokobza est l’auteur d’Israël-Palestine : la paix à la lumière de la Torah. Le grand rabbin Haïm Korsia. préfacier de l’ouvrage, est aumônier général de l’armée de l’air et membre du Comité national d’éthique.

La Bible des familles

Marie Noelle Thabut

Artège – 2017

Dans les Bibles qui sont à disposition du grand public, il faut souvent choisir :- soit une Bible enfantine pour initier les plus jeunes et les accompagner au catéchisme ou leur offrir leur cadeau de communion – soit une Bible adulte… qui court le risque de demeurer sur une étagère malgré les bonnes résolutions de l’acquéreur. Or la Bible est lisible par tous… moyennant un guide sûr pour accompagner le lecteur. C’est cet accompagnement qu’offre la nouvelle édition de La Bible des familles. S’appuyant sur l’expérience de nombreux lecteurs de la Bible, néophytes ou expérimentés, cette Bible comprend : – la nouvelle traduction officielle de la Bible, dans la version liturgique de l’Église catholique ; – un texte de Marie-Noëlle Thabut établissant le lien entre les différents livres de la Bible. L’une des grandes difficultés de la Bible est qu’elle est composée de textes de genres divers, formés au cours des siècles, et dont l’âge d’écriture ne correspond pas à l’époque des événements racontés. Il est donc nécessaire d’avoir une mise en perspective permanente pour ne pas mal interpréter les textes.- des dossiers qui comportent les éléments culturels indispensables pour la compréhension des textes : situation historique, frises, vocabulaire, habitudes de vie, généalogies, géographie… Tout ce qu’il faut pour mieux comprendre le sens littéral du texte.- des index, des cartes…- une cinquantaine d’illustrations inédites par un illustrateur de grand talent : Éric Puybaret, et qui forment une fresque biblique de l’alliance de Dieu avec les hommes.- et un confort de lecture optimisé par une mise en page aérée, lisible et moderne.