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Retour sur la journée Emmaüs 2016


Une formule qui ne s’essouffle pas

Souvent, nous entendons dire qu’il nous faut renouveler sans cesse les méthodes de formation, que les gens zappent et se lassent vite, que les meilleures idées sont très rapidement dépassées, … Bref ce n’est pas parce qu’un projet a bien marché une année qu’il va rencontrer le même succès l’année suivante !

Eh bien, il faut croire que dans notre diocèse, les journées Emmaüs font exception à cette règle d’obsolescence pastorale ! Pour la cinquième année consécutive, le ‘Pôle enfance et adolescence’ a organisé le 23 janvier à l’Institut Notre-Dame de St Germain une journée de formation au nom riche de sens, Emmaüs. Le succès a été, une fois encore, au rendez-vous avec 300 participants de tous âges motivés et enthousiastes. La formule ne s’essouffle pas et à la fin de la journée, tous étaient prêts à revenir l’an prochain. Dans ces conditions, pas besoin de grande campagne de communication autour de cet événement annuel : le bouche à oreille suffit et les ‘anciens’ se chargent volontiers d’inciter en début d’année scolaire les nouveaux venus dans les équipes d’aumônerie ou de catéchisme à venir les rejoindre à la prochaine journée Emmaüs.

Comme nous le confiait une responsable d’aumônerie de l’enseignement public, « j’ai bloqué la date sur mon agenda en juin dernier, dès que l’information m’a été communiquée et j’ai demandé à tous les membres de mon équipe de faire de même. On était ainsi 14 de l’équipe d’aumônerie à nous inscrire à cette journée : occasion idéale pour nous de recevoir un enseignement de grande qualité, et en même temps de vivre un temps fort ensemble et de mieux nous connaître pendant le repas ! »

Cette année, la miséricorde au cœur

En cette année jubilaire, les organisateurs avaient choisi en toute logique pastorale le thème de la miséricorde. Ce thème a été introduit par Mgr Aumônier qui a rappelé combien la miséricorde devait être au cœur de la vie évangélique de tout chrétien : bien plus qu’une démarche purement intellectuelle, elle implique une démarche de conversion de tout son être et de sa manière d’être. Notre évêque a conclu son intervention avec une prière de sainte Faustine que pourrait reprendre toute personne engagée en catéchèse : « Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide. »

Un thème unique aux multiples déclinaisons

Chaque année, le thème des journées Emmaüs change : l’an passé, c’était le Kérygme ; cette année, ce fut la Miséricorde, Ce qui ne change pas par contre, ce sont les éléments originaux qui ont fait le succès de ces journées année après année :

Une approche transversale du thème proposé avec plus de 15 ateliers ou modules déclinant le thème sous divers angles : biblique, sacramentel, théologique, pédagogique, etc. Chacun peut ainsi approfondir le thème en fonction de sa propre sensibilité et de ses propres besoins en catéchèse.
Des participants venant d’horizons différents : aumônerie de l’enseignement public, catéchisme, catéchèse spécialisée, catéchuménat des enfants et adolescents, enfin pastorale de l’enseignement catholique. Cette approche transversale permet d’enrichir les échanges dans les ateliers grâce à la diversité des participants.

Chaque module est animé par un binôme composé d’un ministre consacré (prêtre ou diacre) et d’un laïc. Cette dualité, à l’image de ce qui se vit dans les paroisses, donne l’occasion d’approcher le même sujet avec un regard différent, complémentaire.

Les participants doivent s’inscrire à l’avance à l’un des 17 modules proposés : ils ne le quitteront pas de la journée. Ainsi, pas de risque d’éparpillement, pas de ‘papillonnage’ superficiel entre divers ateliers. Les participants ont donc intérêt à bien choisir le module auquel ils s’inscrivent. Pour leur faciliter la tâche, les organisateurs demandent aux animateurs de définir avec le plus de clarté possible le contenu de chaque module.

Comme le soulignait Geneviève, l’une des organisatrices rencontrées pendant cette journée, le nom ‘Emmaüs’ choisi pour ces journées de formation rappelle que « nous sommes sur un chemin, en chercheurs de Dieu ». Et ce n’est pas par hasard que ces journées s’achèvent par l’eucharistie : comme les pèlerins d’Emmaüs, les 300 participants sont rentrés chez eux plein de joie et de zèle pour poursuivre leur mission d’annonce de l’Evangile.

Fançois Blanty