Logo diocèse de Versailles

Merci aux 8 prêtres étudiants et Fidei Donum qui quittent nos paroisses


Ces prêtres sont souvent venus de loin, pour consacrer quelques années de leur vie au service de certaines paroisses des Yvelines, et souvent aussi, pour achever un cycle d’étude.

D’ici au début de l’automne, 8 prêtres africains ou polonais vont repartir dans leurs pays respectifs. Nous tenons à les remercier pour ce beau cadeau de leur présence pendant quelques années au sein de notre diocèse. C’est une grande richesse d’avoir pu vivre avec eux ces années. Ils nous permettent de sortir un peu de nos habitudes, de nos us et coutumes.

Merci aux pères

  • Eric BOKPE, de Cotonou au Bénin, prêtre étudiant au service de la paroisse de Bailly Noisy,
  • Placide LENGELO, de Kilkwit en RDC, vicaire à la paroisse de Maisons-Laffitte,
  • François LUNTADILA, de Kinshasa en RDC, prêtre étudiant au service de la paroisse de Verneuil Vernouillet,
  • Maurice MANWELL, de Bafia au Cameroun, prêtre étudiant au service de la paroisse de La Celle St Cloud,
  • Symphorien MOSSE, de Dedougou au Burkina Faso, prêtre étudiant au service de la paroisse d’Aubergenville,
  • Achille OUEDRAOGO, de Ouahigouyaau Burkina Faso, prêtre étudiant au service de la paroisse de Sainte Elisabeth de Versailles,
  • Zénon SALA, de Radom en Pologne, Fidei Donum, vicaire à Saint Georges de Trappes et au service de la paroisse de Montigny,
  • Alexandre UWIZEYE, de Kabgayi au Rwanda, prêtre étudiant au service de la paroisse des Mureaux.

 

Voici le témoignage du père Zénon SALA

photo Paroisse de Trappes

Prêtre polonais originaire de Radom, le père Zénon SALA termine sa mission en France, à la fin de l’été. Il était prêtre FIDEI DONUM.
C’est ainsi que l’on désigne les prêtres selon les deux mots latins en tête de l’encyclique du Pape Pie XII du 21 avril 1957 intitulée « Fidei Donum » (don de la foi). Cette encyclique invite les évêques à porter avec le Pape « le souci de la mission universelle de l’Eglise », non seulement par la prière et l’entraide, mais aussi en mettant certains de leurs prêtres et fidèles à la disposition de diocèses d’autres continents. Les prêtres envoyés, restent attachés à leur diocèse d’origine et y reviennent après plusieurs années passées en mission.

Pour le père Zénon, cela fera presque trois ans qu’il a accepté de se consacrer au service de la paroisse de Trappes ; il a aussi prêté main forte à la paroisse de Montigny.

Le père Zénon est heureux que Mgr Aumonier l’ait envoyé à Trappes, dans une communauté riche de paroissiens de plusieurs nationalités. La collaboration avec le père Etienne Guillet a été très riche : « Le p. Etienne Guillet m’a accueilli avec joie et m’a montré comment travailler dans une paroisse française. Nous avions établi un programme pour trois années : maison de retraite, hôpital de Trappes, dont j’ai été l’aumônier, avec deux autres aumôniers laïcs de Montigny, puis les visites des malades à la maison. J’ai eu la grande joie aussi d’être responsable de la première Communion de 46 jeunes à Trappes, ainsi que des servants de messe. J’ai beaucoup apprécié aussi l’accueil du p. Bruno Valentin au sein de sa paroisse, à Montigny. Nous avons fait un bon travail sur place. J’ai célébré la messe dominicale, ainsi que des obsèques et quelques baptêmes. Avec les personnes rencontrées, une grande amitié s’est créée. Malgré la difficulté de la langue, les gens me trouvaient heureux pendant les célébrations. Et c’était réciproque ! »

« Le père Zénon a été un vrai dépanneur chez nous ! » explique le Père Valentin, curé de Montigny,  «  J’ai été frappé par sa vraie gentillesse, son sourire, sa bonté profonde. Il aime les gens, et aller à la rencontre de la communauté. Je suis très reconnaissant pour tous les services qu’il a rendus à notre paroisse. Tout le monde s’est beaucoup attaché à lui, à sa gentillesse »

Un regard distancié sur l’Eglise de France

Le père Zénon pense que les catholiques français sont similaires à ceux de Pologne. « Il y a beaucoup de défis à accomplir. L’Eglise française a beaucoup de défis envers les chrétiens laïcs et même envers les prêtres. J’ai été touché par l’homélie de Mgr Aumonier, lors de la cérémonie d’ordination des nouveaux prêtres, et en particulier par une phrase sur nos devoirs de prêtres : nous devons respecter notre ministère. Merci à l’Eglise de Versailles pour cet accueil et pour cette mission de trois ans. Je rentre en Pologne heureux, pas  seulement parce que je rentre dans mon pays, mais parce que j’ai été très touché par cette fraternité entre l’évêque et les prêtres. Je suis très reconnaissant envers le diocèse, le père Etienne, le père Bruno et toutes les personnes que j’ai rencontrées. » 

«  Je ne veux pas repartir en Pologne sans avoir dit merci à tout le monde. Si je devais laisser un message, le voici : on continue la vie, avec Dieu, avec nos amis, avec les paroissiens, nos amis les Juifs, les Musulmans, malgré nos différences. TRAVAILLONS A LA GLOIRE DE DIEU ET AU SALUT DU MONDE ! Jésus nous a laissé l’Evangile, comme autant de belles traces de Sa vie. Nous avons l’obligation de laisser aussi des traces de notre passage sur terre.  Je parle de mon cœur, profondément convaincu que tout va bien, je suis content de ma mission, mais si quelqu’un a pu être blessé à un moment donné de mon ministère, je présente mes excuses. L’Eglise Universelle avec ses joies, ses peines, ses pauvretés, ses défis et ses difficultés, doit continuer à œuvrer pour tous. Car ‘chacun regarde sa propre main’ (dicton polonais), il faut être ouvert aux autres. Je suis très content d’être frère de tous. »

 

Propos recueillis par Chantal Megglé