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Concert

Un carême numérique ?


Le carême commence le 6 mars. Pourquoi ne pas le consacrer au dépouillement numérique ? Discerner ce qui nous est vraiment utile et sert l’évangélisation de ce qui nous enserre ? Plusieurs pistes…

Enfin le carême ! On peut ressentir ce désir de se couper de Facebook, Twitter, Snapchat, Youtube, Netflix, Fortnite, ou de telle application qui facilite la vie, mais n’encourage pas non plus la rencontre… mais on risquerait de se tromper de combat… car le Carême n’est pas une cure de détox. Il s’agit au contraire de discerner et de faire le tri entre le bon et le mauvais, s’interroger sur le temps passé sur le net ou sur son téléphone et imaginer ce que l’on pourrait faire à la place et passer à l’action, dans la « vraie » vie !

Retraites numériques

On peut aussi rendre son surf plus vertueux et les propositions sont nombreuses pour se former, échanger, prier même, sur le web :

On peut commencer par lire les béatitudes du « cathogeek » sur PadreBlog

Certains sites accompagnent le carême jour après jour : Carême dans la villePrier en CheminNotre-Dame du Web, l’Oeuvre des vocations

La plate forme de prière Hozana propose plusieurs retraites de carême à choisir selon son âge (il y en a une pour les 10 – 15 ans)  et  sa sensibilité.

Ne plus réagir à chaud

Dans son homélie du 03 mars, le P. Grégoire de Maintenant, curé du Chesnay-Rocquencourt, invitait à réfléchir sur ce verset de l’Evangile « ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » Luc (6, 39-45). Par extension, ce qu’écrivent mes mains, c’est ce qui déborde de mon coeur… Alors, lorsque j’écris un mail, un commentaire, avant de l’envoyer pourquoi ne pas prier l’Esprit Saint, dire un « Je vous salue Marie » et vérifier qu’il y a au moins un « merci », une parole valorisante ou un encouragement dans ce que l’on a écrit. De même, si l’on est très très en colère, il vaut mieux cette fois laisser passer la nuit avant de relire et reprendre le message ravageur que l’on avait prévu. L’émotion retombée, la parole est plus raisonnée. Ainsi, dans les réseaux sociaux où la calomnie est si facile, nos messages peuvent porter de beaux fruits, comme l’arbre de l’Evangile.

Une saine résolution

Trouvé sur internet pour la rédaction de cet article, ce « post » intéressant du blog ni ours ni panda, tenu par Sébastien Drouin, blogger fraichement baptisé, consultant chez RCF :
« J’ai également remarqué sur la toile que nous attendons que l’autre parle non pour le comprendre, mais pour lui répondre. La plupart des gens sont constamment dans la réaction et non la réflexion, ce qui donne lieu à des débats aussi stériles qu’un eunuque. Chacun se prend pour un commentateur TV, moi le premier à l’occasion, et finalement ça ne fait rien d’autre que nourrir nos égos respectifs et pas toujours respectables ni respectueux. (…) En revanche, considérant que films, séries et réseaux sociaux sont plus devenus nuisibles à ma réflexion qu’autre chose, je me suis résolu à m’en passer presque totalement durant ce carême afin d’être plus assidu dans mon cheminement spirituel. La raison est simple, j’ai plusieurs livres religieux et théologique à lire, entre autre. Prendre cette résolution durant une quarantaine de jours me fera alors gagner du temps pour me plonger dans ces saintes et saines lectures qui s’entassent au fil des mois. »
Sébastien Drouin est tellement motivé qu’il conseille d’installer sur son smartphone l’application catholique « made in US « assez radicale Exodus : écouter sa chronique sur RCF . Qui relèvera le défi ?

Dans notre diocèse, de manière plus française, la paroisse de Montigny-Voisins sensibilise les fidèles à limiter leur consommation numérique dans l’esprit de Laudato Si et donne des pistes pour y parvenir, la paroisse de Bois d’Arcy propose une semaine de jeûne numérique, pain pomme thé, du 18 au 25 mars, mais ensemble, autour de l’église Saint-Gilles et d’un groupe WhatsApp pour s’encourager les uns les autres !