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L’ESE, une drôle d’école


L’École pour Servir l’Évangélisation poursuit son travail d’accompagnement et de création d’outils pédagogiques au service des paroisses du diocèse.

L’évangélisation, mission principale de l’Eglise

En voyant sur le site du diocèse qu’il existe une ‘école’, l’Ecole pour Servir l’Evangélisation, on pourrait s’attendre à trouver quelque part à Versailles un bâtiment avec des salles de classe, un programme avec des professeurs bardés de diplômes, une proposition de cursus avec des examens à la fin … Il n’en est rien. Cette ‘école’, plus communément connue par son abréviation ’ESE’ est d’abord une équipe mobile au service des paroisses, des équipes diocésaines ou des établissements scolaires, pour les aider à mettre l’évangélisation au cœur de la vie de leurs membres.

Créée par Mgr Aumonier dans la foulée du synode de 2010-2011, l’ESE est le fruit direct du décret #1 pour

engager l’Eglise catholique en Yvelines dans la nouvelle évangélisation » et « appeler chaque fidèle du diocèse à y prendre une part active, avec courage et modestie, mais sans peur.

Une école en perpétuel mouvement

Sous la responsabilité de Béatrice et Jason Trépanier, et avec le soutien quotidien d’Anne-Sophie Dubecq, permanente pastorale de l’ESE, l’école a commencé modestement en cherchant d’abord à se mettre à l’écoute des besoins des paroisses et en développant au fur et à mesure des outils appropriés, avec l’aide d’une équipe de personnes passionnées par l’annonce et la transmission de la foi. Aujourd’hui, l’équipe est composée de 11 membres toujours prêts à se déplacer pour aller sur le terrain, comprendre les réalités concrètes de chaque paroisse et aider leurs responsables à insuffler un esprit missionnaire durable, en tenant compte des spécificités locales.

Ce qui importe c’est que chacun dans la paroisse puisse se sentir concerné, quel que soit son âge ou son engagement paroissial. Porté au départ par le curé, le souffle missionnaire va progressivement toucher tous les mouvements et services paroissiaux et ultimement mettre en mouvement chaque paroissien : un vrai travail de conversion et cela prend du temps.

Un parcours accompagné pour une dynamique missionnaire

Pas de précipitation donc, pas de programme ‘clef en mains’ non plus.  La proposition que fait l’ESE est davantage un travail de fond au travers d’un parcours d’un ou deux ans. Plusieurs étapes sont proposées :

  • Tout d’abord bien sûr, une sensibilisation de l’Équipe d’animation pastorale et du Conseil pastoral autour de son curé.
  • Puis un élargissement en invitant pour un week-end une quarantaine de personnes motivées  représentant les diverses sensibilités  présentes dans la paroisse.
  • La diffusion de l’esprit missionnaire se poursuit avec un ‘temps fort’ impliquant les participants du week-end et les responsables des différents mouvements présents dans la paroisse. C’est à ce moment que la paroisse est appelée à inventer comment devenir réellement une paroisse missionnaire.
  • Trois rencontres sont alors proposées à chaque équipe ou service de la paroisse pour définir les moyens de devenir plus ‘missionnaire’. Toutes les recommandations et conclusions de ces rencontres remontent au Conseil paroissial et à l’EAP qui auront pour tâche de faire vivre concrètement ces recommandations au travers d’un projet paroissial.
  • La démarche se poursuit avec un « Parcours Disciples », temps fort généralement associé aux temps forts liturgiques de l’Avent ou du Carême, qui se vit comme une sorte de ‘retraite’ en quatre soirées proposée à tous les paroissiens pour les faire entrer dans la dynamique missionnaire et leur donner envie de devenir à leur tour ces disciples du Christ qui brûlent de l’annoncer au monde.
  •   Le temps est mûr alors pour mettre en œuvre le projet missionnaire de la paroisse qui se traduit par un projet concret ou par un ‘fil rouge’ qui se déroulera sur deux ou trois ans et sur lequel s’inscriront plusieurs projets concrets.

Tout au long de ce parcours, une équipe de plusieurs membres de l’ESE (entre 2 et 5) va accompagner la paroisse en lui faisant vivre des expériences, en suscitant des interrogations auprès de ses membres, en l’interpellant. Pour cela, elle va proposer les outils appropriés qui l’aideront à identifier la façon dont elle entend vivre sa vocation missionnaire.

Porter le Christ en nous

Cette vocation peut prendre de multiples visages car il y a de nombreuses façons de porter l’Evangile au monde. Comme le souligne Béatrice Trépanier.

« il s’agit pour nous d’aider à annoncer le message de l’Evangile, de susciter la créativité et l’audace, de favoriser la conversion personnelle intérieure car pour annoncer le message du Christ, il faut d’abord le porter en nous, et avoir notre vie en cohérence avec ce que nous annonçons. »

Aujourd’hui, l’ESE commence à trouver son rythme de croisière avec trois nouvelles paroisses chaque année qui viennent solliciter son concours. Les dernières venues à se lancer dans cette aventure missionnaire sont celles de Mantes, d’Ablis et à Versailles, la paroisse Ste Elisabeth de Hongrie.

D’autres paroisses, comme Chatou, Maisons Lafitte, Montesson, et plusieurs équipes d’aumônerie sont également entrées dans l’élan missionnaire de notre diocèse en utilisant le parcours « Osons la mission », outil de sensibilisation en huit étapes développé avec l’aide du Service diocésain de formation et proposé depuis le printemps dernier.

Par François Blanty