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Le mariage sacramentel


« Le projet de Dieu trouve sa plénitude en Jésus-Christ qui a élevé le mariage au rang de sacrement »

La force du consentement

Au sens strict, c’est le consentement qui fait le mariage. C’est l’élément indispensable du sacrement de mariage, comme le pain de l’Eucharistie, ou l’eau du baptême. Le consentement consiste en un acte pleinement libre et volontaire par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement. La présence du prêtre ou du diacre est nécessaire pour recevoir l’échange des consentements, et invoquer sur les mariés la force de l’Esprit Saint qui scelle leur alliance.

Le cadre liturgique du mariage

Le sacrement du mariage et celui de l’Eucharistie sont intimement liés, puisque la messe actualise le don que Jésus fait de lui-même à son Eglise, par amour. Néanmoins, le mariage n’est pas forcément célébré au cours d’une messe  : c’est un choix à faire avec le prêtre ou le diacre célébrant, selon l’itinéraire et la situation de chaque couple de fiancé.

Avec ou sans messe, c’est toujours le même sacrement du mariage qui est célébré  : il n’existe pas de «  simple bénédiction  » pour un couple, malgré l’expression souvent entendue. Après avoir écouté plusieurs textes de la Parole de Dieu, expliqués par le prêtre ou le diacre qui préside la cérémonie, a lieu l’engagement des époux. Il commence par un dialogue initial au cours duquel les époux redisent leur volonté de se marier librement et de se rester fidèle pour toute la vie. Ensuite ce sont les époux eux-mêmes qui se donnent le sacrement, par l’échange de leur consentement  : «  Je te reçois comme époux(se) et je me donne à toi…  ». Cet engagement se matérialise par l’échange des alliances. Le célébrant bénit enfin les nouveaux mariés

Une parole qui nous tient

Le livre de la Genèse raconte que Dieu a créé le monde par sa parole  : «  il dit, et ce fut  ». Parce que l’homme est à l’image de Dieu, sa parole est créatrice. Ainsi l’échange des consentements n’est pas une simple déclaration d’amour  : cette parole échangée crée véritablement le lien conjugal, le «  nous  » du couple. Un tel lien est irrévocable, et se trouve garanti par la fidélité de Dieu lui-même. Pour un couple marié, il ne s’agit pas tant de vouloir «  tenir parole  », que d’être «  tenu par  » cette parole pour toute la vie.

Le Christ donne aux conjoints une grâce propre pour lui ressembler de plus en plus dans leur vie conjugale. Jésus s’engage avec le couple. Il leur promet sa présence dans les épreuves comme dans les moments de joie. Cette présence est force et ressourcement pour vivre l’amour. Elle est aussi une source de conseils pour éclairer les choix de vie. Un sacrement n’est ni magique ni superstitieux  : le Christ ne manipule pas le couple comme un marionnettiste tirant les ficelles, il sollicite la liberté et la responsabilité de chacun pour coopérer à son projet d’amour.

4 piliers pour un mariage solide

A quoi se reconnaît l’amour  ? Si l’amour était une maladie, quels en seraient les symptômes  ? La Bible en souligne 4  :

  • L’indissolubilité  : Il n’y a de don de soi que pour toujours. L’amour indissoluble peut sembler à beaucoup aujourd’hui un rêve inaccessible. Le sacrement du mariage est pourtant le signe d’un Dieu qui nous aime irrévocablement.
  • La fidélité  : la communion d’amour entre deux personnes ne peut être que réciproque et exclusive.
  • La liberté  : Elle implique bien-sûr de ne pas s’engager sous la contrainte, mais aussi d’agir avec pleine maturité psychologique et spirituelle.
  • L’ouverture à la fécondité  : l’amour n’est pas un égoïsme à deux. Il s’épanouit par nature dans des fruits de toutes sortes, au premier rang desquels les enfants. Donner la vie est au cœur de la promesse échangée par les époux, comme elle est au cœur – indissociablement – de leur union. «  L’amour conjugal tend naturellement à être fécond. L’enfant ne vient pas de l’extérieur s’ajouter à l’amour mutuel des époux  ; il surgit au cœur même de ce don mutuel, dont il est un fruit et un accomplissement  », indique le Catéchisme de l’Église catholique (n° 2366). Mais la fécondité peut prendre bien d’autres formes, sociales ou spirituelles.

C’est sur ces 4 piliers que porte l’engagement formel du mariage. La déclaration d’intention que rédigent les fiancés s’appuie sur ces 4 éléments fondamentaux.