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L’appel de Dieu


Au sujet de l’appel de Dieu, Jean-Paul II écrivait, dans Ma vocation, don et mystère : « L’histoire de ma vocation sacerdotale ? C’est Dieu surtout qui la connaît ».

L’appel à devenir prêtre est en effet bien mystérieux : pourquoi Dieu me choisit-il moi plutôt qu’un autre ? pourquoi j’entends son appel à tel moment de ma vie, et non pas plus tôt ou plus tard ? pourquoi suis-je bousculé par lui alors que la manière dont j’engageais ma vie d’adulte me semblait belle et cohérente ?
Ces « pourquoi » restent toujours sans réponse, parce que l’histoire d’une vocation est d’abord l’œuvre de la liberté de Dieu, et Dieu a ses raisons que nous ne connaissons pas. Demandons-nous plutôt comment être attentif à la voix du Seigneur. Car, quelque soit son appel, notre disponibilité intérieure est la première condition pour pouvoir répondre : écouter Dieu qui me parle dans la prière, l’écouter me dire que son appel est un chemin de bonheur.

Quels types de cheminement rencontrons-nous parmi les séminaristes du diocèse ?

Certains se sont lancés d’un coup en direction de la vie sacerdotale, suite à un appel survenu comme irruption inattendue, d’autres ont porté longuement un questionnement né dans un mouvement scout ou au contact d’un prêtre en paroisse, tout en continuant leurs études ou en commençant leur vie professionnelle. Souvent, ils ont suivi le parcours Recherche-Vocation du diocèse de Versailles, conçu spécialement pour avancer dans le discernement. Tous ont aspiré à la sainteté en s’unissant chaque jour un peu plus intimement au Christ, comme on construit une amitié solide.

Sur le chemin de la vocation, il faut donner du temps au temps, faire preuve de patience vis-à-vis de soi-même, laisser mûrir le désir de répondre à l’appel entendu.

Car, si certains séminaristes ont vécu les premiers temps de l’appel à la façon du prophète Jérémie, comme le « feu dévorant » d’un désir qui consume (Jr 20, 9), si d’autres ont été effrayés comme Moïse (Ex 3, 11) parce qu’ils ne se sentaient vraiment pas à la hauteur, à la fin, tous ont posé le choix libre d’adhérer au désir profond qu’ils avaient reconnu en eux. Les fruits de la vraie liberté sont alors donnés : la joie et la paix issues de la communion avec Dieu.

On comprend alors l’importance d’être aidé par une tierce personne, lorsqu’on reconnaît porter en soi la question de l’appel : bénéficier de l’aide d’un prêtre permet de prendre régulièrement du recul sur sa vie, de l’éclairer dans son ensemble et d’y lire la présence du Seigneur.

Avec tous ces éléments, n’oublions pas l’essentiel : l’appel de Dieu est une bonne nouvelle, c’est la route du bonheur humain le plus grand possible, c’est le chemin de l’épanouissement de toute notre personne, c’est le lieu du don de soi pour le monde. Jean Paul II le disait aux jeunes du monde entier, lors de la messe de clôture des JMJ de Rome le 20 août 2000 :

« Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier ! »

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