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Journée mondiale de prière pour les malades et dimanche de la Santé


9 et 11 février, des jours privilégiés pour prier avec et pour les malades et les soignants en paroisse ou individuellement à l’aide du message du Pape François.

9 février : Un dimanche à vivre en communauté

Aujourd’hui encore l’appel résonne pour nous : être véritablement « lumière du monde » en nous laissant façonner par la rencontre des fragilités, des souffrances, des pauvretés de notre monde, la rencontre des soifs de justice et des faims de fraternité.
Beaucoup de grandes figures de sainteté peuvent nous inspirer : Vincent de Paul, Jeanne Jugan, l’Abbé Pierre, Joseph Wresinski, Mère Térésa et bien d’autres. Mais encore plus inspirantes sont ces personnes connues de nous seuls et qui tout aussi admirablement s’engagent pour visiter un malade, accompagner une migrante, se faire oreille écoutante, aider un enfant en difficulté. Celles et ceux qui s’engagent aussi pour transformer la société et la rendre plus juste et fraternelle.
Rendons grâce pour ces personnes : elles sont « la lumière du monde » qui brille, manifestant cet amour que la foi nous fait reconnaître comme celui de notre Père qui est aux cieux.” écrit  le P. Grégoire Catta, directeur Service Famille et Société de la Conférence des Evêques de France en référence au Dimanche de la Santé 2020.

 

Ce dimanche est donc aussi l’occasion de réfléchir à notre propre rapport à la maladie, à la souffrance, à nos engagements. La prière proposée interpelle chacun, soignant, aidant, aidé, bien portant comme malade :

Mon chemin, Seigneur, est parfois bien sombre
Il m’arrive souvent de marcher dans la nuit.
Nuit de la souffrance ou de la maladie, nuit du doute ou du deuil.
Et je ne sais plus où je suis…
Toi, sans Te lasser, Tu m’appelles à la Vie.
Tu me dis que je suis lumière.
Tu m’invites à faire jaillir la lumière
Par mes mains, mes regards de tendresse,
Et mes actes solidaires.
Permets que mon chemin de nuit s’éclaire,
Et que pour d’autres, je sois lumière.
Chantal Lavoillotte

11 février : Une journée de prière pour les malades

Le message du Pape François pour la Journée mondiale des malades, le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, s’adresse à tous. Il se fait réconfortant car tous nous avons besoin de la miséricorde du Seigneur, Lui qui vient éclairer nos nuits.

“Les paroles que Jésus prononce : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28) indiquent le mystérieux chemin de la grâce qui se révèle aux simples et qui offre un soulagement à ceux qui peinent et qui sont fatigués. Ces mots expriment la solidarité du Fils de l’homme, Jésus-Christ, face à une humanité affligée et souffrante. Que de personnes souffrent dans leur corps et dans leur esprit ! Il appelle tous les hommes à aller vers lui, « venez à moi », et il leur promet soulagement et repos. (…)

En cette XXVIIIème Journée Mondiale du Malade, Jésus adresse son invitation aux malades et aux opprimés, aux pauvres qui savent bien qu’ils dépendent entièrement de Dieu et qui, blessés par le poids des épreuves, ont besoin de guérison. Jésus-Christ, n’impose pas de lois à ceux qui vivent l’angoisse de leur propre situation de fragilité, de douleur et de faiblesse, mais il offre sa miséricorde, c’est-à-dire sa personne qui les réconforte. Jésus regarde l’humanité blessée. Lui, il a des yeux qui voient, qui s’aperçoivent, car ils regardent en profondeur. Il ne s’agit pas d’un regard rapide et indifférent, mais qui s’attarde et accueille tout l’homme, tout homme, dans sa condition de santé, sans écarter personne, mais en invitant chacun à entrer dans sa vie pour faire une expérience de tendresse.

Je confie à la Vierge Marie, Santé des malades, toutes les personnes qui portent le poids de la maladie, avec leurs familles, ainsi que tous les personnels de santé. Je vous assure que je suis proche de vous tous dans la prière et je vous envoie de grand cœur la Bénédiction apostolique.”

Concrètement dans notre diocèse

Plusieurs paroisses du diocèse organisent cette semaine des événements pour les personnes malades et en souffrance : soirée Compassion de  témoignages, louange et adoration à Sainte Jeanne d’Arc de Versailles, semaine dédiée de prière et de rencontre des malades au Chesnay-Rocquencourt, réception du Sacrement des malades en communauté paroissiale le Dimanche de la Santé dans la plupart des paroisses.

Dimanche à la messe, une intention pour les malades, les soignants, sera lue au cours de la prière universelle. Parfois, il y aura une mention spéciale dans le bulletin paroissial, un appel au bénévolat ou bien comme Annick Passot à Louveciennes, des personnes viendront présenter leur action :

Dans l’Evangile de Jean (21, 18) on lit : « Quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture pour t’emmener là où tu ne voulais pas aller. » Ce sont ceux qui sont dans cette situation dont je voudrais vous dire un mot.

Tous, nous avons des proches, des parents, des amis, des voisins, malades, âgés, dépendants, désorientés, seuls ; on ne les voit plus ni dans les rues, ni dans les magasins, ni à l’église.

A Noël, j’ai reçu une carte de vœux d’un monsieur qui était toujours assis à la même place à la messe. Il m’écrit : « Chère amie, Je dois vous expliquer pourquoi vous ne me voyez plus dans les rues de Louveciennes, ni surtout à la messe dominicale. Depuis la chute que j’ai faite en août, je n’ose plus prendre les risques de bousculade comme ceux que l’on rencontre à la sortie de la messe. Je me retranche donc sur le jour du Seigneur à la télévision. A bientôt peut être. »

Ces personnes souffrent d’isolement, de solitude : elles sont tristes. Quand elles sont fatiguées, malades, âgées et elles sont de plus en plus nombreuses, elles ont besoin d’une présence. Elles attendent une visite de la famille ou d’amis, un coup de fil, que ce soit au domicile, ou en maison de retraite.

Personne n’est trop âgé pour n’avoir rien à partager. S’intéresser à l’histoire d’une personne l’aide à lui faire sortir des mots, parfois des larmes. Dans la Pastorale de la Santé, notre rôle est d’avoir une oreille attentive, de donner un peu de vie, de joie, d’échanger un regard, un sourire, et de faire passer un peu de chaleur dans la main de la personne que nous visitons. Ces temps de rencontre et d’écoute sont essentiels ; ils nourrissent les temps de prières et les célébrations organisés chaque semaine dans les maisons de retraite. à Louveciennes. Les Merci que nous recevons valent cent fois ce que nous donnons.

Nous ne sommes jamais assez nombreux pour entourer, écouter les personnes âgées, dépendantes, désorientées ; mais sachez que la joie d’un échange n’a pas de prix.” 

D’autres témoignages de personnes engagées dans les Services évangélique des malades de paroisses des Yvelines et à l’aumônerie de l’hôpital de Plaisir sont en ligne ici.