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Bibliographie


Comment encadrer le développement des algorithmes et des capacités d’intelligence artificielle ?

Participez à la consultation citoyenne

Du 18 janvier au 30 avril 2018, la consultation sera ouverte et tous les avis pourront s’exprimer :

  • un panel de citoyens tirés au sort
  • 300 auditions d’experts (instances religieuses, militants associatifs, monde scientifique, politiques)
  • Réunions publiques ouvertes à tous sur inscription, organisées par les espaces de réflexion éthique régionaux du CCNE : voir le programme pour l’Ile de France
  • Plate-forme d’information, d’expression et d’échanges sur internet : https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/

Au péril de l’humain

Les promesses suicidaires des transhumanistes | Jacques Testart & Agnès Rousseaux

Fabriquer un être humain supérieur, artificiel, voire immortel, dont les imperfections seraient réparées et les capacités améliorées. Telle est l’ambition du mouvement transhumaniste, qui prévoit le dépassement de l’humanité grâce à la technique et l’avènement prochain d’un « homme augmenté » façonné par les biotechnologies, les nanosciences, la génétique. Avec le risque de voir se développer une sous-humanité de plus en plus dépendante de technologies qui modèleront son corps et son cerveau, ses perceptions et ses relations aux autres. Non pas l’« homme nouveau » des révolutionnaires, mais l’homme-machine du capitalisme.

Bien que le discours officiel, en France, résiste encore à cette idéologie, le projet technoscientifique avance discrètement. Qui impulse ces recherches ? Comment se développent-elles dans les champs médicaux, militaires et sportifs ? Comment les débats démocratiques sont-ils éludés ? Et comment faire face à des évolutions qui ne feront que renforcer les inégalités ? Surtout, quel être humain va naître de ces profondes mutations, de ces expérimentations brutales et hasardeuses sur notre espèce, dont l’Homo sapiens ne sortira pas indemne ?

Jacques Testart, biologiste, est le père scientifique du premier bébé-éprouvette français né en 1982. Il développe une réflexion critique sur les avancées incontrôlées de la science et de la technique dans ses nombreux écrits, dont Faire des enfants demain, Seuil, 2014 et L’Humanitude au pouvoir, Seuil, 2015.

Agnès Rousseaux, journaliste, coordonne le média indépendant Basta ! (www.bastamag.net) suivi par plus d’un million de lecteurs chaque mois. Elle a codirigé Le Livre noir des banques LLL, 2015.

Un dissident

François-Régis de Guenyveau

« Et au moment où il sut qu’il n’était plus vraiment un homme, il le devint. »
Partout, au cœur des sociétés d’opulence, naît le rêve d’un monde nouveau : un monde de tous les possibles, où l’Homme s’affranchirait enfin des limites de la nature.
Christian, jeune prodige scientifique, veut y prendre part. Il va participer à un projet de grande envergure : façonner l’homme de demain.
Mais face à un tel enjeu, dans la solitude de son bureau, Christian s’interroge. Inadapté, incapable de nouer des relations, il se heurte à sa propre énigme. Et si la science n’était pas le seul moteur de l’évolution humaine ?
Roman d’anticipation et quête initiatique se mêlent dans ce récit troublant, au centre des questions éthiques et philosophiques contemporaines. Un dissident est le premier roman de François-Régis de Guenyveau.

L’embryon, qu’en dit l’Église ?

Philosophie de la personne humaine | Emmanuel Leclercq

Les bouleversements bioéthiques de notre monde moderne poussent chacun à un questionnement sur les fondements de la personne humaine, sur sa dignité, et notamment celle des plus fragiles.

Ces questions sont au centre de la pensée sociale de l’Église, mais aussi au centre de toute sa pensée morale, et l’ont conduite à proclamer la dignité de l’embryon comme personne humaine. Fondant sa réflexion sur l’anthropologie, la morale et la théologie, l’auteur apporte toutes les réponses pour lutter contre la négation de l’humanité de l’embryon par la société moderne.

Dans ce livre, le lecteur trouvera les outils intellectuels pour défendre les plus petits.

Le zygote est-il une personne humaine ?

Pascal Ide

Le zygote (c’est-à-dire l’œuf fécondé, produit de l’union de l’ovule et du spermatozoïde) humain est-il une personne ? Si diverses soient les réponses, elles se rangent en trois catégories : oui, non, peut-être. Le débat est actuel et d’importance ; mais il est loin d’être limité à notre époque. C’est ainsi que saint Thomas d’Aquin, suivant Aristote mais contredisant une bonne partie de la tradition patristique, estimait que l’apparition de l’âme humaine était tardive. Aujourd’hui, les positions des disciples de l’Aquinate se sont diversifiées : certains affirment toujours une présence différée ; d’autres, se fondant sur l’apport des sciences biologiques, estiment qu’il faut demeurer fidèles aux principes de saint Thomas mais transgresser ses conclusions, en soutenant une personnalité immédiate du zygote.

Adoptant une perspective philosophique, faisant appel aux données les plus récentes de l’embryologie et de la génétique, Pascal Ide prend résolument partie pour la position immédiatiste : dès la conception, le nouvel être est une personne humaine en acte. Il discute longuement les différents arguments avancés par les partisans de l’animation tardive ; il expose les découvertes scientifiques véritablement révolutionnaires obtenues ces dernières années sur la fécondation et les premiers jours de la vie ; il propose une articulation neuve des discours scientifique et philosophique afin de mieux rendre compte de la connaissance du concret ; enfin, pour répondre à la question posée, il se fonde sur l’approche aristotélicienne et thomasienne du vivant, tout en ébauchant ce que l’on pourrait appeler une approche phénoménologique de la nature.

Le temps de l’homme

Pour une révolution de l’écologie humaine | Tugdual Derville

L’avenir de l’homme est la grande question de notre temps.
Fragilisée par cinquante ans de déconstruction libertaire, l’humanité va-t-elle s’engouffrer dans la promesse du transhumanisme, de l’homme sans limites, unisexe, invulnérable et immortel ? C’est le nouveau fantasme totalitaire. Le défi du millénaire.

Pour Tugdual Derville, il est temps pour l’homme de préserver sa liberté d’une dissolution dans l’absolutisme technologique, la vacuité consumériste et le déni de ses repères culturels et naturels.

La solution ? L’écologie humaine, qui propose de revenir au réel – celui d’un homme fragile, sexué, enraciné corps et âme – et considère « tout l’homme et tous les hommes » comme critère de chaque décision.

Encouragée par le pape François, ardente en France, cette révolution silencieuse est en marche, qui invite chacun à se relier aux autres pour « veiller au bien ».

 

Ceci est mon corps

Respect du corps et relation soignante – n° 124 bis | Brice de Malherbe

Être soignant s’exprime par le soin du corps de l’autre, corps où se dévoile et se livre la personne. Comment traiter le corps en tant que « réalité spécifiquement personnelle, signe et lieu de la relation avec les autres, avec Dieu et avec le monde » (Evangelium Vitae 23) ? Question toujours actuelle, d’autant plus que la médecine est diversement sollicitée pour refaçonner les corps, voire en augmenter les capacités.
Pour répondre à cette question et apporter des éléments
susceptibles d’inspirer la pratique des soignants, des experts reconnus dans leurs domaines livrent une parole engagée dans le cadre d’une journée « santé éthique et foi » organisée par l’École cathédrale au Collège des Bernardins à Paris.
Combinant la réflexion soignante avec des approches juridiques, philosophiques et théologiques, ils cherchent comment maintenir dans le soin du corps le service de la personne et dans l’attention au visible le respect de l’invisible.

Sur le thème de la bioéthique