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Choisir la vocation monastique contemplative


Moines et moniales choisissent de consacrer toute leur vie à Dieu, dans la prière de louange et le silence. Ils se tiennent en permanence devant Dieu. Leurs monastères sont des lieux retirés du monde, mais ouverts à l’accueil. La vie quotidienne est ponctuée par la prière et le travail qui assure la subsistance : « ora et labora » (prie et travaille) écrit saint Benoît dans sa règle. Par la vie communautaire, chacun se rend proche des autres et attentif à eux.

Méditation

Aujourd’hui, suscitant souvent la surprise parmi leurs amis et leur entourage, de nombreuses personnes abandonnent des carrières professionnelles souvent prometteuses pour embrasser la règle austère d’un monastère de clôture. Qu’est-ce qui les pousse à accomplir un pas aussi exigeant sinon le fait d’avoir compris, comme l’enseigne l’Evangile, que le Royaume des cieux est « un trésor » pour lequel il vaut vraiment la peine de tout abandonner (cf. Mt 13, 44) ?

En effet, ces frères et sœurs témoignent en silence qu’au cœur des activités souvent frénétiques de chaque jour, le seul soutien qui ne vacille jamais est Dieu, rocher inébranlable de fidélité et d’amour. « Todo se pasa, Dios no se muda » (Tout passe, Dieu ne change pas), écrivait la grande maîtresse spirituelle sainte Thérèse d’Avila dans un de ses textes célèbres. Et face à la nécessité diffuse que ressentent de nombreuses personnes, de sortir de la routine quotidienne des grandes agglomérations urbaines à la recherche d’espaces propices au silence et à la méditation, les monastères de vie contemplative se présentent comme des « oasis » dans lesquelles l’homme, en pèlerinage sur la terre, peut mieux puiser aux sources de l’Esprit et se désaltérer le long du chemin. Ces lieux, par conséquent, apparemment inutiles, sont en revanche indispensables, comme les « poumons » verts d’une ville : ils font du bien à tous, y compris à ceux qui ne les fréquentent pas et en ignorent peut-être l’existence.

Benoît XVI, Angelus du 19 novembre 2006.

Témoignage de Sœur Marie-Dominique, prieure du carmel de Saint-Germain-en-Laye.

« On ne choisit pas le retrait du monde ! On choisit « d’être tout à Dieu » et pour nous cela passe en effet par un certain reflet du monde. Nous ne sommes pas du monde, mais notre prière veille sur le monde. Prier pour quelqu’un, c’est penser à lui, le prendre dans son cœur, en soi. Etre en quelque sorte, le lieu de rencontre entre lui et Dieu. La clef qui ouvre le ciel, c’est l’amour. En l’aimant, on lui offre la possibilité de faire dans le ciel un pas qu’il ne savait ou ne voulait pas faire. Pour y entrer, il lui fallait une amitié et la grâce de Dieu. Nous sommes à ce croisement. »

Prière

Comme des veilleurs,
jour après jour, nuit après nuit,
ils sont là…
Dans leur couvent, dans leur monastère,
ils te prient, te louent,
pour le monde, pour nous,
tout à toi.

Merci, Seigneur, pour leur vie de religieuses, de religieux.
Merci pour leur don, et leur accueil,
merci pour leur fidélité et leur joie,
ils nous témoignent que tu peux combler chacun de nous.

Nous te prions, Seigneur,
pour les postulants et les novices,
donne-leur de goûter le bonheur de te suivre, de te contempler,
Toi, Amour.

Nous te prions Seigneur, pour tous les jeunes
que tu attires, dans le secret de leur cœur, à la vie monastique.
Donne-leur ton Esprit
pour qu’ils répondent joyeusement à ton appel
et osent pousser la porte !