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En savoir plus sur la pastorale des prisons


L’insertion, c’est libérer les énergies spirituelles de la personne en l’accompagnant.
Ce n’est pas se résoudre à trouver du travail aux personnes détenues et/ou un logement, même si c’est indispensable. Cet accompagnement lui permet de révéler ses capacités et qualités humaines, de prendre conscience de ses actes et du tort fait aux victimes, condition indispensable de la réinsertion.

Par le Père Hervé Duroselle Délégué diocésain à la Pastorale des prisons

L'auteur

Père Hervé DUROSELLE

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Pour le Christ, donc pour son Eglise, aucune personne au monde ne peut être définitivement enfermée, réduite aux actes mauvais qu’elle a commis.

Au nom du Christ,
Nous croyons qu’une personne peut regretter, se repentir des actes, même très graves, qu’elle a pu commettre.
Nous croyons qu’elle peut en demander pardon et quelque fois réparer, au moins pour une part.
Nous croyons qu’elle peut se convertir, reconnaître la faute, assumer la peine logique à laquelle elle est condamnée et décider de changer sa vie.
Nous croyons qu’elle a autre chose en elle que cette violence qui l’a conduite au délit ; elle a aussi ses richesses qu’il lui faut découvrir et faire fructifier.

Il faut l’acompagner, lui offrir un chemin de guérison. Et c’est un long chemin.

Il faut le lui dire avec les mots, les gestes, les façons de prendre soin d’elle, pour qu’elle puisse l’entendre et le comprendre.

L’Eglise serait infidèle si elle ne le faisait pas. Je suis chargé d’y veiller pour les quatre prisons des Yvelines (Maison d’arrêt de femmes à Versailles, Maison d’arrêt d’hommes à Bois d’Arcy, Centrale de Poissy et E.P.M. (Etablissement Pour Mineurs de Porcheville).

Je le fais en encourageant les équipes d’aumônerie, le Secours Catholique, les chrétiens présents dans le tissu associatif et ceux qui travaillent dans l’administration pénitentiaire.
Avec les équipes d’aumônerie, nous portons le souci particulier du soutien, voire du réveil, de la foi des détenus qui partagent notre foi chrétienne.

Je dois aussi éveiller les catholiques du diocèse. Que leur regard sur les personnes détenues soit celui du Christ.

Je les appelle à faire preuve d’imagination et de don d’eux-mêmes pour per-mettre la réinsertion de ceux qui ont terminé leur peine.

A la demande précise de Mgr Aumonier, une équipe est maintenant constituée, en lien étroit avec le Secours Catholique, pour « investir » le diocèse dans la réinser-tion de « ceux qui sortent ». Des lieux d’accueil existent déjà, très peu. Plusieurs pistes vont être proposées dont l’une à laquelle le nom de « projet Onésime » a été donné et qui demandera l’engagement concret de quelques personnes.

Neuf propositions ont été retenues comme prioritaires sur les dix-huit élaborées au cours du congrès national.