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Fêtes et mémoires : la joie de célébrer


Les fêtes chrétiennes qui jalonnent l’année liturgique sont une invitation pour nous les baptisés, à renforcer notre foi. Tous, nous sommes invités à y participer, à célébrer la bonté de notre créateur, en tant que peuple de Dieu rassemblé autour de l’Eucharistie.

Pâques et chaque dimanche de l’année

La Fête de Pâques est au centre de notre vie chrétienne. Elle la fonde car, comme dit l’apôtre Paul, « si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine. »(1)

C’est pourquoi Pâques est célébré avec une solennité particulière que les fidèles ont naturellement l’obligation de partager. Après le trois jours saints qui mettent en lumière l’Eucharistie, la Croix et la mise au tombeau, vient le large déploiement de la joyeuse veillée pascale qui reprend toute l’histoire du salut. Les célébrants peuvent y revêtir les ornements d’or, en signe de la lumière précieuse de la Résurrection.

De l’évènement pascal découlent tous les autres dimanches de l’année. L’assemblée chrétienne vient célébrer sa foi dans le sacrifice du Christ mort et ressuscité pour le salut du monde. En ce jour du Seigneur, premier jour de la semaine, les fidèles rendent grâce à Dieu qui les a « régénérés pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts. » (2)

La joie de célébrer

Le dimanche et les jours de fête, les fidèles se rassemblent dans la joie de célébrer, comme autrefois les premiers baptisés « assidus à l’enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. (3) »

Saint Pierre, poussé par l’Esprit, dit sa joie et son allégresse de proclamer sa foi en la résurrection du Seigneur (4). La foi et l’amour du Seigneur lui procurent « une joie indescriptible et glorieuse. » (5)
 A sa suite, le peuple fidèle est invité aux fêtes chrétiennes qui sont l’occasion de se réjouir à commencer par les prêtres et les religieux qui associent la communauté à leur joie de célébrer.

Pourquoi autant de fêtes ?

L’année est jalonnée de fêtes, placées comme des repères sur le chemin de notre conversion. Pour nous aider à percevoir l’éternelle nouveauté de la foi, la liturgie leur donne des importances diverses et leur attribue des couleurs liturgiques diversifiées.

Au nombre de quatre en France, les fêtes dites d’obligation sont reconnue par l’État comme fêtes légales et jours fériés. Ce sont la Nativité, l’Ascension, l’Assomption et la Toussaint.

La couleur liturgique est le blanc, couleur attribuée à Dieu et à l’Eucharistie. Comme pour le dimanche, les fidèles y sont invités à s’abstenir « de ces travaux et de ces affaires qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur ou la détente convenable de l’esprit et du corps. »(6)

L’Église propose d’autres solennités, en semaine, à l’attention particulière des fidèles. Il s’agit notamment des fête de la Sainte Famille et de la Trinité, la Fête-Dieu,  celles du Sacré-Cœur et du Christ-Roi. S’y ajoutent la fête de Marie Mère de Dieu, celle de Marie, Mère de l’Église et certaines fêtes de saints. La couleur liturgique est généralement le blanc. Le rouge des martyrs marque le jour des saints Pierre et Paul.

Tous les autres jours de l’année sont marqués par des mémoires de saints ou des rappels de points essentiels de la foi. Parfois facultatives, ces mémoires orientent la prière et la méditation du jour. La couleur des ornements peut être celle du temps liturgique, vert pour le temps ordinaire, violet pour l’Avent et le Carême. Elle peut aussi être spécifiée par le calendrier, rouge pour les mémoires des martyrs ou blanc pour d’autres mémoires.

Le rose est parfois employé le troisième dimanche de l’Avent et le quatrième dimanche de carême, là où les oraisons invitent les fidèles à se réjouir de l’approche de Noël et de Pâques.

En conclusion

Dans la liturgie, comme dans d’autres domaines, l’Église a institué des règles, comme celle des fêtes d’obligations qui sont spécifiées dans le Code de droit canonique. Pourtant ce dernier les place en dessous de la loi suprême Celle-ci est spécifiée dans la dernière ligne de l’ouvrage : « Le salut des âmes […] doit toujours être dans l’Église la loi suprême. » (7)
La joie du Christ vivant qui nous conduit au Père par l’Esprit, demeure le fil conducteur du bonheur de célébrer !

Philippe de Pompignan
Merci au p. Claude Touraille pour son concours

Pour aller plus loin :

Les fêtes catholiques
L’année liturgique
Les fêtes liturgiques

 


1 Cf. 1 Co. 15, 14
2 1 P. 1, 3
3 Ac. 2, 41-42
4 Cf. Ac. 2, 26
5 Cf. 1P. 1, 8
6 Code du droit canonique, can. 1246 et 1247
7 Can. 1752