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Une visite tant attendue au Bénin depuis la dernière en 2006


Mgr Aumonier s’est rendu au Bénin du 23 au 28 octobre. Albane d’Hérouville, chargée de mission auprès des prêtres étrangers dans notre diocèse l’accompagnait. Elle raconte ce voyage marqué par l’accueil, la joie et l’engagement.

De Cotonou à Porto-Novo puis Parakou jusqu’à Kika aux portes du Nigeria en terminant par Ouidah, 7 jours n’étaient pas de trop pour aller à la rencontre de l’Eglise au Bénin dans trois diocèses différents.
Un séjour marqué par l’accueil, la joie et l’engagement.

L’accueil

Nous avons été touchés par l’accueil qui nous a été réservé par les deux archevêques, Mgr N’Koué et Mgr Houngbedji, par l’évêque de Porto Novo, Mgr Gonsallo, par tous les prêtres rencontrés, dont sept des prêtres accueillis chez nous pour des études ou pour un remplacement d’été : spécialement Robert Agboton nous invitant à déjeuner chez lui, et Ernest Oke, Zacharie Kpossou, Nicolas Hazoume, Ambroise Zounon, Hermann Anicet, Francis Sossou. Ils ont pris du temps sur leurs missions pour nous retrouver, nous accueillir !
De même, les communautés paroissiales nous ont réservé un accueil exceptionnel, celle de Notre Dame des Lagunes qui ont chanté magnifiquement les vêpres, celle de l’église Sainte Monique au fin fond de la brousse attendant dans un silence édifiant l’arrivée de notre petite délégation pour la messe dominicale.

La joie

Quelle joie de rendre visite au père Laurent Guimon, envoyé comme fidei donum à Parakou ! Il est aumônier d’une communauté naissante de religieuses, enseignant au séminaire et responsable de pastorale des jeunes. Il découvre que là-bas, avec un peu d’argent, tout est possible ; l’église qu’il fait construire pour les religieuses est déjà bien avancée.
Joie aussi de retrouver une famille de Viroflay en mission avec Fidesco à Djougou avec leurs quatre enfants.

L’engagement

Le clergé jeune et dynamique nous a marqués par son engagement dans la formation de leurs séminaristes et de leurs prêtres, conscients en même temps de la nécessité de les former à cultiver la terre et pas seulement en philo ou en théologie.
Nous avons rencontré aussi un prêtre abandonnant tout pour fonder en brousse, près du Nigéria, en terre musulmane, un « centre pastoral de développement intégral de l’homme » en commençant avant toute chose par créer une réserve d’eau potable pour les habitants, nourrir les enfants pour qu’ils puissent aller à l’école, ouvrir une « école sauvage » pour accueillir les enfants non scolarisés après leur travail au champ.
La visite du centre Songhaie nous a montré un exemple d’agriculture durable et intégral, créé par un dominicain il y a trente ans déjà, pour former les jeunes et lutter contre la pauvreté… des précurseurs de la permaculture !
Quant à l’archevêque de Parakou, il a recueilli au sein même de son évêché une dizaine d’enfants, dits « sorciers », aujourd’hui adolescents, et dont prennent soin trois religieuses à demeure. Une vraie table familiale rassemble tout le monde chaque soir, après l’oraison et les vêpres.

La petite délégation que nous étions a eu à coeur de porter les intentions de notre diocèse, de partager ses enjeux avec l’Eglise au Bénin. Ce voyage a confirmé les liens anciens existants avec cette Eglise et notre souhait de les consolider en priant d’abord les uns pour les autres, en continuant à s’accueillir mutuellement et à s’enrichir de nos différences.

Albane d’Hérouville