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Quand un jeune vicaire est appelé à devenir curé


Le père Jean-Baptiste Bellet, comme le père Gabriel Dos Santos ordonné aussi en 2014, est appelé à devenir curé à partir du 1er septembre. Il témoigne des caractéristiques des premières années de prêtrise et du ministère qu’il se prépare à vivre pour la première fois.

Comment se passent les premières années en paroisse en tant que vicaire ?

On approche déjà la réalité paroissiale lorsque l’on est diacre en vue du sacerdoce, pour ma part c’était à Sartrouville. De retour de deux années d’études à Rome, j’ai été envoyé au Chesnay-Rocquencourt en tant que vicaire. C’est en tant que vicaire que le jeune prêtre découvre concrètement ce pour quoi il a été appelé.
La mission d’un jeune vicaire est souvent tournée vers les jeunes et les familles. Une partie de cette mission lui est donnée par l’évêque ; par exemple, être aumônier d’aumônerie ou d’établissement scolaire…. mais la plupart des tâches sont confiées par le curé. C’est lui qui donne le cap et la vision pour la paroisse.
Ces premières années colorent le ministère d’une façon particulière : On y découvre la joie de conduire vers le Seigneur par l’annonce, les sacrements, la formation… De même on évolue dans sa manière de préparer et de prononcer ses homélies. Les paroissiens sont pour cela d’une aide encourageante et bienveillante ! Pendant ces premières années en paroisse on apprend aussi à faire la part des choses entre l’urgent, le nécessaire, ce que l’on aime et là où l’on est moins à l’aise et ce toujours dans le cadre des missions qui nous sont confiées. On apprend enfin à gérer son temps et à en garder pour se nourrir intérieurement : conserver une vie de prière et continuer à se former. Il existe depuis maintenant 2 ans une journée de formation appelée le “mardi des prêtres” pour ceux qui sont ordonnés depuis moins de 5 ans et c’est vraiment une bonne initiative.

L’appel et la transition

L’appel est différent et ressenti différemment en fonction de chaque prêtre. Pour ma part, mon désir premier c’est servir et servir en tant que prêtre. Je dirais qu’un prêtre diocésain est un peu comme le disciple Pierre que Jésus envoie jeter ses filets plus loin.
Cependant le ministère de curé est particulier : les responsabilités sont plus larges et plus variées et il est souvent question de temporel (gestion des bâtiments, ressources humaines, relations publiques… ) et lorsque l’on est curé, c’est tous qui nous sont confiés !  Lors de l’appel, je n’ai pas douté ; j’y ai vu une marque de confiance de notre évêque et de son conseil.  J’ai des grandes interrogations sur ma prise de fonction car les deux paroisses sont si différentes  en matière de ressources humaines, spirituelles et matérielles,… Je vais rejoindre un groupement riche d’une dizaine de clochers, un vaste territoire pour une communauté paroissiale à taille humaine. On parle déjà de tous ces sujets avec le curé actuel du groupement paroissial d’Aubergenville, le p. Damien Warnan et son équipe paroissiale d’animation que je vais rencontrer très bientôt. En effet, le calendrier paroissial s’établit dès maintenant même si je reste au service de la paroisse du Chesnay jusqu’au 1er septembre !

L’importance de la vie fraternelle

Il y a deux points de joie et de confiance que je voudrais souligner en attendant de rejoindre le groupement paroissial d’Aubergenville : je vois bien à quel point le p. Damien Warnan est attaché à ses paroissiens… c’est plutôt bon signe ! Et plusieurs prêtres amis en sont originaires, dont le p.Gabriel  Dos Santos et le p. Jacques Noah Bikoe, qui ont fait leurs études dans les mêmes années que moi.
Je sais aussi que pour mes premiers pas je pourrai compter sur les prêtres voisins et ceux du doyenné dans une vie fraternelle riche. C’était déjà le cas au Chesnay-Rocquencourt, où j’ai pu apprécier la vie communautaire : nous partageons la prière des laudes, certains repas, une même habitation. Dès la rentrée, j’aurai aussi la joie d’accueillir au presbytère un prêtre étudiant.