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Sur le sommet des consciences


« Why do I care ? » est la question que tout un chacun peut se poser, et qui est posée au cours de ce sommet, qui s’inscrit dans la perspective de la Conférence sur le climat, la COP 21, qui se tiendra en décembre 2015, à Paris.

Sommet des consciences

En décembre, 195 pays vont devoir s’accorder et trouver des solutions pour que le réchauffement climatique n’excède pas 2°. La COP21 devra définir ce que chacun doit faire, en responsabilité, et de manière solidaire par rapport aux pays qui n’ont pas les moyens d’agir.

Le sommet des consciences, qu’est-ce que c’est ?

Travailler à trouver des solutions sans attendre le mois de décembre. Chaque participant devra apporter sa contribution. L’enjeu est de concilier l’aspiration à la prospérité et, en même temps, les limites de notre planète.

45 pays, des autorités religieuses, morales et culturelles sont présentes à ce sommet : le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholoméo 1er, Mgr Peter Turkson, Président du Conseil Pontifical Justice et Paix, Pierre Rabhi, mais aussi Edgar Morin, Muhammad Yunus, prix Nobel, Nicolas Hulot.

Agnès Rochefort-Turquin, coordinatrice du sommet pour Bayard Presse, dit : « Nous sommes dans un moment prophétique qui appelle à un réveil des consciences. »

Un réveil auquel le pape François a déjà apporté une contribution remarquée. Dans son encyclique, Laudato si’, publiée le 18 juin 2015, le souverain pontife exhorte « la famille humaine » à tourner le dos au consumérisme et à agir sans tarder pour sauver la planète.

« Why do I care ? »

La campagne internationale « Why do I care » invite chacun à exprimer, en son âme et conscience, pourquoi la lutte contre le réchauffement climatique est importante et le concerne, à en témoigner, et à le faire savoir autour de lui.

Mgr Olivier Ribadeau- Dumas, secrétaire général et porte- parole de la Conférence des Evêques de France, le souligne bien : « Se mobiliser pour le climat, c’est réapprendre à travailler ensemble. Refusons la fatalité du déclin. Nous avons l’opportunité de bâtir un monde plus juste et équitable. »

Les bonnes questions …

Quand Kofi Annan dit : « Il faut une volonté politique pour construire une nouvelle histoire », il rejoint François Hollande qui affirme : « L’histoire peut s’écrire à Paris pour l’avenir de la planète. » Une vraie gageure, quand il faut pour cela mettre d’accord 196 parties… Nicolas Hulot, à l’initiative de ce sommet, insiste sur le fait que l’homme doit se poser les questions essentielles :

  • Quel est le sens du progrès ?
  • Où sont les priorités ?
  • L’économie est-elle au service de l’homme ou l’homme au service de l’économie ?
  • L’homme fait-il partie de la nature ?

Laudato si’, référence des protagonistes

Nicolas Hulot, très positif vis-à-vis de l’encyclique de François, souligne : « Nous devons prendre de la hauteur, nous extraire du bruit de fond de notre société qui ne sait plus discerner l’important du superficiel. Le pape François, à travers son encyclique, fait une analyse holistique de la situation, sans concession sur les causes, les effets, et les moyens d’en sortir. Le texte courageux donne une portée particulière à des notions essentielles comme celle du bien commun ou de la famille humaine. » Le cardinal Turkson invite à réfléchir sur le terme de « care » qu’emploie le pape, car l’humanité ne peut être séparée de son environnement.

Saurons-nous relever le défi que constitue cet énorme chantier ? Oserons-nous participer à ce travail avec enthousiasme et détermination ? Rendez-vous dans quelques semaines…

Chantal Megglé – le 22.07.2015

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