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Huile des malades : huile essentielle


Quand la maladie survient, une seule est essentielle et vitale : cette huile, reçue dans le sacrement des malades, est la seule parmi toutes celles que nous connaissons qui est donnée pour notre vie.

Onction des malades Ce sont bien des femmes qui arrivèrent au tombeau pour embaumer d’huiles et d’onguents le corps de Jésus. Elles voulaient offrir à leur Seigneur ce qu’il y avait de plus précieux. Or, c’est bien, une fois encore, un Don premier de Dieu qui nous est fait dans l’onction des malades.

Marie en a fait l’expérience en ce début d’année scolaire quand quelques semaines plus tôt le verdict est tombé. Malade, il lui a fallu affronter protocoles et traitements lourds. L’huile de l’onction des malades, reçu un soir d’automne, dit-elle aujourd’hui, est « ce parfum de Dieu qui vient redonner force. C’est le signe de Sa présence au cœur de la maladie, c’est Sa douceur qui pénètre le corps pour donner force devant le combat, c’est Sa tendresse qui se pose pour apaiser les douleurs physiques et permettre de les surmonter ».

Au-delà de l’onction, Marie retient de ce sacrement qu’il ne lui a pas été donné uniquement à elle. Ce don de Dieu reçu au cours de la célébration du sacrement des malades a rejailli sur son entourage. Yves en témoigne : « Avec ce sacrement vécu en communion avec Marie, c’est toute notre famille qui a trouvé l’élan de se battre à ses côtés. Cette force de Dieu agit sur nos enfants, nos parents, nos proches, nos amis et chacun à sa mesure à pu aider Marie à surmonter son épreuve ». Aussi était-il important pour Marie que ce sacrement soit vécu en paroisse, entourée de sa communauté. Ce signe de la présence de Dieu sur elle, au cœur de sa maladie, doit selon elle, être un « signe extérieur » que toute la communauté doit percevoir.

Aujourd’hui Marie va mieux, et balaye d’un revers de main cette interrogation : « qu’en serait-il si je n’avais pas reçu ce sacrement ? » peu importe la réponse, l’aujourd’hui de sa vie est dans la certitude que Dieu l’accompagne, que ce sacrement continue d’agir en elle, qu’il est bien un sacrement pour la vie car Dieu est venu pour que nous ayons la Vie. Et quand, certains jours, le moral est en berne, elle fait mémoire de cette soirée de novembre en relisant le psaume et les textes du jour de la célébration qui désormais l’accompagnent : « Je suis venu pour que vous ayez la Vie et que vous l’ayez en abondance » Jn 10, 10