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Retour sur les assises chrétiennes de l’écologie


Ecologie : les chrétiens se mobilisent

2 000 personnes à St Etienne

Fin août, ils étaient près de 2 000 de tous âges, venus à St Etienne de la France entière pour la seconde édition des Assises Chrétiennes de l’Ecologie. Trois jours pour réfléchir et poser les premiers jalons d’une conversion écologique, suivant en cela les recommandations du pape François. Pour mieux s’y préparer, certains étaient venus à pied de Lyon : quatre jours de marche à travers les monts du Lyonnais, rien de tel pour prendre le temps de réfléchir sur le contenu et la portée de l’encyclique Laudato si’.

De cette encyclique, il en a été souvent question pendant ces Assises, et les multiples forums (plus de 80) ont donné lieu à de passionnants échanges sur les moyens pour chacun de faire advenir cette ‘écologie intégrale’ prônée par le pape.

Réchauffement climatique : les plus pauvres les plus menacés

Les intervenants ont souligné l’urgence d’une réelle démarche de conversion écologique. Nombreux ont été ceux qui ont rappelé que cette limitation à 2 degrés du réchauffement de notre planète prônée par les experts du GIEC et enjeu principal de la prochaine Conférence mondiale sur le climat fin novembre (COP 21) était bien plus qu’un souci de protéger l’environnement : il s’agissait d’abord de protéger l’humanité, et en particulier les populations les plus vulnérables. La montée du niveau des océans et l’extension des zones inhabitables ont été rappelées avec toutes les conséquences pour la planète : migration de centaines de millions de réfugiés climatiques, avec tous les risques de troubles sociaux, voire de conflits militaires que cela peut générer.

L’espérance au cœur

Mais pas question pour les intervenants de se limiter à l’établissement d’un scénario catastrophe pour les générations à venir. L’espérance était bien ancrée dans le cœur des participants, une espérance invitant à ne pas baisser les bras dans un fatalisme mortifère, mais au contraire faire preuve de créativité pour inventer de nouveaux outils destinés à protéger notre Terre et participer, chacun selon ses moyens, à cette mobilisation générale contre le réchauffement climatique.

Les représentants des différentes religions présents à ces Assises ont reconnu lors de la table ronde de clôture qu’ils se retrouvaient sur la même longue d’onde sur ce sujet. Cette unanimité est précieuse car le défi à relever est de taille : inventer et proposer un nouveau mode de développement pour l’humanité où il est question de croissance humaine et spirituelle, de ‘croissance partagée’, de ‘sobriété heureuse’, voire de ‘croissance verte’. Un nouveau modèle bien éloigné du précédent où tout reposait sur la croissance du PIB et où le mot ‘croissance’ était indissociablement lié à l’adjectif ‘économique’ !

Concrètement, les prochains rendez-vous

Cette espérance a donné à ces trois journées une note joyeuse, ‘jubilatoire’ pour reprendre une expression entendue lors d’un forum. A la clôture de ces Assises, les participants sont partis avec l’envie enthousiaste de propager cette bonne nouvelle qu’un autre mode de vie est possible et qu’il est temps pour chacun de retrousser ses manches. Parmi les prochains rendez-vous : le Village Alternatiba place de la République à Paris les 26 et 27 septembre, la Journée mensuelle de jeûne pour le climat le 1er octobre, la Journée pour la Création le dimanche 4 octobre, proposée par la Conférence des Evêques de France à l’occasion de la fête de saint François d’Assise.

Oui, à trois mois de l’ouverture de cette Conférence mondiale (COP21) sur le climat aux enjeux cruciaux, l’heure est à la mobilisation : pas une minute à perdre pour interpeller nos dirigeants et participer avec des petits gestes concrets, chacun à sa place, au sauvetage de notre planète que nous épuisons à force de la ‘surconsommer’. Il en va de l’avenir des générations à venir : désirons-nous vraiment leur léguer une Terre sur laquelle ils pourront vivre dans des conditions dignes ? A chacun de nous la responsabilité de leur laisser une Terre où il fait bon vivre et aimer.

François Blanty – le 16.09.2015

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